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Observation de l’air et du climat: un 3e sondeur mis en orbite

Observation de l’air et du climat: un 3e sondeur mis en orbite - cliquer pour agrandir
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Du 6 au 7/11, le satellite Metop-C a été envoyé dans l’espace. Il a emporté avec lui un nouveau sondeur atmosphérique IASI, qui permettra aux scientifiques de mieux comprendre comment les activités humaines affectent la qualité de l’air et le climat.

Et de trois ! Un troisième instrument IASI a rejoint l’espace, à bord du satellite Metop-C. Ce nouveau sondeur atmosphérique va permettre aux scientifiques de mieux comprendre comment les activités humaines affectent la qualité de l’air et le climat.
 
Construit par le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et lancé par l’agence européenne Eumetsat, cet instrument est un condensé de technologies qui permet à la fois d’améliorer les prévisions météorologiques, de mesurer les concentrations des gaz polluants et de surveiller une série de paramètres clefs pour l’étude du climat.
 
C’est le troisième et dernier instrument de la série, qui volera aux côtés des 2 premiers, lancés en 2006 et 2012. Cette combinaison va permettre une couverture géographique exceptionnelle et inédite: tous les points du globe seront surveillés plusieurs fois par jour et les données seront disponibles moins de 2 heures après le passage du satellite. En utilisant des techniques d’analyse "big data", les plus de 3 millions d’observations disponibles chaque jour seront analysées.
 
Une équipe de 12 chercheurs du Service de Chimie Quantique et Photophysique (Faculté des Sciences de l’ULB) travaille depuis près de deux décennies sur cette mission et a déjà obtenu des résultats exceptionnels avec les 2 premiers sondeurs IASI: les mesures ont permis de donner des alertes pour le suivi des épisodes de pollution au-dessus des zones urbaines, des grands feux qui ravagent des régions entières ou des éruptions volcaniques qui affectent les avions. 
 
Sur le long terme, comme la mission est prévue pour couvrir une période d’une vingtaine d’années, les mesures permettront également de dériver les paramètres essentiels à la surveillance de l’évolution du climat, de mieux connaitre les sources des gaz qui ont un impact environnemental, et de contrôler la diminution de l’ozone en Antarctique.