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"FUSION" x ArtContest 2026

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Lina Filipovich © Elena Blokhina
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Adresse

Atoma Art Center - Rue Pierre Decoster 110, 1190 Forest

Dans le cadre du partenariat entre Carré sur Seine et le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, plusieurs artistes circulent entre Paris et Bruxelles à travers des temps d'exposition et de visibilité partagés.

En avril 2026, l’exposition collective "Indices de présence", qui a réuni 10 artistes finalistes du Prix Carré sur Seine, a ouvert ses portes au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris. Dans ce même mouvement, ArtContest y a présenté les œuvres de trois de ses lauréat·e·s : Helen Anna Flanagan, Shervin/e Sheikh Rezaei & Ugo Woatzi.

Du 6 octobre au 22 novembre 2026, à la faveur de la programmation Hors-les-murs du Botanique à Atoma Art Center à Bruxelles, trois lauréat·e·s du Prix Carré sur Seine exposent dans le cadre de l’édition 2026 d’ArtContest : Lina Filipovich, Pablo Hnatow et Yosra Mojtahedi.

Le partenariat tissé entre Carré sur Seine, le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, ArtContest, le Botanique et Atoma Art Center affirme une même volonté : accompagner les artistes dans la durée, créer des passerelles entre scènes françaises et belges, et penser l’émergence non comme un moment isolé, mais comme un processus fait aussi de déplacements et de transmissions.

Pablo Hnatow

Pablo Hnatow explore notre rapport à la mort et au deuil à l’heure du numérique. Ses œuvres, ici Organum et Faith, formalisent ce moment précis où les données s’éteignent, où les mémoires se dissolvent, où les présences persistent et hantent sous des formes intermédiaires ni tout à fait vivantes, ni tout à fait mortes, quelque part entre l’ange et le zombie. Sa sculpture-antenne sonde les fréquences inaudibles du paysage sonore qui nous entoure et les réinterprète en chants polyphoniques, comme si le réseau révélait sa voix enfouie. Ses peintures donnent à voir des images mortes qui refusent de disparaître. Il nous place face à l’infini invisible du numérique et à ce qu’il fait de nos fantômes.

Lina Filipovich

Avec son installation en collages textiles, Lina Filipovich crée des remix des icônes orthodoxes patriarcales. Elle les tord, les étire, les déforme et crée, sous forme de patchworks, de nouvelles mythologies où les figures d’autorité semblent s’être retirées. Dans sa recherche, l’artiste sonde ainsi les récits bibliques, les façades des églises, les manuscrits de chants liturgiques, les friperies pour sélectionner les éléments qui constituent ces fresques d’une religion qui n’existe pas mais dont les codes sacrés sont en adéquation avec l’idée qu’elle se fait du monde.

Yosra Mojtahedi

"La chair remplacée par le matériau neutre, mesurable, démultipliable, immatriculable." En 1984, Lyotard parlait d’une deuxième peau en devenir : un mélange d’artificiel et d’organique qui déplace la frontière entre ce qui est considéré dedans et ce que l’on croit encore dehors. C’est précisément à cette frontière que travaille Yosra Mojtahedi dans ses sculptures. Sombres et inquiétantes, elles semblent habitées d’une vie étrange, quelque chose s’y passe : une respiration, une pulsation, une présence en train de se stabiliser. Les organismes hybrides qu’elle crée rejouent ainsi la négociation en cours et à venir entre matière organique et matière artificielle.

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Contacts

Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

Directrice du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris