Une expérience professionnelle à l’étranger vous tente ? Enseigner des matières en français dans une école d’immersion ou le FLE vous intéresse ?
Devenez formatrice ou formateur en Louisiane !
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Présentation générale du programme
Ce programme permet de devenir enseignant.e en Louisiane et d’y enseigner des matières en français dans une école d’immersion en priorité ou le français en tant que français langue étrangère – FLE, aux niveaux maternel, primaire et secondaire inférieur, durant une à trois années scolaires dans l’Etat de Louisiane aux États-Unis avec possibilité d’une extension pour une quatrième et cinquième année.
Objectifs généraux de ce soutien
- Promouvoir la langue française et la culture francophone de Belgique à l’étranger.
- Accompagner les partenaires dans leur action en faveur du français.
- Réaliser une expérience professionnelle à l’étranger.
- Représenter Wallonie-Bruxelles à l’étranger en mettant en valeur son image et ses atouts dans un esprit d’intensification des relations culturelles, économiques et politiques avec la Louisiane.
Conditions de recevabilité
- Avoir le français comme langue maternelle ou, à défaut, avoir une connaissance approfondie de la langue française (pouvoir prouver un niveau C2+, cf. CECRL) ;
- Avoir des connaissances de la langue anglaise : niveau B1+ ;
- Se prévaloir d’une expérience de minimum 27 mois en tant que professeur à temps plein au moment du départ.
- Être toujours en poste au moment de la candidature ;
- Être en possession d’un diplôme d’une haute école de catégorie pédagogique : instituteur maternel ou primaire, agrégés (AESI) en sciences, mathématiques, géographie, histoire ou français avec spécialisation en FLE ;
- Être résident.e en Belgique depuis au moins 1 an ;
- Ne pas être déjà inscrit·e pour un autre programme de WBI pour la même année académique.
Durée du programme
Un an (10 mois) renouvelable deux fois. Sur demande de l’école, sous circonstances particulières, il arrive qu’il soit aussi renouvelé pour une 4e puis une 5e année.
Introduction des candidatures
Votre dossier de candidature doit être envoyé au plus tard pour le 15 décembre 2025 avant minuit par courriel à l'attention de bourses@wbi.be.
Les documents pour constituer votre dossier sont repris dans le descriptif (voir documents liés en bas de page sur le site : https://www.wbi.be/fr/services/service/devenir-formateur-enseignant-louisiane-wbi
Sélection
La sélection se déroule en 2 étapes :
- Une vérification administrative de votre demande sur base des conditions de recevabilité par WBI.
- Un entretien oral individuel par un jury de sélection composé d’un représentant du LDE (Département d’Éducation de Louisiane) et d’un représentant du CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane).
NB : Ce jury sera organisé fin janvier, veillez à être disponible pendant cette période si vous postulez.
Modalités financières
Salaire annuel brut pour un nouveau professeur Codofil en 2025-2026 :
$ 52,443 pour la 1re année,
$ 53,632 pour la 2e année,
$ 53,665 pour la 3e année,
$ 54,583 pour la 4e année,
$ 55,602 pour la 5e année.
+ Prime sous réserve de la reconduction de ce dispositif par le Parlement de Louisiane :
1re année : $ 6 000 (versés en octobre pour l’installation) ;
2e année : $ 4 000 (versés en juin) ;
3e année : $ 4 000 (versés en juin).
Points d’attention
Le départ vers la Louisiane est prévu pour mi-juillet.
Les candidat·e·s sélectionné·e·s seront tenu·e·s de suivre un stage à Bâton Rouge le 3ème lundi du mois de juillet.
Plus d’informations :
Contact
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Adresse
Exposition hors les murs
La scène artistique belge franchit les frontières et part à la rencontre du public marseillais. Dix artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles exposent leurs œuvres à La Friche dela Belle de Mai, à Marseille, aux côtés de deux artistes locales invitées pour l’occasion.
Tipping Point (point de basculement, ou seuil critique) désigne cet instant où une société atteint un point de non-retour, basculant irrémédiablement vers une nouvelle configuration. Aujourd’hui, ce sentiment de rupture est omniprésent : les bouleversements climatiques, l’accélération numérique, la polarisation politique notamment, génèrent une anxiété croissante face à l’avenir.
Sous le nom Tipping Point, l’exposition rassemble dix artistes de la scène belge francophone ainsi que deux artistes marseillaises, dont les œuvres partagent toutes une forte présence physique. Certaines se nourrissent du monde numérique ou de la réalité virtuelle, les transposant en une matérialité palpable ; d’autres interrogent le matériau concret, sa texture, ses qualités plastiques. Dans tous les cas, cette présence incarnée s’accompagne d’une émotion froide, inquiète, en phase avec les bouleversements d’une Humanité en mutation.
Face à un monde qui semble nous glisser entre les doigts, ces artistes capturent volontairement ou non l’essence de ce basculement. Et surtout, par leurs pratiques, iels nous ouvrent des voies alternatives.
Artistes invité·es: Stephan Balleux, Maëlle Dufour, Charlotte Gautier Van Tour, Amandine Guruceaga, Eva L’Hoest, Gérard Meurant, Sabrina Montiel-Soto, Mountaincutters, Stéphanie Roland, Jonathan Sullam, Anna Safiatou Touré, Emmanuel Van der Auwera.
L’ISELP est un centre de diffusion et de recherche dédié à l’art contemporain. À travers un large éventail d’activités, l’Institut invite des publics variés à explorer les formes artistiques actuelles. Chaque année, l’Institut organise plusieurs expositions et propose un programme discursif mêlant conférences, cours et podcasts. L’ISELP accueille également des résidences artistiques, scientifiques et de médiation. Enfin, des activités pédagogiques viennent compléter cette offre, favorisant la rencontre et la réflexion autour de l’art.
Le Botanique, à Bruxelles, est un lieu où les arts plastiques et la musique se rencontrent. Ancien jardin botanique, il est désormais le centre culturel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec une quinzaine d’expositions et plus de 500 concerts à l’année. Engagé dans la promotion de la création émergente, le Botanique soutient les artistes locaux et favorisent l’expérimentation et le dialogue artistique.
En pratique
Mercredi au vendredi - 14:00 à 19:00
Samedi et dimanche - 13:00 à 19:00
Retrouvez toutes les informations pratique sur le site La Friche.
En collaboration avec la Loterie Nationale, le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris, Wallonie-Bruxelles International, la SABAM, la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Consulat Général de Belgique en France et Art-O-rama.
L’initiative CinEuro réunit près de 40 organismes en charge du soutien à la filière cinématographique et audiovisuelle en France, au Luxembourg, en Allemagne, en Belgique et en Suisse.
CinEuro a souhaité soutenir le développement de projets de coproduction portant sur des récits liés aux territoires partenaires à travers un incitatif spécifique à l’attention des professionnels, ce qui a amené à la création du Prix CinEuro dès 2023.
L’initiative CinEuro réunit près de 40 organismes en charge du soutien à la filière cinématographique et audiovisuelle en France, au Luxembourg, en Allemagne, en Belgique et en Suisse.
CinEuro a souhaité soutenir le développement de projets de coproduction portant sur des récits liés aux territoires partenaires à travers un incitatif spécifique à l’attention des professionnels, ce qui a amené à la création du Prix CinEuro dès 2023.
La remise du Prix CinEuro a pour but d’encourager l’émergence de projets traitant d’histoires, personnages ou décors qui témoignent des liens entre les territoires partenaires dans toutes leurs dimensions (économique, politique, géographique, sociétale, culturelle…) et les coproductions organiques avec des producteurs sur ces territoires.
Il vise à favoriser les nouveaux regards sur des sujets bien identifiés (sidérurgie, guerres, mouvements migratoires…), mais également sur des thèmes pas ou peu traités à ce jour (arcanes des institutions européennes, faits divers, imaginaires locaux, phénomènes sociétaux ou naturels…), qu’ils soient inspirés de réalités physiques (paysages, bâtiments, infrastructures), de faits historiques (personnalités, événements…) ou de sujets d’actualité.
Le prix permet ainsi d’encourager les cinéastes à explorer et dévoiler le champ des possibles de ces thématiques et à s’approprier l’apport artistique et intellectuel d’une perspective narrative transfrontalière, afin de contribuer au développement d’une véritable signature de l’espace CinEuro et de renforcer sa visibilité dans le cinéma européen et international.
Catégories et montant du Prix
Le Prix CinEuro est attribué annuellement dans deux catégories de projets en développement :
- Documentaire : prix d’un montant de 10.000 €, décerné à un projet de documentaire cinéma, audiovisuel ou destiné aux plateformes de streaming, de long-métrage (min. 40 min) ou de série (min. 2 x 20 min). À cela pourra s’ajouter un bonus de 5.000 € dans le cas où le Jury jugera satisfaisant l’état d’avancement du projet après une période de 2 ans.
- Fiction : prix d’un montant de 20.000 €, décerné à un projet audiovisuel, cinéma ou destiné aux plateformes de streaming, de long-métrage (min. 60 min) ou de série (min. 3 x 20 min) en prise de vue réelle ou en animation. À cela pourra s’ajouter un bonus de 10.000 € dans le cas où le Jury jugera satisfaisant l’état de d’avancement du projet après une période de 2 ans.
Contexte
CinEuro est un projet INTERREG créé pour encourager le production cinématographique transfrontalière.
Ce réseau transfrontalier de près de 40 organismes est en charge du soutien à la filière cinématographique et audiovisuelle en France, au Luxembourg, en Allemagne, en Suisse et en Belgique. À partir de 2023, les partenaires de CinEuro ont souhaité soutenir le développement de coproductions portant sur des récits liés aux territoires partenaires.
À cet effet, la Région Grand Est, le Film Fund Luxembourg, la Medien- und Filmgesellschaft Baden-Württemberg, la Saarland Medien GmbH, le Ministerium für Familie, Frauen, Kultur und Integration Rheinland-Pfalz, Wallimage, screen.brussels, Wallonie-Bruxelles International et le Ministerium der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens ont lancé conjointement le Prix CinEuro. En 2024, les organisateurs du Prix ont été rejoints par l’Eurométropole de Strasbourg, puis par Balimage pour l’édition 2025, ce qui a permis d’étendre le territoire couvert par le Prix à la Suisse du Nord-Ouest.
Conditions d'éligibilité principales
Les projets doivent :
- être portés par un tandem auteur–producteur
- être développés par une société de production européenne ou suisse
- être en développement (tournage non prévu dans l’année suivant le dépôt et sans aide à la production déjà obtenue)
- présenter un ancrage narratif dans au moins deux territoires CinEuro, idéalement situés dans deux pays différents
- disposer d’un engagement formalisé de coproduction ou de co-développement avec une société située dans un autre pays européen
Au moins une des sociétés de production impliquées doit être implantée dans un territoire CinEuro, sans obligation qu’il s’agisse de la société déposant le projet.
Les territoires concernés sont : Bruxelles-Capitale, Wallonie (y compris Ostbelgien), Luxembourg, Sarre, Rhénanie-Palatinat, Bade-Wurtemberg, Suisse du Nord-Ouest et Grand Est.
Sélection des projets
Après vérification de l’éligibilité, les projets sont évalués par un jury composé de représentants des institutions membres du Prix, selon des critères artistiques, narratifs et de faisabilité.
Au moins deux projets par catégorie sont sélectionnés comme finalistes et annoncés lors du Festival de Cannes.
Les finalistes présentent ensuite leur projet au Forum Alentours à Strasbourg (1–3 juillet), où sont désignés les lauréats Fiction et Documentaire.
Dépôt des projets
L’appel à projets pour le Prix CinEuro 2026 sera ouvert jusqu'au dimanche 15 mars à minuit (CET).
Le dossier de candidature doit être déposé sur le site CinEuro.
Aucune candidature envoyée après la date limite ou par un autre moyen (mail, courrier, etc.) ne sera acceptée. Afin d’éviter tout problème technique, il est recommandé de déposer votre dossier avant la date de clôture.
Les modalités complètes de candidature sont précisées dans le règlement public 2026, téléchargeable sur le site. Ce document fait foi. Le présent texte vise uniquement à présenter les critères principaux afin d’aider les producteurs à vérifier l’éligibilité de leur projet.
