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Des anticorps mal définis auraient mené la recherche sur le cancer dans une impasse pendant 20 ans

Des chercheurs de l’Université KTH, en partenariat avec des collègues de Karolinska Institute et de l’Université d’Uppsala, ont récemment mis en évidence le fait qu’une des cibles majeures des traitements actuellement en développement contre les tumeurs du sein - le récepteur d’œstrogène béta – pourrait simplement être absente du tissu mammaire et des tumeurs l’affectant. Les chercheurs, trompés par l’utilisation d’anticorps dont on pensait qu’ils identifiaient ce récepteur alors que les chercheurs suédois viennent d’objectiver son affinité pour d’autres protéines, auraient ainsi poursuivi un fantôme pendant une vingtaine d’années. Le manque d’études sur les anticorps utilisés à des fins de recherche a fait l’objet de plusieurs publications récentes dans des revues de haute volée, dont Nature, et aurait sapé pendant de nombreuses années les avancées de la médecine moderne.

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Contact : Henri SPRIMONT, Agent de liaison scientifique pour les pays nordiques: h.sprimont@wbi.be