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04/05/2023
Thibaut Wiame (Blinqy) et ses mouchards connectés © Christian Du Brulle
Thibaut Wiame (Blinqy) et ses mouchards connectés © Christian Du Brulle

« Depuis 2020, nous proposons à nos clients des tags qui communiquent en Bluetooth », explique Thibaut Wiame, le directeur de Blinqy. Issu de la Louvain School of Management, puis devenu expert en communication par la force des choses, l’entrepreneur était ces derniers jours à Hanovre. Depuis le stand de WBI (Wallonie-Bruxelles International) et de l’AWEX (Agence wallonne à l’exportation) dans le cadre de la grande foire industrielle annuelle Hannover Messe, Thibaut Wiame détaille sa technologie.

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Un dispositif autonome très peu gourmand en énergie

« Nous réalisons et nous produisons des tags connectés qui sont ensuite vendus à des intégrateurs. À la demande, nous pouvons également les doter de senseurs divers : température, mouvements, détection d’angle, de pression, de CO2. Nous développons aussi le logiciel embarqué. Cela permet de suivre et de localiser ensuite des biens, du matériel ou même des personnes » assure-t-il.

 

Rien de bien neuf en matière d’IoT (Internet of things/objets connectés) ? « Au contraire », martèle l’entrepreneur, « nous nous sommes spécialisés dans la basse consommation énergétique de ces dispositifs. C’est là la plus-value que nous proposons ».

 

« Nos mouchards communiquent leurs données via la technologie 'Bluetooth low power'. Cela permet de proposer des dispositifs offrant de longues durées de vie. Suite à nos travaux de recherche et développement, et contrairement aux tags disponibles actuellement sur le marché et qui présentent une durée de vie moyenne d’un à deux ans, nos dispositifs affichent un fonctionnement deux à trois fois plus long pour de la détection d’objets dans des bâtiments fermés. Ceci pour des dispositifs munis d’une batterie à usage unique, de type pile au lithium ».

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La lumière à la rescousse

Passer de deux ans d’espérance de vie à quatre ou six ans est déjà appréciable. Mais la R&D de l’entreprise n’en reste pas pour autant en sommeil. « Nous développons actuellement un tag autonome avec deux partenaires en France et en Belgique. Il sera muni d’une batterie rechargeable et d’un petit panneau photovoltaïque intégré. Cet outil est également doté d’une puce complémentaire qui optimise la recharge de la batterie », précise le directeur de Blinqy. « De quoi assurer une plus grande autonomie au dispositif, dont la durée de vie devient par la même occasion quasi infinie, du moins tant qu’il y a de la lumière ».

 

L’entreprise mise donc sur l’innovation. Elle fournit le tag, la consultance pour son utilisation optimale, la localisation en temps réel du tag, et donc de l’objet dont il a été doté. Cette brique technologique est vendue à des intégrateurs, des clients situés en Europe et en Amérique du Nord qui l’utilisent pour un large panel d’applications. Il peut s’agir de suivre à la trace un engin mobile, de surveiller les vibrations d’une machine pour en apprécier l’état de fonctionnement et de son usure. De son éventuelle surchauffe qui peut entraîner une perte de productivité. De suivre des lots de marchandises. Ou même, de pister avec précision… un patient dans un hôpital.

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Patients connectés

« Les personnes hospitalisées sont habituellement dotées d’un bracelet », rappelle l’entrepreneur. « Cela sert à les identifier, à mieux suivre les traitements et l’enchaînement des examens qui s’imposent, mais aussi à savoir où elles se trouvent à un moment précis. Avec des bracelets connectés, ces vérifications peuvent se faire en temps réel tout en réduisant les risques d’erreurs », plaide-t-il.

 

Cerise sur le gâteau, l’entreprise wallonne travaille aussi à une optimisation des données transmises par ses mouchards. Ceci afin de réduire la consommation de données. « Du moins celles qui sont transmises vers le 'cloud' des utilisateurs finaux, afin qu’ils ne disposent que des informations les plus pertinentes », conclut Thibaut Wiame.

 

 

Cet article a été rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science, avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International, dans le cadre de la Hanover Messe 2023.

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« Depuis 2020, nous proposons à nos clients des tags qui communiquent en Bluetooth », explique Thibaut Wiame, le directeur de Blinqy. Issu de la Louvain School of Management, puis devenu expert en communication par la force des choses, l’entrepreneur était ces derniers jours à Hanovre. Depuis le stand de WBI (Wallonie-Bruxelles International) et de l’AWEX (Agence wallonne à l’exportation) dans le cadre de la grande foire industrielle annuelle Hannover Messe, Thibaut Wiame détaille sa technologie.

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Un dispositif autonome très peu gourmand en énergie

« Nous réalisons et nous produisons des tags connectés qui sont ensuite vendus à des intégrateurs. À la demande, nous pouvons également les doter de senseurs divers : température, mouvements, détection d’angle, de pression, de CO2. Nous développons aussi le logiciel embarqué. Cela permet de suivre et de localiser ensuite des biens, du matériel ou même des personnes » assure-t-il.

 

Rien de bien neuf en matière d’IoT (Internet of things/objets connectés) ? « Au contraire », martèle l’entrepreneur, « nous nous sommes spécialisés dans la basse consommation énergétique de ces dispositifs. C’est là la plus-value que nous proposons ».

 

« Nos mouchards communiquent leurs données via la technologie 'Bluetooth low power'. Cela permet de proposer des dispositifs offrant de longues durées de vie. Suite à nos travaux de recherche et développement, et contrairement aux tags disponibles actuellement sur le marché et qui présentent une durée de vie moyenne d’un à deux ans, nos dispositifs affichent un fonctionnement deux à trois fois plus long pour de la détection d’objets dans des bâtiments fermés. Ceci pour des dispositifs munis d’une batterie à usage unique, de type pile au lithium ».

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La lumière à la rescousse

Passer de deux ans d’espérance de vie à quatre ou six ans est déjà appréciable. Mais la R&D de l’entreprise n’en reste pas pour autant en sommeil. « Nous développons actuellement un tag autonome avec deux partenaires en France et en Belgique. Il sera muni d’une batterie rechargeable et d’un petit panneau photovoltaïque intégré. Cet outil est également doté d’une puce complémentaire qui optimise la recharge de la batterie », précise le directeur de Blinqy. « De quoi assurer une plus grande autonomie au dispositif, dont la durée de vie devient par la même occasion quasi infinie, du moins tant qu’il y a de la lumière ».

 

L’entreprise mise donc sur l’innovation. Elle fournit le tag, la consultance pour son utilisation optimale, la localisation en temps réel du tag, et donc de l’objet dont il a été doté. Cette brique technologique est vendue à des intégrateurs, des clients situés en Europe et en Amérique du Nord qui l’utilisent pour un large panel d’applications. Il peut s’agir de suivre à la trace un engin mobile, de surveiller les vibrations d’une machine pour en apprécier l’état de fonctionnement et de son usure. De son éventuelle surchauffe qui peut entraîner une perte de productivité. De suivre des lots de marchandises. Ou même, de pister avec précision… un patient dans un hôpital.

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Patients connectés

« Les personnes hospitalisées sont habituellement dotées d’un bracelet », rappelle l’entrepreneur. « Cela sert à les identifier, à mieux suivre les traitements et l’enchaînement des examens qui s’imposent, mais aussi à savoir où elles se trouvent à un moment précis. Avec des bracelets connectés, ces vérifications peuvent se faire en temps réel tout en réduisant les risques d’erreurs », plaide-t-il.

 

Cerise sur le gâteau, l’entreprise wallonne travaille aussi à une optimisation des données transmises par ses mouchards. Ceci afin de réduire la consommation de données. « Du moins celles qui sont transmises vers le 'cloud' des utilisateurs finaux, afin qu’ils ne disposent que des informations les plus pertinentes », conclut Thibaut Wiame.

 

 

Cet article a été rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science, avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International, dans le cadre de la Hanover Messe 2023.

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03/05/2023
Les instituteurs et le directeur de l'école de Taoyuan
Les instituteurs et le directeur de l'école de Taoyuan

Début 2023, Wallonie-Bruxelles International participait à la 31ème édition de la Foire internationale du livre de Taipei, avec un stand proposant 11 maisons d'édition de livres de jeunesse et de bandes dessinées, parmi 32 autres pays et 470 éditeurs licaux et internationaux.

 

A cette occasion, WBI avait fait concevoir et construire le mobilier du stand par Frédéric Chevassus, designer installé à Taipei.

 

Afin que ce travail n'ait pas été réalisé pour une occasion unique, et dans un souci de développement durable et réutilisation de ces créations, WBI a fait don de ces étagères, ainsi que de livres de jeunesse, de bandes dessinées et de livres d'éveil en langue française à l'école publique fondamentale Tongde, de la municalité de Taoyuan près de Taipei.

 

L'inauguration de cette bibliothèque a eu lieu le 29 avril dernier, en présence du représentant de Wallonie-Bruxelles sur place.

 

Un beau projet écologiquement responsable et qui promet de créer de nouveaux liens à Taiwan.

Début 2023, Wallonie-Bruxelles International participait à la 31ème édition de la Foire internationale du livre de Taipei, avec un stand proposant 11 maisons d'édition de livres de jeunesse et de bandes dessinées, parmi 32 autres pays et 470 éditeurs licaux et internationaux.

 

A cette occasion, WBI avait fait concevoir et construire le mobilier du stand par Frédéric Chevassus, designer installé à Taipei.

 

Afin que ce travail n'ait pas été réalisé pour une occasion unique, et dans un souci de développement durable et réutilisation de ces créations, WBI a fait don de ces étagères, ainsi que de livres de jeunesse, de bandes dessinées et de livres d'éveil en langue française à l'école publique fondamentale Tongde, de la municalité de Taoyuan près de Taipei.

 

L'inauguration de cette bibliothèque a eu lieu le 29 avril dernier, en présence du représentant de Wallonie-Bruxelles sur place.

 

Un beau projet écologiquement responsable et qui promet de créer de nouveaux liens à Taiwan.

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03/05/2023
Visuel illustrant un événement de recherche et innovation en Agtech

Les Bureaux de liaison scientifiques et technologiques de Wallonie-Bruxelles International en Suisse et au Canada, en étroite collaboration avec le SPW-Recherche, EEN Wallonie, Innosuisse, le Conseil National de la Recherche du Canada et avec le soutien des pôles Wagralim (BE) et CleantechAlps (CH), ont eu le plaisir d'organiser le 25 avril 2023 un événement international de maillage en R&D dans le domaine Agritech & bio-solutions.

Dans le cadre des programmes de financement EUROSTARS et EUREKA, cette activité virtuelle avait pour objectif de :

  • Fournir des informations clés sur les programmes de financement Eureka / Eurostars en tant qu'outils essentiels pour soutenir les collaborations de Recherche & Innovation entre les entreprises wallonnes, les universités ainsi que les centres de recherche et leurs homologues en Suisse et au Canada 
  • Mettre en avant 9 pitchs / propositions de partenariats R&D issus du milieu académique et de partenaires industriels 
  • Permettre aux participants d’organiser des rendez-vous B2B

Au total, cet événement a réuni 50 participants de Wallonie-Bruxelles, du Canada et de Suisse.

 

Les présentations sont disponibles sur la plateforme virtuelle.

 

Eureka et Eurostars en bref et les règles de financement :

  • Eric Holdrinet - Conseil national de recherches Canada
  • Colette John – Innosuisse
  • Fabrice Quertain – Recherche SPW

Opportunités de collaboration R&D (pitchs)

  • Philippe Jacques & Jean-Yves Parfait – Université de Liège & Multitel (BE)
  • Evgueni Bogdanov – Gamaïa (CH)
  • Guillaume Wegria – Fyteko (BE)
  • Hélène Iven – Digit Soil SA (CH)
  • Matthias Gosselin – Haute Ecole Condorcet (BE)
  • Guillaume Deleixhe – Kitozyme (BE)
  • Nicolas Weber – Voltiris (CH)
  • Paulo Refinetti – REM Analytics (CH)
  • Jennifer Moriconi - Yulcom (BE)

Informations Complémentaires

 

Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à joindre :

  • Vassil Kolarov, Conseiller scientifique pour la Suisse: v.kolarov@wbi.be
  • Adrien Sellez, Conseiller scientifique pour le Canada : a.sellez@wbi.be
  • David Ramos, Project Manager, Département Recherche et Innovation: d.ramos@wbi.be

Les Bureaux de liaison scientifiques et technologiques de Wallonie-Bruxelles International en Suisse et au Canada, en étroite collaboration avec le SPW-Recherche, EEN Wallonie, Innosuisse, le Conseil National de la Recherche du Canada et avec le soutien des pôles Wagralim (BE) et CleantechAlps (CH), ont eu le plaisir d'organiser le 25 avril 2023 un événement international de maillage en R&D dans le domaine Agritech & bio-solutions.

Dans le cadre des programmes de financement EUROSTARS et EUREKA, cette activité virtuelle avait pour objectif de :

  • Fournir des informations clés sur les programmes de financement Eureka / Eurostars en tant qu'outils essentiels pour soutenir les collaborations de Recherche & Innovation entre les entreprises wallonnes, les universités ainsi que les centres de recherche et leurs homologues en Suisse et au Canada 
  • Mettre en avant 9 pitchs / propositions de partenariats R&D issus du milieu académique et de partenaires industriels 
  • Permettre aux participants d’organiser des rendez-vous B2B

Au total, cet événement a réuni 50 participants de Wallonie-Bruxelles, du Canada et de Suisse.

 

Les présentations sont disponibles sur la plateforme virtuelle.

 

Eureka et Eurostars en bref et les règles de financement :

  • Eric Holdrinet - Conseil national de recherches Canada
  • Colette John – Innosuisse
  • Fabrice Quertain – Recherche SPW

Opportunités de collaboration R&D (pitchs)

  • Philippe Jacques & Jean-Yves Parfait – Université de Liège & Multitel (BE)
  • Evgueni Bogdanov – Gamaïa (CH)
  • Guillaume Wegria – Fyteko (BE)
  • Hélène Iven – Digit Soil SA (CH)
  • Matthias Gosselin – Haute Ecole Condorcet (BE)
  • Guillaume Deleixhe – Kitozyme (BE)
  • Nicolas Weber – Voltiris (CH)
  • Paulo Refinetti – REM Analytics (CH)
  • Jennifer Moriconi - Yulcom (BE)

Informations Complémentaires

 

Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à joindre :

  • Vassil Kolarov, Conseiller scientifique pour la Suisse: v.kolarov@wbi.be
  • Adrien Sellez, Conseiller scientifique pour le Canada : a.sellez@wbi.be
  • David Ramos, Project Manager, Département Recherche et Innovation: d.ramos@wbi.be

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03/05/2023
Affiche
Conférence "L'effet Bruxelles" sur l’impact de l'Union Européenne en matière de régulation des nouvelles technologies

See english version below

 

Le monde évolue à un rythme sans précédent et l'émergence de nouvelles technologies a entraîné de nouveaux défis pour les décideurs et les régulateurs. La réglementation des nouvelles technologies est un sujet qui intéresse de nombreuses parties prenantes, notamment les décideurs politiques, les entreprises, les universitaires et la société civile.

 

La conférence sur "L'effet Bruxelles", co-organisée par WBI, avait pour but d'explorer l'impact des réglementations de l'Union européenne sur les marchés mondiaux et la réglementation des nouvelles technologies. Le concept de l'effet Bruxelles fait référence à la capacité de l'UE à établir des normes réglementaires qui sont adoptées par d'autres pays et régions du monde en raison de l'influence économique de l'UE.

 

L'un des principaux sujets de discussion lors de la conférence était la réglementation des nouvelles technologies telles que l'intelligence artificielle, la protection des données, les algorithmes, les plateformes numériques, etc. Les participants ont discuté de la manière dont les réglementations de l'UE dans ces domaines pourraient établir une norme mondiale pour une utilisation éthique et responsable de ces technologies et comment cela pourrait avoir un impact significatif sur les entreprises opérant dans ces industries.

 

Un autre sujet de discussion clé a été le rôle de l'UE dans la promotion d’une société démocratique, et la manière dont son pouvoir réglementaire pourrait être utilisé pour promouvoir une croissance économique durable et le bien-être social. Les intervenants ont souligné l'importance de la collaboration entre l'UE et d'autres pays pour garantir que les cadres réglementaires des nouvelles technologies soient efficaces et internationalement reconnus.

 

Dans l'ensemble, la conférence a mis en évidence l'influence significative de l'UE sur les réglementations mondiales et le potentiel de l'effet de Bruxelles à façonner la réglementation des nouvelles technologies de manière à promouvoir des pratiques commerciales éthiques et durables.

 

***

 

Conference co-organized by WBI on the impact of the European Union on the regulation of new technologies

 

The world is changing at an unprecedented pace, and the emergence of new technologies has brought about new challenges for policymakers and regulators. The regulation of new technologies is a topic of great interest to many stakeholders, including policymakers, businesses, academics, and civil society.

 

The conference on "The Brussels Effect" was held to explore the impact of European Union regulations on global markets and the regulation of new technologies. The concept of the Brussels Effect refers to the EU's ability to set regulatory standards that are adopted by other countries and regions around the world due to the economic influence of the EU.

 

One of the main topics of discussion at the conference was the regulation of new technologies such as artificial intelligence, data protection, algorithms, etc. Participants discussed how the EU's regulations in these areas could set a global standard for ethical and responsible use of these technologies, and how this could have a significant impact on businesses operating in these industries.

 

Another key topic of discussion was the role of the EU in shaping a democratic society, and how its regulatory power could be used to promote sustainable economic growth and social welfare. Speakers emphasized the importance of collaboration between the EU and other countries to ensure that regulatory frameworks for new technologies are effective and internationally recognized.

 

Overall, the conference highlighted the significant influence that the EU has on global regulations, and the potential for the Brussels Effect to shape the regulation of new technologies in a way that promotes ethical and sustainable business practices.

See english version below

 

Le monde évolue à un rythme sans précédent et l'émergence de nouvelles technologies a entraîné de nouveaux défis pour les décideurs et les régulateurs. La réglementation des nouvelles technologies est un sujet qui intéresse de nombreuses parties prenantes, notamment les décideurs politiques, les entreprises, les universitaires et la société civile.

 

La conférence sur "L'effet Bruxelles", co-organisée par WBI, avait pour but d'explorer l'impact des réglementations de l'Union européenne sur les marchés mondiaux et la réglementation des nouvelles technologies. Le concept de l'effet Bruxelles fait référence à la capacité de l'UE à établir des normes réglementaires qui sont adoptées par d'autres pays et régions du monde en raison de l'influence économique de l'UE.

 

L'un des principaux sujets de discussion lors de la conférence était la réglementation des nouvelles technologies telles que l'intelligence artificielle, la protection des données, les algorithmes, les plateformes numériques, etc. Les participants ont discuté de la manière dont les réglementations de l'UE dans ces domaines pourraient établir une norme mondiale pour une utilisation éthique et responsable de ces technologies et comment cela pourrait avoir un impact significatif sur les entreprises opérant dans ces industries.

 

Un autre sujet de discussion clé a été le rôle de l'UE dans la promotion d’une société démocratique, et la manière dont son pouvoir réglementaire pourrait être utilisé pour promouvoir une croissance économique durable et le bien-être social. Les intervenants ont souligné l'importance de la collaboration entre l'UE et d'autres pays pour garantir que les cadres réglementaires des nouvelles technologies soient efficaces et internationalement reconnus.

 

Dans l'ensemble, la conférence a mis en évidence l'influence significative de l'UE sur les réglementations mondiales et le potentiel de l'effet de Bruxelles à façonner la réglementation des nouvelles technologies de manière à promouvoir des pratiques commerciales éthiques et durables.

 

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Conference co-organized by WBI on the impact of the European Union on the regulation of new technologies

 

The world is changing at an unprecedented pace, and the emergence of new technologies has brought about new challenges for policymakers and regulators. The regulation of new technologies is a topic of great interest to many stakeholders, including policymakers, businesses, academics, and civil society.

 

The conference on "The Brussels Effect" was held to explore the impact of European Union regulations on global markets and the regulation of new technologies. The concept of the Brussels Effect refers to the EU's ability to set regulatory standards that are adopted by other countries and regions around the world due to the economic influence of the EU.

 

One of the main topics of discussion at the conference was the regulation of new technologies such as artificial intelligence, data protection, algorithms, etc. Participants discussed how the EU's regulations in these areas could set a global standard for ethical and responsible use of these technologies, and how this could have a significant impact on businesses operating in these industries.

 

Another key topic of discussion was the role of the EU in shaping a democratic society, and how its regulatory power could be used to promote sustainable economic growth and social welfare. Speakers emphasized the importance of collaboration between the EU and other countries to ensure that regulatory frameworks for new technologies are effective and internationally recognized.

 

Overall, the conference highlighted the significant influence that the EU has on global regulations, and the potential for the Brussels Effect to shape the regulation of new technologies in a way that promotes ethical and sustainable business practices.

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28/04/2023
Étiquettes

Quand, à 9 ans, elle tape ses premières balles, Dominique Monami comprend qu’elle vient de découvrir sa passion. Elle décide de tout donner et de se consacrer au tennis et ressembler à son idole Chris Evert. 

Résultat : en moins de 6 mois elle rentre dans le top 100 des meilleures mondiales, puis atteindra le top 10 et pendant 10 ans, ramassera les trophées en simple comme en double avant de finir en apothéose avec une médaille olympique aux JO de Sydney et de mettre fin à sa carrière.

26/04/2023
Visuel illustrant une coopération internationale entre Wallonie-Bruxelles et le Chili
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Les années 70 et 80 au Chili : une période mouvementée

Flash-back. Tout a commencé pendant la dictature que connaît le Chili sous Pinochet dans les années 70 et 80. « A l’époque, nos universités ont largement ouvert leurs portes et apporté un vrai soutien à ceux qui ont connu l’exil, relate Alexandre Gofflot, chef de service Amérique latine pour Wallonie-Bruxelles International (WBI). De premières bourses sont alors octroyées à des citoyens  chiliens ». Des liens forts se tissent entre nos deux communautés, avec des acteurs du monde académique et culturel de Wallonie-Bruxelles. Après la chute du régime, en 1993, un premier accord est signé entre l’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (APEFE) et l’Agence chilienne de coopération internationale au développement (AGCID), un bureau s’ouvre à Santiago. L’objectif est d’aider le pays à sortir de la dictature et à se bâtir un régime démocratique. Les thématiques sont variées : le droit des femmes, l’entrepreneuriat, l’éducation,  l’éducation à l’environnement, etc.

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1997 : La signature d'accords de coopération

La relation évolue et quatre ans plus tard, en 1997, un accord-cadre de coopération bilatérale est signé entre, d’une part la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) et d’autre part, la République du Chili. Cette coopération se traduit via des Commissions mixtes permanentes (CMP) qui se réunissent tous les trois ans. Partenaire de WBI, l’AGCID coordonne ces commissions localement. En parallèle, de nombreux événements culturels sont également soutenus via des programmes d’actions.

 

Enfin, en 2005 sont inaugurés les bureaux permanents de la Délégation Générale Wallonie-Bruxelles à Santiago, devenue une Représentation multi-services au 1er janvier 2023.

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Un quart de siècle plus tard...

Fin décembre 2022, une délégation de Wallonie-Bruxelles s’est rendue au Chili pour la signature du septième cycle de coopération pour les trois prochaines années, de 2023 à 2025. « Cette  convention structure notre collaboration avec le Chili, rappelle Pascale Delcomminette, Administratrice générale de Wallonie-Bruxelles International. Les formes de synergie sont nombreuses :  échanges académiques, recherche scientifique, promotion de la langue française, participation à des événements culturels, etc. Depuis tout ce temps, nos équipes, les universités et hautes  écoles, les porteurs de projet, les opérateurs culturels de Wallonie et de Bruxelles maintiennent d’étroits contacts avec leurs homologues chiliens. Aujourd’hui, l’ancrage de notre coopération  est très fort. A ce jour, avec la signature de la septième CMP, plus de 150 projets ont déjà été soutenus ! ». 

 

Sur les 26 projets sélectionnés l’an dernier, 23 émanent du monde académique. A titre d’exemple, dans le secteur de la santé, un programme d’innovation et de recherche sera mené par des  équipes de l’ULiège - Gembloux Agro-Bio-Tech en partenariat avec la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso. «L’objet en est l’optimisation de la production d’enzymes présentant un  effet antiprolifératif sur les cellules cancéreuses en utilisant une levure comme usine cellulaire. On produit ainsi des protéines recombinantes ayant des applications dans le traitement de  certains cancers. C’est le troisième projet que nous déposons depuis 2018 et qui prend forme grâce aux possibilités de cofinancement, relate Patrick Fickers, professeur à l’ULiège. A  Valparaíso, ils possèdent une expertise que nous n’avons pas ici, nous sommes complémentaires. Ensemble, nous avons cosigné plusieurs publications scientifiques et trois doctorants font  actuellement leur thèse en cotutelle. Ils seront diplômés de nos deux universités».

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Rayonnement de la Francophonie au Chili

Deux événements majeurs œuvrent à la promotion de la langue française et au soutien de la création francophone en partenariat avec l’Institut français du Chili et de nombreux autres acteurs  de terrain. « Autour du 20 mars, journée internationale de la Francophonie, une vraie Fête de la Francophonie est organisée au Chili. Le concours d’art oratoire en langue française que nous  avons lancé, il y a quelques années, rencontre un succès grandissant. Le mois de mars est toujours important pour notre visibilité et requiert les énergies de toute notre équipe », souligne  Emmanuelle Dienga, représentante de WBI au Chili. 

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Décentralisation avant tout

Cap sur la ville côtière d’Antofagasta à plus de 1.200 km de Santiago. En 2021, trois artistes de Wallonie-Bruxelles ont été invités à la Biennale d’Art contemporain SACO. Le contexte Covid  n’était pas facile. Elodie Antoine, artiste plasticienne, partage son expérience : « Tout s’est bien passé mais notre voyage a été marqué par la crise sanitaire qui nous a obligé à rester une  semaine en quarantaine dans notre hôtel. Après l’apocalypse, le thème de la Biennale, était de circonstance. Je crois que nous étions les premiers européens à débarquer au Chili après cette  période très particulière mais c’est aussi important de continuer à créer, à bouger malgré le contexte qui a raccourci notre temps de travail. Le site est magnifique, les paysages incroyables. Je  me suis sentie ailleurs, dans un paysage lunaire, qui ne ressemble à rien de ce que l’on connaît ici ». Le partenariat avec notre Fédération est particulièrement apprécié au Chili parce que nos  actions s’inscrivent dans une dynamique de régionalisation. « Depuis longtemps, nous avons veillé à ne pas tout centraliser dans la capitale chilienne et avons donc cherché à établir des liens  forts avec des partenaires en région, rappelle notre représentante de Wallonie-Bruxelles au Chili. Au fil du temps, se développent de vrais réseaux professionnels mais en même temps, nous  restons ouverts à tout nouveau projet d’échange porteur pour nos deux communautés ». 

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2017, un accord de coproduction cinématographique et audiovisuel

Au Chili, les Frères Dardenne, Chantal Akerman sont des cinéastes appréciés et reconnus. Le public chilien est friand du cinéma d’auteur, et de ce qu’ils appellent l’exception culturelle européenne contrastant avec l’omniprésente culture nord-américaine. Ainsi, la FWB a signé en 2017 son premier accord de coproduction avec le Chili. Nous souhaitons « jeter les  bases de futures coproductions et provoquer de nouvelles synergies entre producteurs ou réalisateurs, au Chili, ici et dans les grands festivals. Par ailleurs, il faut souligner les échanges qui  existent avec nos écoles supérieures artistiques. L’école de cinéma de Valparaíso a eu un partenariat avec l’INSAS. Nous avons aussi pas mal de contact avec des festivals liés à la question du  genre et de la cause féministe qui est marquante aujourd’hui au Chili, davantage encore que chez nous », explique Emmanuelle Dienga.

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Teatro a Mil, le festival souffle ses 30 bougies avec Wallonie-Bruxelles...

Partenaire de longue date, le festival a programmé, pour cette édition anniversaire, quatre spectacles de notre communauté : deux en présentiel et deux en ligne. « Aujourd’hui, c’est l’un des  plus importants dans le domaine des arts de la scène au Chili et sa notoriété est grande sur tout le continent, relate Emmanuelle Dienga. Il représente une voie royale pour tourner en Amérique latine, les programmateurs s’y déplaçant en grand nombre. Cette année, les organisateurs ont sollicité le public pour qu’il plébiscite les œuvres marquantes des éditions précédentes. Dans le  top cinq, Kiss and Cry de Michèle-Anne de Mey et Jaco Van Dormael, qui a ainsi été reprogrammé en 2023 ».

 

En janvier dernier, Discours à la Nation d’Ascanio Celestini et David Murgia s’est également joué en espagnol à Santiago. Acclamée, la pièce a sans conteste touché le public chilien au regard  du contexte social et politique qu’a connu le pays. 

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Et demain ?

Pascale Delcomminette en témoigne, « ces noces d’argent sont souvent décrites comme une relation pure, sincère et durable. C’est grâce à l’ensemble des opérateurs de Wallonie-Bruxelles  que la coopération est concrète et visible sur le terrain. Des liens forts ont pu être maintenus, même pendant la pandémie ». Dès cette année, de nombreux projets sont soutenus, et ce  jusqu’en 2025. L’avenir est ouvert…

 

***

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Quelques témoignages

Thomas Gunzig, écrivain, scénariste, chroniqueur

Thomas Gunzig est arrivé au Chili dans le cadre d’un accord dans le domaine de la littérature signé en 2020 entre Wallonie-Bruxelles International et l’Université Diego Portales de Santiago.  Une fois par an, un auteur ou une autrice belge francophone est invité avant de réaliser un plus large tour du pays.

 

« Cette mission d’une dizaine de jours était prévue de longue date mais elle a été reportée jusqu’en juin passé. Pour donner le contexte précis, nous sommes partis, Isabelle Wéry et moi- même, dans le contexte de l’opération « Lisez-vous le belge ? ». Le programme d’activités, bien rempli, s’est réparti entre trois villes : Santiago, Concepción et Valparaíso. Sur place, nous avons animé des ateliers d’écriture, donné des lectures, participé à des rencontres dans différentes universités notamment avec des étudiants mais aussi dans la librairie francophone de Santiago. J’ai assisté également à une projection du Tout Nouveau Testament, film de Jaco Van Dormael dont je suis coscénariste et participé à un débat avec des étudiants de la filière cinéma à l’issue  de la projection. Il est enrichissant de provoquer ces rencontres qui permettent un partage d’expérience très concret sur l’écriture ». 

Carole Louis, artiste plasticienne

Diplômée de l’ENSAV La Cambre, Carole Louis réalise des performances in situ qui se déroulent dans des installations qu’elle crée au préalable. En 2021, elle était l’une des invitées d’honneur  de la Biennale d’Art Contemporain SACO au Nord du Chili dans la région d’Atacama.

 

« Cette résidence de trois semaines a été une expérience intense, qui a nourri mon travail d’artiste. Je me suis ici réellement inspirée de notre lieu d’accueil, j’ai beaucoup lu avant mon départ et recueilli des informations sur le contexte géopolitique du Chili et sur cette région minière où s’extraient à la fois du cuivre et du lithium. Pour cette performance, je suis partie d’une  légende locale qui raconte l’histoire d’un enfant qui a survécu dans un frigo aux inondations qui surviennent assez régulièrement dans cette région, entre océan et montagnes. La réception de  l’installation et de la performance a été incroyable, le public était touché de retrouver des éléments de cette légende. Depuis, Dagmara Wyskiel, commissaire de la Biennale, est venue en prospection à Bruxelles, cela crée des synergies sur du long terme ». 

Cloé du Trèfle, musicienne

Autrice, compositrice et interprète, Cloé du Trèfle est une artiste inclassable, la liberté vibre au cœur de ses créations. A l’automne 2019, Cloé du Trèfle et Céline Chappuis se lancent dans le  Chili Tour (Vertige horizontal) avec plus d’une dizaine de dates de concert dans tout le pays.

 

« Cette tournée reste une très belle expérience et fait suite à une première invitation en Amérique du Sud, au Brésil, où nous avons enregistré l’album Vertige horizontal à l’initiative du label  Tratore. Nous aurions aimé allier un concept entre São Paulo et le Chili mais la crise de la Covid l’a empêché jusqu’ici, le projet est resté dans les cartons. Lors de ce Tour, nous nous sommes  produites aussi bien dans des universités que dans un festival dédié aux droits humains ou dans des espaces culturels comme le Centro Arte Alameda à Santiago, un lieu assez hybride, entre  cinéma, galerie d’art et espace culturel. Le public était vraiment curieux et ouvert. Deux DJ sets ont été organisés, notamment à Santiago. D’un point de vue plus politique, nous avons  également été témoins du climat social tendu de l’époque. Ce qui m’a frappée enfin, c’est la modernité des villes dans un pays tout en contraste qui laisse des impressions très diverses ». 

Alexandre Christiaens, photographe voyageur

En 2021, Alexandre Christiaens était invité par le Festival de photographie de Valparaíso, il a participé, dans la foulée, à la Biennale d’Art Contemporain SACO. En septembre 2022, dans un  esprit de regard croisé, une exposition de la photographe chilienne Julia Toro s’est tenue à l’Espace Contretype à Bruxelles.

 

« J’ai adoré travailler au Chili où j’ai voyagé à plusieurs reprises, le pays me fascine tant sur le plan humain qu’au niveau d’un territoire que je trouve étonnant. Le Festival est le plus important  au niveau de la photographie au Chili mais il compte également comme un incontournable en Amérique latine. Ma résidence a duré environ trois mois avec un permis de travail qui m’a laissé  circuler librement. Les premières semaines, j’ai séjourné à Valparaíso et j’ai travaillé autour du thème de la mer, des pêcheurs et de leurs origines. Ensuite, j’ai quitté la ville pour me rendre,  dans un premier temps dans le sud, en Terre de Feu, avant de revenir dans le nord pour participer à la Biennale SACO. Là, mes photos étaient exposées dans le désert sur de grands panneaux publicitaires, mettant un paysage chilien en abîme dans le paysage chilien. Un beau moment. Certains clichés pris au Chili seront présentés en avril prochain à Bordeaux dans le cadre du festival ‘Itinéraires des photographes voyageurs’ ».

Alain Vande Wouwer, enseignant et chercheur

Professeur à l’UMons au sein de la Faculté Polytechnique, Alain Vande Wouwer coordonne ici l’un des projets sélectionnés dans le cadre de la 7eme CMP avec ses homologues de l’Universitad Tecnica Federico Santa Maria (USM) de Valparaíso. 

 

« Ces projets de coopération se développent sur base d’affinités nées des échanges conviviaux menés ces dernières années. Nos anciens étudiants chiliens gardent souvent contact avec leurs  professeurs. Aujourd’hui, une véritable amitié nous lie à nos homologues chiliens. Le travail de recherche qui démarre vise à contribuer à l’amélioration et l’intensification du procédé de  digestion anaérobie pour la production de biométhane renouvelable dans le cadre d’une gestion innovante de l’environnement. Il fera l’objet d’une thèse de doctorat en cotutelle entre l’USM et  l’UMons. C’est le second projet soutenu par WBI. Nous suivons aussi la thèse d’Alejandra Vesga sur un traitement d’épuration des eaux par l’utilisation de phages en partenariat avec la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso ». 

 

Par Emmanuelle Dejaiffe

 

Cet article est issu de la Revue W+B n°159.

 

Retrouvrez toutes les actions de la Représentation multiservices Wallonie-Bruxelles au Chili sur le portail dédié.

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Les années 70 et 80 au Chili : une période mouvementée

Flash-back. Tout a commencé pendant la dictature que connaît le Chili sous Pinochet dans les années 70 et 80. « A l’époque, nos universités ont largement ouvert leurs portes et apporté un vrai soutien à ceux qui ont connu l’exil, relate Alexandre Gofflot, chef de service Amérique latine pour Wallonie-Bruxelles International (WBI). De premières bourses sont alors octroyées à des citoyens  chiliens ». Des liens forts se tissent entre nos deux communautés, avec des acteurs du monde académique et culturel de Wallonie-Bruxelles. Après la chute du régime, en 1993, un premier accord est signé entre l’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (APEFE) et l’Agence chilienne de coopération internationale au développement (AGCID), un bureau s’ouvre à Santiago. L’objectif est d’aider le pays à sortir de la dictature et à se bâtir un régime démocratique. Les thématiques sont variées : le droit des femmes, l’entrepreneuriat, l’éducation,  l’éducation à l’environnement, etc.

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1997 : La signature d'accords de coopération

La relation évolue et quatre ans plus tard, en 1997, un accord-cadre de coopération bilatérale est signé entre, d’une part la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) et d’autre part, la République du Chili. Cette coopération se traduit via des Commissions mixtes permanentes (CMP) qui se réunissent tous les trois ans. Partenaire de WBI, l’AGCID coordonne ces commissions localement. En parallèle, de nombreux événements culturels sont également soutenus via des programmes d’actions.

 

Enfin, en 2005 sont inaugurés les bureaux permanents de la Délégation Générale Wallonie-Bruxelles à Santiago, devenue une Représentation multi-services au 1er janvier 2023.

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Un quart de siècle plus tard...

Fin décembre 2022, une délégation de Wallonie-Bruxelles s’est rendue au Chili pour la signature du septième cycle de coopération pour les trois prochaines années, de 2023 à 2025. « Cette  convention structure notre collaboration avec le Chili, rappelle Pascale Delcomminette, Administratrice générale de Wallonie-Bruxelles International. Les formes de synergie sont nombreuses :  échanges académiques, recherche scientifique, promotion de la langue française, participation à des événements culturels, etc. Depuis tout ce temps, nos équipes, les universités et hautes  écoles, les porteurs de projet, les opérateurs culturels de Wallonie et de Bruxelles maintiennent d’étroits contacts avec leurs homologues chiliens. Aujourd’hui, l’ancrage de notre coopération  est très fort. A ce jour, avec la signature de la septième CMP, plus de 150 projets ont déjà été soutenus ! ». 

 

Sur les 26 projets sélectionnés l’an dernier, 23 émanent du monde académique. A titre d’exemple, dans le secteur de la santé, un programme d’innovation et de recherche sera mené par des  équipes de l’ULiège - Gembloux Agro-Bio-Tech en partenariat avec la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso. «L’objet en est l’optimisation de la production d’enzymes présentant un  effet antiprolifératif sur les cellules cancéreuses en utilisant une levure comme usine cellulaire. On produit ainsi des protéines recombinantes ayant des applications dans le traitement de  certains cancers. C’est le troisième projet que nous déposons depuis 2018 et qui prend forme grâce aux possibilités de cofinancement, relate Patrick Fickers, professeur à l’ULiège. A  Valparaíso, ils possèdent une expertise que nous n’avons pas ici, nous sommes complémentaires. Ensemble, nous avons cosigné plusieurs publications scientifiques et trois doctorants font  actuellement leur thèse en cotutelle. Ils seront diplômés de nos deux universités».

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Rayonnement de la Francophonie au Chili

Deux événements majeurs œuvrent à la promotion de la langue française et au soutien de la création francophone en partenariat avec l’Institut français du Chili et de nombreux autres acteurs  de terrain. « Autour du 20 mars, journée internationale de la Francophonie, une vraie Fête de la Francophonie est organisée au Chili. Le concours d’art oratoire en langue française que nous  avons lancé, il y a quelques années, rencontre un succès grandissant. Le mois de mars est toujours important pour notre visibilité et requiert les énergies de toute notre équipe », souligne  Emmanuelle Dienga, représentante de WBI au Chili. 

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Décentralisation avant tout

Cap sur la ville côtière d’Antofagasta à plus de 1.200 km de Santiago. En 2021, trois artistes de Wallonie-Bruxelles ont été invités à la Biennale d’Art contemporain SACO. Le contexte Covid  n’était pas facile. Elodie Antoine, artiste plasticienne, partage son expérience : « Tout s’est bien passé mais notre voyage a été marqué par la crise sanitaire qui nous a obligé à rester une  semaine en quarantaine dans notre hôtel. Après l’apocalypse, le thème de la Biennale, était de circonstance. Je crois que nous étions les premiers européens à débarquer au Chili après cette  période très particulière mais c’est aussi important de continuer à créer, à bouger malgré le contexte qui a raccourci notre temps de travail. Le site est magnifique, les paysages incroyables. Je  me suis sentie ailleurs, dans un paysage lunaire, qui ne ressemble à rien de ce que l’on connaît ici ». Le partenariat avec notre Fédération est particulièrement apprécié au Chili parce que nos  actions s’inscrivent dans une dynamique de régionalisation. « Depuis longtemps, nous avons veillé à ne pas tout centraliser dans la capitale chilienne et avons donc cherché à établir des liens  forts avec des partenaires en région, rappelle notre représentante de Wallonie-Bruxelles au Chili. Au fil du temps, se développent de vrais réseaux professionnels mais en même temps, nous  restons ouverts à tout nouveau projet d’échange porteur pour nos deux communautés ». 

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2017, un accord de coproduction cinématographique et audiovisuel

Au Chili, les Frères Dardenne, Chantal Akerman sont des cinéastes appréciés et reconnus. Le public chilien est friand du cinéma d’auteur, et de ce qu’ils appellent l’exception culturelle européenne contrastant avec l’omniprésente culture nord-américaine. Ainsi, la FWB a signé en 2017 son premier accord de coproduction avec le Chili. Nous souhaitons « jeter les  bases de futures coproductions et provoquer de nouvelles synergies entre producteurs ou réalisateurs, au Chili, ici et dans les grands festivals. Par ailleurs, il faut souligner les échanges qui  existent avec nos écoles supérieures artistiques. L’école de cinéma de Valparaíso a eu un partenariat avec l’INSAS. Nous avons aussi pas mal de contact avec des festivals liés à la question du  genre et de la cause féministe qui est marquante aujourd’hui au Chili, davantage encore que chez nous », explique Emmanuelle Dienga.

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Teatro a Mil, le festival souffle ses 30 bougies avec Wallonie-Bruxelles...

Partenaire de longue date, le festival a programmé, pour cette édition anniversaire, quatre spectacles de notre communauté : deux en présentiel et deux en ligne. « Aujourd’hui, c’est l’un des  plus importants dans le domaine des arts de la scène au Chili et sa notoriété est grande sur tout le continent, relate Emmanuelle Dienga. Il représente une voie royale pour tourner en Amérique latine, les programmateurs s’y déplaçant en grand nombre. Cette année, les organisateurs ont sollicité le public pour qu’il plébiscite les œuvres marquantes des éditions précédentes. Dans le  top cinq, Kiss and Cry de Michèle-Anne de Mey et Jaco Van Dormael, qui a ainsi été reprogrammé en 2023 ».

 

En janvier dernier, Discours à la Nation d’Ascanio Celestini et David Murgia s’est également joué en espagnol à Santiago. Acclamée, la pièce a sans conteste touché le public chilien au regard  du contexte social et politique qu’a connu le pays. 

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Et demain ?

Pascale Delcomminette en témoigne, « ces noces d’argent sont souvent décrites comme une relation pure, sincère et durable. C’est grâce à l’ensemble des opérateurs de Wallonie-Bruxelles  que la coopération est concrète et visible sur le terrain. Des liens forts ont pu être maintenus, même pendant la pandémie ». Dès cette année, de nombreux projets sont soutenus, et ce  jusqu’en 2025. L’avenir est ouvert…

 

***

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Quelques témoignages

Thomas Gunzig, écrivain, scénariste, chroniqueur

Thomas Gunzig est arrivé au Chili dans le cadre d’un accord dans le domaine de la littérature signé en 2020 entre Wallonie-Bruxelles International et l’Université Diego Portales de Santiago.  Une fois par an, un auteur ou une autrice belge francophone est invité avant de réaliser un plus large tour du pays.

 

« Cette mission d’une dizaine de jours était prévue de longue date mais elle a été reportée jusqu’en juin passé. Pour donner le contexte précis, nous sommes partis, Isabelle Wéry et moi- même, dans le contexte de l’opération « Lisez-vous le belge ? ». Le programme d’activités, bien rempli, s’est réparti entre trois villes : Santiago, Concepción et Valparaíso. Sur place, nous avons animé des ateliers d’écriture, donné des lectures, participé à des rencontres dans différentes universités notamment avec des étudiants mais aussi dans la librairie francophone de Santiago. J’ai assisté également à une projection du Tout Nouveau Testament, film de Jaco Van Dormael dont je suis coscénariste et participé à un débat avec des étudiants de la filière cinéma à l’issue  de la projection. Il est enrichissant de provoquer ces rencontres qui permettent un partage d’expérience très concret sur l’écriture ». 

Carole Louis, artiste plasticienne

Diplômée de l’ENSAV La Cambre, Carole Louis réalise des performances in situ qui se déroulent dans des installations qu’elle crée au préalable. En 2021, elle était l’une des invitées d’honneur  de la Biennale d’Art Contemporain SACO au Nord du Chili dans la région d’Atacama.

 

« Cette résidence de trois semaines a été une expérience intense, qui a nourri mon travail d’artiste. Je me suis ici réellement inspirée de notre lieu d’accueil, j’ai beaucoup lu avant mon départ et recueilli des informations sur le contexte géopolitique du Chili et sur cette région minière où s’extraient à la fois du cuivre et du lithium. Pour cette performance, je suis partie d’une  légende locale qui raconte l’histoire d’un enfant qui a survécu dans un frigo aux inondations qui surviennent assez régulièrement dans cette région, entre océan et montagnes. La réception de  l’installation et de la performance a été incroyable, le public était touché de retrouver des éléments de cette légende. Depuis, Dagmara Wyskiel, commissaire de la Biennale, est venue en prospection à Bruxelles, cela crée des synergies sur du long terme ». 

Cloé du Trèfle, musicienne

Autrice, compositrice et interprète, Cloé du Trèfle est une artiste inclassable, la liberté vibre au cœur de ses créations. A l’automne 2019, Cloé du Trèfle et Céline Chappuis se lancent dans le  Chili Tour (Vertige horizontal) avec plus d’une dizaine de dates de concert dans tout le pays.

 

« Cette tournée reste une très belle expérience et fait suite à une première invitation en Amérique du Sud, au Brésil, où nous avons enregistré l’album Vertige horizontal à l’initiative du label  Tratore. Nous aurions aimé allier un concept entre São Paulo et le Chili mais la crise de la Covid l’a empêché jusqu’ici, le projet est resté dans les cartons. Lors de ce Tour, nous nous sommes  produites aussi bien dans des universités que dans un festival dédié aux droits humains ou dans des espaces culturels comme le Centro Arte Alameda à Santiago, un lieu assez hybride, entre  cinéma, galerie d’art et espace culturel. Le public était vraiment curieux et ouvert. Deux DJ sets ont été organisés, notamment à Santiago. D’un point de vue plus politique, nous avons  également été témoins du climat social tendu de l’époque. Ce qui m’a frappée enfin, c’est la modernité des villes dans un pays tout en contraste qui laisse des impressions très diverses ». 

Alexandre Christiaens, photographe voyageur

En 2021, Alexandre Christiaens était invité par le Festival de photographie de Valparaíso, il a participé, dans la foulée, à la Biennale d’Art Contemporain SACO. En septembre 2022, dans un  esprit de regard croisé, une exposition de la photographe chilienne Julia Toro s’est tenue à l’Espace Contretype à Bruxelles.

 

« J’ai adoré travailler au Chili où j’ai voyagé à plusieurs reprises, le pays me fascine tant sur le plan humain qu’au niveau d’un territoire que je trouve étonnant. Le Festival est le plus important  au niveau de la photographie au Chili mais il compte également comme un incontournable en Amérique latine. Ma résidence a duré environ trois mois avec un permis de travail qui m’a laissé  circuler librement. Les premières semaines, j’ai séjourné à Valparaíso et j’ai travaillé autour du thème de la mer, des pêcheurs et de leurs origines. Ensuite, j’ai quitté la ville pour me rendre,  dans un premier temps dans le sud, en Terre de Feu, avant de revenir dans le nord pour participer à la Biennale SACO. Là, mes photos étaient exposées dans le désert sur de grands panneaux publicitaires, mettant un paysage chilien en abîme dans le paysage chilien. Un beau moment. Certains clichés pris au Chili seront présentés en avril prochain à Bordeaux dans le cadre du festival ‘Itinéraires des photographes voyageurs’ ».

Alain Vande Wouwer, enseignant et chercheur

Professeur à l’UMons au sein de la Faculté Polytechnique, Alain Vande Wouwer coordonne ici l’un des projets sélectionnés dans le cadre de la 7eme CMP avec ses homologues de l’Universitad Tecnica Federico Santa Maria (USM) de Valparaíso. 

 

« Ces projets de coopération se développent sur base d’affinités nées des échanges conviviaux menés ces dernières années. Nos anciens étudiants chiliens gardent souvent contact avec leurs  professeurs. Aujourd’hui, une véritable amitié nous lie à nos homologues chiliens. Le travail de recherche qui démarre vise à contribuer à l’amélioration et l’intensification du procédé de  digestion anaérobie pour la production de biométhane renouvelable dans le cadre d’une gestion innovante de l’environnement. Il fera l’objet d’une thèse de doctorat en cotutelle entre l’USM et  l’UMons. C’est le second projet soutenu par WBI. Nous suivons aussi la thèse d’Alejandra Vesga sur un traitement d’épuration des eaux par l’utilisation de phages en partenariat avec la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso ». 

 

Par Emmanuelle Dejaiffe

 

Cet article est issu de la Revue W+B n°159.

 

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25/04/2023
Accueil de la délégation Wallonie-Bruxelles à Madrid © J.VANBELLE - WBI
Accueil de la délégation Wallonie-Bruxelles à Madrid © J.VANBELLE - WBI

C’est un événement à 360° unique, organisé par Wallonie-Bruxelles International (WBI) et l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers (AWEX), pour présenter Wallonie-Bruxelles sous toutes ses facettes, à la fois académiques, culturelles, touristiques, gastronomiques, diplomatiques et économiques.

 

C’est une délégation belge importante qui se déplace à Madrid, menée par Pierre-Yves Jeholet, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Pascale Delcomminette, Administratice générale de Wallonie-Bruxelles International, et composée d’une délégation académique d’une douzaine de représentantes et de représentants issus de cinq établissements de la FWB (universités et hautes écoles), de l’ARES et de WB Campus.

 

Cette troisième édition madrilène vise à renforcer les liens entre les acteurs du numérique de Belgique francophone et d’Espagne. Ce secteur de pointe de Wallonie-Bruxelles intéresse particulièrement les Espagnols, grands amateurs de gaming, de life show et de XR (réalité étendue). De son côté, l'Espagne est aussi le 2ème producteur européen et le 5ème producteur mondial de long-métrages d’animation.

 

Durant trois jours, la prestigieuse Fundación Carlos de Amberes, l'Université Rey Juan Carlos et l'ESNE (Ecole Universitaire de Design, Innovation et Technologie) seront le cadre d'un grand évènement de visibilité et de contacts pour les différents acteurs des industries culturelles et créatives de Wallonie-Bruxelles.

 

Mis sur pied initialement en Espagne en 2019, l’événement Casa Valonia a été reconduit en 2021 à Madrid et déployé en 2022 à Milan. Cette opération de visibilité pour les acteurs de la recherche et de l’innovation, les opérateurs académiques, culturels, touristiques avec Wallonie-Bruxelles Tourisme et économiques de Wallonie-Bruxelles est désormais conçue comme un événement itinérant, organisé tous les deux ans dans une ville espagnole et amené à éventuellement se développer dans d'autres lieux.

 

Au programme de Casa Valonia Madrid 2023

 

Des visites de Hautes-Ecoles et d’universités offrant des formations diplômantes et à la pointe du secteur numérique, des partenariats et coopérations universitaires, des échanges de bonnes pratiques entre professeurs des deux pays autour de l'innovation, des programmes Erasmus+ ou des projets européens, des visites d'entreprises, incubateurs et laboratoires espagnols du secteur, des tables rondes et des sessions de présentation des entreprises ou des studios de Wallonie-Bruxelles face à leurs homologues espagnoles ou encore un workshop touristique d'immersion en Wallonie, autant d'activités qui présenteront les atouts de Wallonies-Bruxelles.

 

Créativité, culture et technologie seront également mis à l'honneur lors de productions menées par des artistes numériques de Wallonie-Bruxelles. Les questions de co-production et de partenariat seront aussi abordées, notamment avec la présentation du Tax Shelter wallon pour le gaming et l’animation.

 

Pour le volet musical, Mike Latona, Matthieu Béghin et le groupe Kowari proposeront Ardentun spectacle transversal, hommage à un pan de notre patrimoine : l’histoire du bassin sidérurgique liégeois. A travers ce spectacle, les thématiques sociétales d’autrefois, trouveront un écho dans l’actualité, et permettront une réflexion sur l’avenir.

 

En amont de Casa Valonia, des équipes mixtes composées d'étudiants et d'entreprises belges et espagnols se réuniront lors d'un hackathon sur l’utilisation de la technologie des jeux vidéo et de l’animation en milieu académique et/ou culturel. Les prototype de jeux seront soumis à un jury de professionnels et les meilleurs récompensés lors de Casa Valonia.

 

 

 

C’est un événement à 360° unique, organisé par Wallonie-Bruxelles International (WBI) et l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers (AWEX), pour présenter Wallonie-Bruxelles sous toutes ses facettes, à la fois académiques, culturelles, touristiques, gastronomiques, diplomatiques et économiques.

 

C’est une délégation belge importante qui se déplace à Madrid, menée par Pierre-Yves Jeholet, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Pascale Delcomminette, Administratice générale de Wallonie-Bruxelles International, et composée d’une délégation académique d’une douzaine de représentantes et de représentants issus de cinq établissements de la FWB (universités et hautes écoles), de l’ARES et de WB Campus.

 

Cette troisième édition madrilène vise à renforcer les liens entre les acteurs du numérique de Belgique francophone et d’Espagne. Ce secteur de pointe de Wallonie-Bruxelles intéresse particulièrement les Espagnols, grands amateurs de gaming, de life show et de XR (réalité étendue). De son côté, l'Espagne est aussi le 2ème producteur européen et le 5ème producteur mondial de long-métrages d’animation.

 

Durant trois jours, la prestigieuse Fundación Carlos de Amberes, l'Université Rey Juan Carlos et l'ESNE (Ecole Universitaire de Design, Innovation et Technologie) seront le cadre d'un grand évènement de visibilité et de contacts pour les différents acteurs des industries culturelles et créatives de Wallonie-Bruxelles.

 

Mis sur pied initialement en Espagne en 2019, l’événement Casa Valonia a été reconduit en 2021 à Madrid et déployé en 2022 à Milan. Cette opération de visibilité pour les acteurs de la recherche et de l’innovation, les opérateurs académiques, culturels, touristiques avec Wallonie-Bruxelles Tourisme et économiques de Wallonie-Bruxelles est désormais conçue comme un événement itinérant, organisé tous les deux ans dans une ville espagnole et amené à éventuellement se développer dans d'autres lieux.

 

Au programme de Casa Valonia Madrid 2023

 

Des visites de Hautes-Ecoles et d’universités offrant des formations diplômantes et à la pointe du secteur numérique, des partenariats et coopérations universitaires, des échanges de bonnes pratiques entre professeurs des deux pays autour de l'innovation, des programmes Erasmus+ ou des projets européens, des visites d'entreprises, incubateurs et laboratoires espagnols du secteur, des tables rondes et des sessions de présentation des entreprises ou des studios de Wallonie-Bruxelles face à leurs homologues espagnoles ou encore un workshop touristique d'immersion en Wallonie, autant d'activités qui présenteront les atouts de Wallonies-Bruxelles.

 

Créativité, culture et technologie seront également mis à l'honneur lors de productions menées par des artistes numériques de Wallonie-Bruxelles. Les questions de co-production et de partenariat seront aussi abordées, notamment avec la présentation du Tax Shelter wallon pour le gaming et l’animation.

 

Pour le volet musical, Mike Latona, Matthieu Béghin et le groupe Kowari proposeront Ardentun spectacle transversal, hommage à un pan de notre patrimoine : l’histoire du bassin sidérurgique liégeois. A travers ce spectacle, les thématiques sociétales d’autrefois, trouveront un écho dans l’actualité, et permettront une réflexion sur l’avenir.

 

En amont de Casa Valonia, des équipes mixtes composées d'étudiants et d'entreprises belges et espagnols se réuniront lors d'un hackathon sur l’utilisation de la technologie des jeux vidéo et de l’animation en milieu académique et/ou culturel. Les prototype de jeux seront soumis à un jury de professionnels et les meilleurs récompensés lors de Casa Valonia.

 

 

 

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21/04/2023
Sur la tablette à l’avant plan, on observe la signature en codes-barres colorés des deux colonnes de leds « blanches » disposées de part et d’autre de la chercheuse Véronique Georlette (UMons) © Christian Du Brulle
Sur la tablette à l’avant plan, on observe la signature en codes-barres colorés des deux colonnes de leds « blanches » disposées de part et d’autre de la chercheuse Véronique Georlette (UMons) © Christian Du Brulle

Le message qui vient d’arriver a été transmis par la lumière, celle diffusée par l’éclairage public. Et ce n’est pas l’antenne du téléphone qui l’a capté, mais bien son appareil photo.

 

Contrairement aux apparences, ce scénario n’a rien d’une fiction. « Je viens de terminer ma thèse de doctorat sur cette thématique de transmission d’informations par la lumière », explique la Dre Véronique Georlette. Cette ingénieure de Polytech Mons (service d’Electromagnétisme et Télécommunications) est en passe de boucler ses travaux menés dans le cadre du projet Feder Wal-e-Cities (développement de villes intelligentes au sein d’un territoire wallon interconnecté), en collaboration avec le Centre de Recherche Multitel.

 

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La lumière trahie par son code-barres

Son travail porte sur l’OWC (Optical Wireless Communication), la famille des techniques de communication utilisant les spectres de la lumière visible et de l’infrarouge pour transmettre des données.

 

« Quand on utilise des leds pour produire une lumière blanche, ce n’est pas exactement une lumière blanche qui est diffusée, mais une combinaison rapide et spécifique de ses trois couleurs de base : le rouge, le bleu et le vert », détaille la chercheuse.

 

« Cette répétition est tellement rapide que nos yeux ne perçoivent que le résultat: la lumière blanche. Mais si on regarde cette lumière via un capteur optique, comme ceux qui équipent nos téléphones portables, cette lumière blanche se manifeste bien comme une combinaison de raies lumineuses formées par les trois couleurs de base des leds. Chaque nuance de couleur blanche finale étant composée d’une séquence unique des trois lumières de base. Une certaine lumière signe donc en réalité une sorte de code-barres lumineux et coloré unique, auquel peut être attaché une information. »

 

Pourquoi s’embarrasser d’envoyer des infos par la lumière plutôt que par les signaux « radios » habituels? Invitée par le service Recherche et Innovation de WBI à venir présenter le fruit de ses travaux à l’Hannover Messe, la grand-messe techno-industrielle allemande, la Dre Georlette explique:  « Avec l’augmentation du nombre et de la diversité des appareils connectés, on risque de voir une partie du spectre des radiofréquences (RF) devenir saturé. Passer par des  communications via la lumière présente, dans ce contexte, une alternative intéressante. »

 

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Une technologie désormais abordable

Transmettre de l’information par la lumière n’est en soi pas une nouveauté. « Mais le développement des leds et leur grande disponibilité à des coûts abordables font que cette technologie a fortement évolué ces dernières années, ce qui la rend intéressante », précise l’ingénieure polytechnicienne en électricité, avec spécialisation en télécoms et multimédia.

 

On parle de technologie Li-Fi (Light Fidelity), qui passe par la lumière, plutôt que Wi-fi, qui passe par les ondes radios. Cette technologie sans fil présente aussi un autre intérêt, celui de la vitesse de transmission de l’information. « Dans le domaine infrarouge, on peut atteindre le gigabit par seconde. En lumière blanche, on arrive à des vitesses de transmission de l’ordre de 50 à 60 mégabits par seconde. Ce qui est suffisant pour se connecter confortablement à l’Internet pourvu que nous dotions nos ordinateurs et nos smartphones de photodiodes, plus efficaces pour décoder les communications lumineuses de ce type. »

 

 

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De multiples applications industrielles à explorer

Véronique Georlette identifie plusieurs marchés potentiels pour cette technologie, dont celui de l’industrie. « Dans les hangars industriels où le Wi-fi ne fonctionne pas, une antenne lumineuse s’avère intéressante pour pouvoir disposer d’un signal à haut débit, localisé et sans fil », dit-elle.