Pour toute question ou conseil, contactez prize@cineuro.eu.
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Adresse
Cette première exposition monographique en France consacrée à Chaïm-Charles Kaliski (1929-2015) rassemble 120 dessins, photographies et archives. Elle met en lumière le parcours d'un artiste singulier, à jamais marqué par la Shoah. Double graphique de l'auteur, "Jim d'Etterbeek" est au cœur d'une œuvre monumentale sur l'Occupation à Bruxelles, constituée de plus de cinq mille dessins.
Aîné de quatre enfants, Chaïm Kaliski naît à Bruxelles en 1929 entre la gare du Midi et les abattoirs, dans une famille juive polonaise. Son père, Abraham, est maroquinier, sa mère, Fradla, couturière. L’occupation de la Belgique en mai 1940 bouleverse leur existence. Après avoir fui en France devant l’avancée de la Wehrmacht, les Kaliski reviennent dans la capitale belge, faute de ressources. Commence alors une survie qui tient du miracle puisqu’ils échappent aux contrôles, aux dénonciations et à la grande rafle du quartier juif de Cureghem, le 3 septembre 1942. Mais Abraham est arrêté le 12 février 1944. Fradla parvient alors à placer ses plus jeunes enfants et se cache avec Chaïm, jusqu’à la Libération en septembre 1944.
Pour Chaïm, la vie s’arrête le jour de l’arrestation de son père, dont il revivra le traumatisme toute son existence. C’est à l’âge de soixante ans, en 1989, sur les conseils de sa sœur Sarah, elle-même artiste peintre, qu’il entreprendra de dessiner leur histoire, à laquelle il se consacrera pendant dix-huit années, produisant des milliers de dessins.
Le trait, au premier abord enfantin, n’en est pas moins sûr : scènes d’arrestations, de rafles qui obsèdent l’artiste, resté à jamais "enfant caché", marqué par la peur et l’angoisse liées aux images imprimées sur sa rétine. Essentiellement tracées à l’encre de Chine, ces scènes déchirantes allient le texte et l’image. Elles consistent en des dessins "très sonores", qui évoquent les cris d’épouvante, les hurlements, le bruit des moteurs des camions ou le cliquetis des armes lors des rafles, formant un tourbillon auquel s’ajoutent des refrains récurrents, telles d’obsédantes litanies. Le lecteur découvre une communauté juive en voie d’anéantissement à travers les conversations entre le père de l’artiste et les connaissances qu’il croise lors de ses déambulations.
Les dessins réalisés par Chaïm Kaliski constituent la chronique bouleversante d’une enfance juive et un témoignage d’une infinie précision sur les juifs bruxellois sous l’Occupation. Parfait exemple d’art brut, son œuvre est celle d’un homme hypermnésique, doté d’une immense culture historique, et d’un artiste encore méconnu en France.
L’exposition, qui a bénéficié de prêts exceptionnels du Musée juif de Belgique, est accompagnée d’une rencontre à l’auditorium et de visites guidées.
Infos pratiques
- Tarif plein : 13€
- Tarif réduit : 9€ (18-25 ans non résidents européens, familles nombreuses)
- Gratuit pour les Amis du mahJ, les moins 18 ans. les 18-25 ans résidents UE. Voir les autres gratuités
- Gratuit pour tous le premier samedi du mois, d’octobre à juin
Adresse
L'exposition d'Amélie Bouvier invite à une exploration visuelle et conceptuelle du ciel et du cosmos, à travers une série d'œuvres inspirées par les représentations passées et présentes de l'univers. Qu'elles proviennent de la science, de la mythologie, de la culture populaire ou des archives médiatiques, ces images parlent de ce qui est lointain, inaccessible, mais profondément chargé de désir, d'ambition et de croyance.
À travers le prisme du dessin et de la construction d’images, ce travail interroge les récits que l’humanité projette dans les étoiles : les mythes fondateurs, les grandes utopies technologiques, les fantasmes d’exploration ou encore les peurs collectives.
En articulant recherche iconographique, travail graphique et réflexion critique, Amélie Bouvier met en lumière les tensions entre observation scientifique et projection symbolique, entre savoir et imaginaire, entre le visible et l’invisible.
