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Symposium international à Zagreb : explorer l'héritage de 14-18

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Une rencontre de 25 historiens européens s'est déroulée à Zagreb les 5 et 6 mai 2014. Paix et réconciliation étaient l'enjeu majeur. Laurence van Ypersele et Philippe Plumet, spécialistes de la 1ère Guerre mondiale, ont représenté Wallonie-Bruxelles.

Le réseau EUNIC de Croatie (Réseau des Instituts culturels européens), avec le soutien du Ministère de la Culture, des Archives Nationales de Croatie, et de l’Ambassade de Suisse, en partenariat scientifique avec les historiens de l’Université de Zagreb et les ONG Youth Initiative for Human Rights et Documenta, a organisé les 5 et 6 mai aux Archives Nationales de Croatie, un symposium international à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale. 
 
Laurence van Ypersele, professeur d'histoire à l'Université catholique de Louvain (UCL) où elle enseigne la critique historique et l'histoire contemporaine du monde occidental, est aussi la Présidente du groupe de pilotage "Commémorer 14-18" de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sa contribution a porté sur la mémoire belge de la guerre 14-18Philippe Plumet, historien de la "Cellule Démocratie ou Barbarie" du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles a lui parlé de : enseigner la Première Guerre Mondiale en Belgique et éducation à la citoyenneté ?  Tous deux ont représenté Wallonie-Bruxelles. Le lecteur de WBI à l'Université de Zagreb, Sorin C. Stan a activement contribué à l'événement.
 
 
Le symposium a réuni près de 25 historiens venus de toute l’Europe (Croatie, Allemagne, Autriche, Suisse, Portugal, Wallonie-Bruxelles, Flandre (Belgique), France, Italie, Croatie, Royaume - Uni). Les conflits du XXème siècle qui ont traversé l’Europe ont abouti à une détermination collective de faire de la paix et de la réconciliation un fondement de l’identité européenne. Faire mieux connaître les termes du débat historique et pouvoir penser les usages de l’histoire comme moyen de consolider la paix et la réconciliation.
 
La commémoration du centenaire est l’occasion de prendre conscience que le premier conflit mondial concerne aussi le citoyen européen d’aujourd’hui. Ce symposium ne s’intéressait pas aux questions des responsabilités dans le déclenchement du conflit.  Il a été pensé comme la possibilté d’un débat ouvert autour des enjeux de l’acte de commémoration et du récit de guerre pour mieux comprendre notre identité européenne commune. La réflexion a porté sur la confrontation des mémoires, la représentation et le récit du conflit, le processus de réconciliation de l’après première guerre et la mémoire de la guerre interprétée comme enjeu de la construction citoyenne européenne.