 

« Dans le cadre de ma thèse, je me suis intéressée à plusieurs cas de figure industriels, comme les véhicules automatiques utilisés dans l’industrie agro-alimentaire, ou encore les chaînes de montage mobile où on utilise toujours des communications par câbles. Passer au 'sans-fil' peut améliorer la production. »

 

« Il existe de nombreux autres exemples où ce type de communication lumineuse peut s’avérer séduisant: dans les tunnels par exemple, pour communiquer avec les véhicules, dans les mines, dans les zones industrielles sensibles aux rayonnements électromagnétiques, comme des sites à risque d’explosion, etc. »

 

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Démonstrateur géant en perspective

La suite ? « On parle de l’élaboration d’un démonstrateur extérieur de grande taille, sur le site de Multitel. Il devrait permettre de mener des tests, de présenter ces technologies lumineuses au public, mais aussi d’étudier l’impact que peuvent avoir les intempéries sur leur fonctionnement. Comment va se comporter ce système de communication quand il pleut ou en cas de brouillard ? Autant de questions qui restent intéressantes à explorer, notamment dans le cadre du développement des 'smart cities' », conclut la chercheuse.

 

Cet article a été rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science, avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International.

 

 

 

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Le message qui vient d’arriver a été transmis par la lumière, celle diffusée par l’éclairage public. Et ce n’est pas l’antenne du téléphone qui l’a capté, mais bien son appareil photo.

 

Contrairement aux apparences, ce scénario n’a rien d’une fiction. « Je viens de terminer ma thèse de doctorat sur cette thématique de transmission d’informations par la lumière », explique la Dre Véronique Georlette. Cette ingénieure de Polytech Mons (service d’Electromagnétisme et Télécommunications) est en passe de boucler ses travaux menés dans le cadre du projet Feder Wal-e-Cities (développement de villes intelligentes au sein d’un territoire wallon interconnecté), en collaboration avec le Centre de Recherche Multitel.

 

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La lumière trahie par son code-barres

Son travail porte sur l’OWC (Optical Wireless Communication), la famille des techniques de communication utilisant les spectres de la lumière visible et de l’infrarouge pour transmettre des données.

 

« Quand on utilise des leds pour produire une lumière blanche, ce n’est pas exactement une lumière blanche qui est diffusée, mais une combinaison rapide et spécifique de ses trois couleurs de base : le rouge, le bleu et le vert », détaille la chercheuse.

 

« Cette répétition est tellement rapide que nos yeux ne perçoivent que le résultat: la lumière blanche. Mais si on regarde cette lumière via un capteur optique, comme ceux qui équipent nos téléphones portables, cette lumière blanche se manifeste bien comme une combinaison de raies lumineuses formées par les trois couleurs de base des leds. Chaque nuance de couleur blanche finale étant composée d’une séquence unique des trois lumières de base. Une certaine lumière signe donc en réalité une sorte de code-barres lumineux et coloré unique, auquel peut être attaché une information. »

 

Pourquoi s’embarrasser d’envoyer des infos par la lumière plutôt que par les signaux « radios » habituels? Invitée par le service Recherche et Innovation de WBI à venir présenter le fruit de ses travaux à l’Hannover Messe, la grand-messe techno-industrielle allemande, la Dre Georlette explique:  « Avec l’augmentation du nombre et de la diversité des appareils connectés, on risque de voir une partie du spectre des radiofréquences (RF) devenir saturé. Passer par des  communications via la lumière présente, dans ce contexte, une alternative intéressante. »

 

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Une technologie désormais abordable

Transmettre de l’information par la lumière n’est en soi pas une nouveauté. « Mais le développement des leds et leur grande disponibilité à des coûts abordables font que cette technologie a fortement évolué ces dernières années, ce qui la rend intéressante », précise l’ingénieure polytechnicienne en électricité, avec spécialisation en télécoms et multimédia.

 

On parle de technologie Li-Fi (Light Fidelity), qui passe par la lumière, plutôt que Wi-fi, qui passe par les ondes radios. Cette technologie sans fil présente aussi un autre intérêt, celui de la vitesse de transmission de l’information. « Dans le domaine infrarouge, on peut atteindre le gigabit par seconde. En lumière blanche, on arrive à des vitesses de transmission de l’ordre de 50 à 60 mégabits par seconde. Ce qui est suffisant pour se connecter confortablement à l’Internet pourvu que nous dotions nos ordinateurs et nos smartphones de photodiodes, plus efficaces pour décoder les communications lumineuses de ce type. »

 

 

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De multiples applications industrielles à explorer

Véronique Georlette identifie plusieurs marchés potentiels pour cette technologie, dont celui de l’industrie. « Dans les hangars industriels où le Wi-fi ne fonctionne pas, une antenne lumineuse s’avère intéressante pour pouvoir disposer d’un signal à haut débit, localisé et sans fil », dit-elle.

 

« Dans le cadre de ma thèse, je me suis intéressée à plusieurs cas de figure industriels, comme les véhicules automatiques utilisés dans l’industrie agro-alimentaire, ou encore les chaînes de montage mobile où on utilise toujours des communications par câbles. Passer au 'sans-fil' peut améliorer la production. »

 

« Il existe de nombreux autres exemples où ce type de communication lumineuse peut s’avérer séduisant: dans les tunnels par exemple, pour communiquer avec les véhicules, dans les mines, dans les zones industrielles sensibles aux rayonnements électromagnétiques, comme des sites à risque d’explosion, etc. »

 

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Démonstrateur géant en perspective

La suite ? « On parle de l’élaboration d’un démonstrateur extérieur de grande taille, sur le site de Multitel. Il devrait permettre de mener des tests, de présenter ces technologies lumineuses au public, mais aussi d’étudier l’impact que peuvent avoir les intempéries sur leur fonctionnement. Comment va se comporter ce système de communication quand il pleut ou en cas de brouillard ? Autant de questions qui restent intéressantes à explorer, notamment dans le cadre du développement des 'smart cities' », conclut la chercheuse.

 

Cet article a été rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science, avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International.

 

 

 

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21/04/2023
Les Belges Histoires | Dominique Monami
Les Belges Histoires | Dominique Monami

Résultat : en moins de 6 mois elle rentre dans le top 100 des meilleures mondiales, puis atteindra le top 10 et pendant 10 ans, ramassera les trophées en simple comme en double avant de finir en apothéose avec une médaille olympique aux JO de Sydney et de mettre fin à sa carrière.

Résultat : en moins de 6 mois elle rentre dans le top 100 des meilleures mondiales, puis atteindra le top 10 et pendant 10 ans, ramassera les trophées en simple comme en double avant de finir en apothéose avec une médaille olympique aux JO de Sydney et de mettre fin à sa carrière.

L’histoire pourrait s’arrêter là, sauf que derrière toutes ces réussites et ces objectifs atteints se cachent une motivation et une force de caractère à toute épreuve - car il en faut du courage pour décider, en pleine gloire, de stopper une carrière sportive qui ne vous apporte plus la satisfaction espérée.

Le sens, c’est ce qui motive Dominique Monami et c’est aussi ce qui explique qu’elle ait décidé de devenir coach, sportive d’abord, puis en entreprise, pour permettre à d’autres d’ajouter ce sens à leur vie, en fixant leurs objectifs et en gérant leur stress comme leur énergie. Comme le font les champions.

L’énergie, elle n’en manque pas, c’est même son domaine d'expertise, elle vient d’ailleurs d’écrire un livre sur le sujet (Boostez votre énergie, Édition Kennes). Mais si elle explique à ses clients comment gérer la leur, elle utilise la sienne également dans d’autres domaines… et mène de front différentes activités dans l’univers du sport.

Nommée Vice-présidente du COIB en 2021, Dominique Monami a aussi organisé et dirigé différents tournois, elle est également active au sein de la ligue handisport francophone et elle met son expertise tennistique au service des spectateurs en commentant les tournois internationaux sur VOOsport World.

Bref, que l’on soit championne ou coach, il y a une vie, riche et satisfaisante, en dehors des tournois ATP. Dominique Monami le démontre tous les jours.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de Wallonie-Bruxelles International.

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Le site officiel de Dominique Monami

Dominique Monami chez Better Minds at work

La page Instagram de Dominique Monami

La page Facebook de Dominique Monami

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Les Belges Histoires - Les talents de Wallonie-Bruxelles

WBI, en partenariat avec la RTBF, vous propose de découvrir les portraits de belges francophones qui font rayonner Wallonie-Bruxelles.

Découvrez la série de portraits :

>> Les Belges Histoires

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Nos aides et services

Wallonie-Bruxelles International vous aide à développer vos projets à l’international avec des formations, des coachings, des missions de prospections, des aides financières…

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19/04/2023

Musicien, DJ et producteur, Kid Noize - The man with a monkey face - propose une synthpop qui ravirales amateurs de musique pop et électro. Son troisième album Nowera vient de sortir ce 17 février 2023, accompagné du tome final de la bande dessinée “L’héritage de Nowera” dont il est co-scénariste. Il sera également à l'affiche de plusieurs festivals lors de l'été 2023.

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