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Covid-19 : Vivre les apprentissages et la mobilité autrement

La crise du Covid a eu des répercussions indéniables sur les échanges internationaux. De son côté, le Bureau International Jeunesse a tout mis en place pour continuer à accompagner les jeunes et les projets à distance.

Dès que les mesures gouvernementales ont été prises pour mettre en place le confinement et limiter les déplacements internationaux suite à la crise sanitaire, le Bureau International Jeunesse (BIJ) a tenu à réagir pour soutenir ses bénéficiaires et continuer à accompagner leurs projets à distance, à les informer,  à organiser les sélections et à assurer leur financement.
 
Il a donc fallu s’adapter. Le BIJ a choisi de proposer aux jeunes de nombreuses possibilités de bouger pendant la crise (tout en respectant les mesures en vigueur) afin de rester en projet, même si la mobilité est nationale.
 

Projets de volontariat

« Depuis la mi-mai, le BIJ a massivement communiqué pour promouvoir le programme Bel’J qui permet aux jeunes d’effectuer du volontariat et des échanges de jeunes en  Flandre ou en Communauté germanophone », explique Véronique Balthasart, chargée de communication du BIJ.
« Nous avons introduit un peu plus de flexibilité, notamment en terme de délai de dépôt, afin de répondre rapidement aux demandes des jeunes qui s’intéressent aux projets de volontariat », ajoute-t-elle. 
 

Adaptation de programmes

Le Bureau International Jeunesse a également proposé, temporairement, une adaptation pour les projets Tremplin Plus, Artichok (mobilité des jeunes artistes) et Entrechok (mobilité des jeunes entrepreneurs), à savoir le financement de toute participation en ligne à une activité organisée par un partenaire international (formation, colloque…). Cinq formations ont été soutenues.
 

Appels à projets

« Le BIJ a également valorisé l’appel à projets Mini mob qui incite les jeunes à « bouger de leur quartier » pour découvrir d’autres réalités, d’autres environnement, d’autres milieux », ajoute la chargée de communication.
 
En outre, fidèle à ses valeurs d’entraide et de solidarité avec les plus précarisés, le BIJ a lancé l’appel « Citoyens en Action », qui vise à soutenir des initiatives solidaires, urgentes et locales. Une quarantaine de dossiers ont été sélectionnés, illustrant leur impact sur l'importance de garder les jeunes déscolarisés en projet, le besoin pour beaucoup de se mobiliser pour avoir leur place dans la communauté. La diversité des projets est très grande, comme la confection de colis alimentaires, le rattrapage scolaire, le nettoyage des plaines de jeux, des animations avec des personnes âgées, la mise en place d’ateliers d’écriture, l’appui aux familles précarisées, exposition sur les lieux de solidarité, réalisation d’une fresque par les jeunes sur leur vision du monde d’après…
 
« Chaque jour, nous recevons des exemples de projets plus créatifs les uns que les autres et où, plus que jamais, ils s’engagent en agissant solidairement et en prenant des initiatives constructives au cœur de la crise. Ils sont porteurs de changement et seront plus que jamais au cœur des transformations qu’impliquera le monde de l’après-Covid », conclut Véronique Balthasart, argumentant que le BIJ continuera de les accompagner et d’adapter ses programmes si besoin.
 

« J’avais envie de contribuer à un monde plus durable »

Dans les exemples de volontariat Bel’J, il y a eu le projet de Jéromine auprès de l’association Boskanter, qui a pour mission la défense de l’environnement et la promotion des initiatives de type consommation de production locale. « J’ai choisi le projet Boskanter parce qu’il correspond à mes valeurs et mon envie de contribuer à un monde plus durable. Je souhaitais apprendre les techniques de permaculture. C’est ainsi que je passe une partie de cet été à transporter du bois, à planter des salades et des concombres, et à cueillir des courgettes, des tomates, des prunes, des pommes mais aussi des mûres et des groseilles… et puis à les manger après les avoir cuisinés sous différentes formes. Je pratique aussi le néerlandais et l’anglais avec les responsables et les autres volontaires », explique Jéromine.
 
Par Laurence Briquet
 
Cet article est issu de la Revue W+B n°149.

Dernière mise à jour
06.11.2020 - 16:07
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