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A la faveur du Mois du film documentaire, le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris propose cette année une programmation placée sous le signe des luttes : luttes des invisibles et des citoyenn.nes invisibilisé.e.s tant au Pérou qu’en Belgique et en France, lutte des cinéastes pour un cinéma citoyen et politique.
Pour commencer, du 16 au 18 novembre, un focus sur la trilogie amazonienne de Mary Jimenez et Bénédicte Liénard (Sur les braises, lutte d’une famille qui survit en vendant du charbon, Sous le nom de Tania, adolescente forcée de se prostituer et Fuga, sur la lutte contre les groupes terroristes et homophobes dans les années 80-90 au Pérou) complété par un film restauré de chacune d’elles (Du verbe aimer de Mary Jimenez sur la lutte d’une fille cherchant la considération et l’amour de sa mère ; Une part du ciel de Bénédicte Liénard où des ouvrières s’associent à la lutte de prisonnières).
Le lundi 23 novembre à 20h00, Bandes d'hystériques de Kita Bauchet revient sur les luttes féministes des années 70 et 80 en Belgique et en France.
Et pour clore ce cycle, le 30 novembre à 20h00 : Le Cinéma peut-il encore sauver le monde ? de Serge Nagels et Philippe Reynaert, ancré dans le Festival du film politique de Carcassonne et celui du Film Politik à Liège.
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Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
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Créée en 2018 et organisée par CHRONIQUES, la Biennale des Imaginaires Numériques est le temps fort des arts et cultures numériques de la région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur.
En explorant les arts visuels, les arts sonores et le spectacle vivant, la Biennale s’intéresse à la présence et l’usage du digital et des nouvelles technologies dans l’art, investit l’espace public et donne la parole aux artistes nationaux·ales et internationaux·ales d’horizons différents.
Serpentine Night est une installation vidéo qui explore le système de failles géologiques en Californie. Cette mosaïque dresse un portrait de la notion de faille entre la réalité et la fiction, le monde réel et le monde virtuel, la géographie et les affects. D'invisibles phénomènes terrestres seront ici sondés, mais également des failles très humaines, le tremblement des sociétés. En donnant une voix aux sols, il est possible de dépasser les récits anthropocentriques dominants, l'écoute des entités non-humaines devient une façon de soigner notre rapport extractiviste aux territoires. Résister, c'est imaginer d'autres ontologies avec un rapport plus fort entre les habitants et leurs territoires, spéculer qu'ils peuvent traverser la faille, construire et créer dans la fissure.
Un projet plateforme CHRONIQUES CRÉATIONS.
Coproduction Quai des Savoirs-Toulouse Métropole et CHRONIQUES – Pôle régional de la création en environnement numérique – Région PACA, dans le cadre de la Biennale des Imaginaires Numériques.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Wallonie-Bruxelles International, Centre Wallonie-Bruxelles Paris, Hyperobjects Visual arts & Films, Caramel Beurré Salé et Géosciences Environnement Toulouse.
- Du 24 octobre au 13 décembre du mardi au dimanche de 9h à 18h
- Centre de la Vieille Charité - Marseille
- Parcours d’œuvres en espace public dans le cadre de la Biennale d’Aix
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Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
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Dans le cadre du partenariat entre Carré sur Seine et le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, plusieurs artistes circulent entre Paris et Bruxelles à travers des temps d'exposition et de visibilité partagés.
En avril 2026, l’exposition collective "Indices de présence", qui a réuni 10 artistes finalistes du Prix Carré sur Seine, a ouvert ses portes au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris. Dans ce même mouvement, ArtContest y a présenté les œuvres de trois de ses lauréat·e·s : Helen Anna Flanagan, Shervin/e Sheikh Rezaei & Ugo Woatzi.
Du 6 octobre au 22 novembre 2026, à la faveur de la programmation Hors-les-murs du Botanique à Atoma Art Center à Bruxelles, trois lauréat·e·s du Prix Carré sur Seine exposent dans le cadre de l’édition 2026 d’ArtContest : Lina Filipovich, Pablo Hnatow et Yosra Mojtahedi.
Le partenariat tissé entre Carré sur Seine, le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, ArtContest, le Botanique et Atoma Art Center affirme une même volonté : accompagner les artistes dans la durée, créer des passerelles entre scènes françaises et belges, et penser l’émergence non comme un moment isolé, mais comme un processus fait aussi de déplacements et de transmissions.
Pablo Hnatow
Pablo Hnatow explore notre rapport à la mort et au deuil à l’heure du numérique. Ses œuvres, ici Organum et Faith, formalisent ce moment précis où les données s’éteignent, où les mémoires se dissolvent, où les présences persistent et hantent sous des formes intermédiaires ni tout à fait vivantes, ni tout à fait mortes, quelque part entre l’ange et le zombie. Sa sculpture-antenne sonde les fréquences inaudibles du paysage sonore qui nous entoure et les réinterprète en chants polyphoniques, comme si le réseau révélait sa voix enfouie. Ses peintures donnent à voir des images mortes qui refusent de disparaître. Il nous place face à l’infini invisible du numérique et à ce qu’il fait de nos fantômes.
Lina Filipovich
Avec son installation en collages textiles, Lina Filipovich crée des remix des icônes orthodoxes patriarcales. Elle les tord, les étire, les déforme et crée, sous forme de patchworks, de nouvelles mythologies où les figures d’autorité semblent s’être retirées. Dans sa recherche, l’artiste sonde ainsi les récits bibliques, les façades des églises, les manuscrits de chants liturgiques, les friperies pour sélectionner les éléments qui constituent ces fresques d’une religion qui n’existe pas mais dont les codes sacrés sont en adéquation avec l’idée qu’elle se fait du monde.
Yosra Mojtahedi
"La chair remplacée par le matériau neutre, mesurable, démultipliable, immatriculable." En 1984, Lyotard parlait d’une deuxième peau en devenir : un mélange d’artificiel et d’organique qui déplace la frontière entre ce qui est considéré dedans et ce que l’on croit encore dehors. C’est précisément à cette frontière que travaille Yosra Mojtahedi dans ses sculptures. Sombres et inquiétantes, elles semblent habitées d’une vie étrange, quelque chose s’y passe : une respiration, une pulsation, une présence en train de se stabiliser. Les organismes hybrides qu’elle crée rejouent ainsi la négociation en cours et à venir entre matière organique et matière artificielle.