Au sein de la salle d’exposition, l’artiste Amélie Bouvier vous invite à glisser un mot dans la table aux milles étoiles. À la fin de l’exposition, vos témoignages lui seront envoyés pour être valorisés dans une prochaine création.
- Du 16 janvier au 25 avril 2026
- Entrée libre
- Mardi et vendredi 13h-18h30 et Mercredi, jeudi et samedi 10h-12h/13h-18h30
Wallonie-Bruxelles International (WBI) recrute un.e employé.e de niveau A chargé.e du contrôle de premier niveau de projets européens INTERREG VIB Europe du Nord-Ouest (ENO), INTERREG Europe et URBACT IV. Il s'agit d'un contrat pour un travail nettement défini couvrant la programmation 2021-2027 + 3 ans jusqu’au 31/03/2030. Les candidatures sont attendues pour le 1er février 2026.
Wallonie-Bruxelles International (WBI) recrute un.e employé.e de niveau A chargé.e du contrôle de premier niveau de projets européens INTERREG VIB Europe du Nord-Ouest (ENO), INTERREG Europe et URBACT IV. Il s'agit d'un contrat pour un travail nettement défini couvrant la programmation 2021-2027 + 3 ans jusqu’au 31/03/2030. Les candidatures sont attendues pour le 1er février 2026.
Description
Dans le cadre de la programmation 2021-2027, le Gouvernement wallon a décidé de centraliser les contrôles des dépenses wallonnes sur pièces et sur place de premier niveau au sein de la cellule audit et contrôle de WBI pour les programmes de coopération territoriale européenne (CTE) INTERREG VIB ENO, INTERREG EUROPE et URBACTIV. Cette centralisation a pour objectif principal d’assurer une meilleure complémentarité entre ces deux types de contrôles.
WBI effectuera cette mission de contrôle de premier niveau sur pièces et sur place en étroite collaboration avec les administrations fonctionnelles compétentes de la Région wallonne, les UAP et les administrations de la Fédération Wallonie-Bruxelles, notamment pour évaluer les aspects techniques des projets financés.
Missions
- Contrôles de 1er niveau – Cette mission comprend principalement : les vérifications sur pièces et sur place des dépenses encourues par les bénéficiaires wallons dans le cadre des projets de coopération territoriale européenne INTERREG VIB ENO, INTERREG Europe et URBACT IV.
- Soutien à la gestion et à la mise en œuvre des programmes européens gérés au sein du département Coopération territoriale européenne dans toutes ses composantes et notamment : suivi physique et financier, le contrôle des projets, la vérification du respect des obligations européennes et nationales en matière de respect de normes environnementales, de marché public, d’information/publicité et d’égalité des chances.
Profil recherché
- Diplôme universitaire/de niveau universitaire (master) ou lauréat d'un examen de promotion au niveau supérieur (niveau 1 ou A).
- Emploi pouvant être occupé par une personne titulaire d’un diplôme permettant d’accéder à une fonction du niveau A au moins telle que définie dans l’arrêté des Gouvernement wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles portant statut administratif et pécuniaire des membres du personnel de Wallonie-Bruxelles International (WBI).
- Être en possession d’une attestation d’équivalence dans le cas d’un diplôme obtenu hors Belgique, sauf exceptions. Se référer à la procédure du de la Direction des équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Lien : https://equisup.cfwb.be/equivalence/procedure/ - Contact : 02/690.89.00)
Connaissances
- Bonnes connaissances en informatique et outils de gestion (Word, Excel niveau intermédiaire ; filtre, tri, formules…) + logiciel spécifique en comptabilité (formation en interne).
- Base de données – Développer, optimiser et administrer des bases de données.
- Connaissances approfondies en comptabilité (analyser des pièces comptables, concevoir des plans d’analyse de pièces comptables, appliquer les normes en matières comptables…).
- Connaissance des systèmes administratif et institutionnel (Wallonie et Fédération).
- Maitrise parfaite de la langue française tant à l’oral qu’à l’écrit.
- Bonne connaissance de l’anglais tant à l’écrit qu’à l’oral.
- Connaissances juridiques spécifiques (législations marchés publics et aides d’Etat).
Sélection
Le concours de recrutement comprend 3 phases :
La première phase consiste en la vérification du dossier de candidature par WBI des conditions de participation.
La deuxième phase se compose d’une épreuve écrite. Cette épreuve sera destinée à évaluer les compétences techniques des candidats. Les candidats ayant obtenu les 10 meilleurs résultats à l’épreuve écrite (avec 60% des points minimum) sont invités à l’épreuve finale. Il s’agit donc d’une épreuve éliminatoire.
Enfin, la troisième phase se compose d’une épreuve orale. Il s’agira d’une épreuve orale sous forme d’un entretien visant à évaluer le profil du candidat en accord avec les compétences techniques et comportementale, la motivation et les affinités avec le travail sur le terrain. La motivation, l’intérêt et les affinités du candidat avec le domaine seront également évalués. Cette épreuve peut être assortie d’une préparation de casus préalable à l’entretien.
Dossier de candidature
Le dossier de candidature est à envoyer par courriel (recrutement@wbi.be) ou par courrier postal (cachet de la poste faisant foi), au plus tard le 1er février 2026 à minuit, à l’attention de :
Madame Pascale Delcomminette
Administratrice générale de WBI
Place Sainctelette, 2
B-1080 Bruxelles
Le dossier de candidature (reprendre la référence ID298) comprend :
- Une copie du/des diplôme(s) [accompagnée(s) de l’équivalence dans le cas de diplôme(s) non belge(s)].
- Une lettre de motivation.
- Un curriculum vitae détaillé.
- Toute preuve utile d’expérience professionnelle.
Un dossier incomplet ou envoyé hors délai n’est pas pris en compte.
Vous trouverez l'offre d'emploi détaillée en pièce jointe.
Documents liés
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L'association Françoise pour l'œuvre contemporaine en société, dite Françoise, accueille du 5 janvier au 27 mars 2026, à la Cité Internationale des Arts à paris, l'artiste belge Céline Cuvelier. Elle est lauréate, avec Sarah Feuillas, de l'appel à candidatures du programme de résidence dédié à l'exploration des liens entre art, société et psychiatrie initié par Françoise et la Cité Internationale des Arts.
Genèse du programme de résidence
Depuis 2015, l’association Françoise contribue à inscrire les pratiques artistiques contemporaines au cœur de la cité, dans une dynamique d’ouverture et d’inclusion de l’altérité. Ses projets, expositions, résidences, collaborations avec des institutions de soin et des associations interrogent les rapports entre art, mémoire, vulnérabilité et transmission.
Pour Françoise, ce projet s’inscrit dans la continuité de collaborations avec des lieux tels que le Museum Dr. Guislain (Gand, Belgique), dédié à l’histoire de la psychiatrie et à l’art brut, et de la programmation de la Fondation Francès.
L’art est le témoin de la vie psychique : il y trouve sa source, parfois son sujet. Il en reflète les trouvailles mais aussi les conflits, les déséquilibres ou les manques. Le programme propose un espace d’expérimentation et de dialogue, favorisant un changement de point de vue sur les pratiques et un temps d’élaboration collective.
La résidence à Paris de Céline Cuvelier constitue avant tout un temps de recherche consacré aux deux projets qu’elle a déjà amorcés : l’un portant sur l’infanticide commis par des mères, l’autre sur la surmédicalisation dans le domaine de la santé mentale.
Au cours de ses dix années de travail en prison en tant qu’intervenante artistique, elle a eu l’occasion de rencontrer différentes femmes ayant commis des infanticides. Elle questionne ainsi la manière dont ces femmes sont perçues par la société, la figure du monstre social, les différents terrains socio-économiques dont elles proviennent, leurs profils psychiatriques et la manière dont la société et la justice les condamnent.
Par ailleurs, elle questionne la médication comme seule réponse à une société traversant des crises et une politique de résolution "de type pansement sur une plaie ouverte". La normalisation de l’usage d’une médication psychoactive, la focalisation sur l’individu "défaillant" plutôt que sur le contexte délétère ayant créé le trouble l’interrogent.
Pendant sa résidence, Céline Cuvelier sera accompagnée par Albertine de Galbert, curatrice et psychologue clinicienne. Ce mentorat scientifique et artistique est essentiel pour structurer le projet et les ateliers artistiques qui seront mis en place avec les patients.
Rencontres et ateliers
- 14 janvier 2026 : rencontre avec les étudiants en psychologie du programme Positive Psychology & Wellbeing du California State University San Marcos
- 2 ateliers par mois avec Albertine de Galbert
- Plusieurs rencontres avec des professionnels de la culture et des chercheurs en psychologie et le milieu carcéral à confirmer.
Visites
- Visite de l’exposition "Tenter l’art pour soigner - À l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville dans les années 1960" à l’Institut du Monde Arabe.
- Visite du Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte‑Anne (MAHHSA) et son exposition.
Diffusion
- Partage et diffusion en ligne de la résidence en continu
- Mi-mars : Open Studio à la Cité internationale des arts et table-ronde
Adresse
Ceramic Brussels
Du 21 au 25 janvier 2026 à Tour & Taxis.
Longtemps déconsidérée, reléguée au genre d’art mineur, la céramique connaît un renouveau et un essor international sans précédent depuis ces dix dernières années, intéressant de plus en plus d’artistes et retrouvant une place notable dans les galeries, les institutions et les écoles d’art.
Aucune foire d’envergure ne lui avait encore été consacrée avant que le duo franco-belge, constitué de Jean-Marc Dimanche et Gilles Parmentier, ne décide en 2024 d’y remédier en concevant le premier salon international entièrement consacré au médium qui réunit près de 60 galeries, institutions et acteurs clés de la céramique contemporaine, dans une scénographie unique.
Fort du succès des deux dernières éditions, le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris réitère ce partenariat fécond en demeurant associé au Jury. Il décernera un Prix à l’un·e des lauréat·es de l’Art Prize qui offrira la possibilité au.à la lauréat·e de présenter l’une de ses œuvres au Centre à Paris en Saison 2027.
Pour cette édition 2026, participeront plus de 70 exposant·e·s internationaux près de 200 artistes.
L’Espagne sera le pays invité, dans le cadre de EUROPALIA ESPAÑA 2025-26.
Une exposition collective valorisera une dizaine de créateur·ices sélectionné·es, à la faveur de l’appel à candidature de l’Art Prize, visant à mettre en valeur la vitalité et la diversité de la pratique contemporaine de la céramique, à soutenir la création contemporaine et à stimuler de nouveaux échanges entre les artistes, les institutions, les galeries et le public.
Parmi les galeries belges représentées, citons : Galerie Esther Verhaeghe, Galerie Christine Colon, Galerie Fontana, Jonathan F. Kugel, La peau de l’ours, Lancz Gallery, Laurentin Gallery, Puls ceramics, Sorry We’re Closed, SPAX Projects, Spazio Nobile, Delville Oriental Art.
Trois offres de stages à destination de stagiaires de Wallonie-Bruxelles sont ouvertes au siège de l'UNESCO à Paris : au Secteur de la culture (Entité de la diversité des expressions culturelles, Unité des programmes et du renforcement des capacités et Centre du patrimoine mondial, Unité Europe et Amérique du Nord ) et au Secteur des sciences exactes et naturelles (Section des politiques de la science, de la technologie et de l’innovation). Il s'agit de stages d'une durée de 5 mois, du 1er mars au 31 juillet 2026.
Trois offres de stages à destination de stagiaires de Wallonie-Bruxelles sont ouvertes au siège de l'UNESCO à Paris : au Secteur de la culture (Entité de la diversité des expressions culturelles, Unité des programmes et du renforcement des capacités et Centre du patrimoine mondial, Unité Europe et Amérique du Nord ) et au Secteur des sciences exactes et naturelles (Section des politiques de la science, de la technologie et de l’innovation). Il s'agit de stages d'une durée de 5 mois, du 1er mars au 31 juillet 2026. Les candidatures sont attendues pour le 1er février 2026.
Secteur de la culture, Entité de la diversité des expressions culturelles, Unité des programmes et du renforcement des capacités
L'Entité de la diversité des expressions culturelles promeut la diversité des expressions culturelles et l'économie créative comme vecteurs de développement durable. Elle assure la mise en œuvre effective et le suivi de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et de la Recommandation de 1980 relative à la condition de l'artiste. Elle encourage également la coopération internationale en fournissant une assistance aux gouvernements du monde entier pour concevoir, suivre et évaluer les politiques qui favorisent la diversité des expressions culturelles et l'économie créative.
Description du stage
Soutenir le suivi et la mise en œuvre des activités de coopération internationale de l’Entité de la diversité des expressions culturelles.
Objectifs du stage
- Approfondir sa connaissance des instruments juridiques dans le domaine de la culture
- Apprendre à travailler dans un contexte multiculturel et international
- Renforcer ses capacités à établir et à entretenir des relations professionnelles avec un large éventail de parties prenantes, à comprendre leurs besoins et à instaurer la confiance dans des relations de travail à long terme
Tâches principales
- Contribuer à la préparation de briefings, des comptes rendus, et des matériels de communication
- Soutien la préparation et suivi des réunions liées à la protection et la promotion de la diversité culturelle dans l’environnement numérique
- Rédiger des notes de synthèse dans le cadre de la mise en œuvre des programmes et des initiatives liés à la Convention de 2005
- Aider à l'organisation de réunions, d'ateliers et de conférences et assister dans la préparation et la logistique des événements spéciaux liés à la diversité culturelle
Qualifications
Diplôme universitaire avancé (Master ou équivalent) dans un établissement de l'enseignement supérieur financé ou organisé et subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles (en Belgique) au moment du stage dans l'un des domaines couverts par la Convention de 2005 (politiques culturelles, gestion culturelle, industries culturelles et créatives, etc.) et/ou dans les sciences humaines et politiques, l'administration et la gestion de projets de développement durable.
Attention, le dernier diplôme obtenu doit avoir été délivré au plus tard 2 ans avant le début du stage.
Secteur de la culture, Centre du patrimoine mondial, Unité Europe et Amérique du Nord
Le Centre du patrimoine mondial assure la mise en œuvre et le suivi de la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel ainsi que de la Recommandation concernant le paysage urbain historique (2011). Ces deux instruments constituent des plateformes de coopération internationale permettant d’élaborer des stratégies innovantes et de renforcer les capacités institutionnelles et humaines en vue de la conservation, de la préservation et de la gestion durables du patrimoine culturel et naturel, face aux menaces croissantes qui pèsent sur eux, telles que effets du changement climatique, la pression engendrée par l’urbanisation et le développement non maîtrisés, les pratiques touristiques non durables, ou encore les atteintes délibérément portées au patrimoine culturel et les conflits armés.
Description du stage
Appui au suivi de l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial dans la région Europe et Amérique du Nord.
Objectifs d'apprentissage
- Acquérir une compréhension approfondie des politiques, procédures et lignes directrices de l’UNESCO liées aux biens du patrimoine mondial
- Observer et contribuer à la préparation et à l’exécution des activités liées au fonctionnement du Centre du patrimoine mondial en tant que secrétariat du Comité intergouvernemental
- Développer des compétences en gestion de projet en assistant à la coordination des tâches, des échéances et des livrables lies aux projets en cours
- Améliorer les compétences en communication interpersonnelle grâce à une collaboration active au sein d’une équipe multiculturelle et avec des parties prenantes externes
- S’engager dans un apprentissage continu, recherchant des opportunités d’approfondir ses connaissances en conservation du patrimoine, en relations internationales et dans des domaines connexes
- Développer une adaptabilité et une flexibilité pour répondre aux environnements de travail dynamiques et multiculturels, s’ajustant aux priorités et aux défis en évolution
- Améliorer les compétences en résolution de problèmes en abordant les défis et en proposant des solutions possibles
Tâches principales
- Effectuer des recherches et aider à rassembler des informations en vue de l’élaboration de différents documents écrits (briefings, notes problématisées, discours...) en lien avec les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial
- Contribuer à la rédaction de correspondance avec les États parties et la société civile de la région au sujet de l’état de conservation des biens du patrimoine mondial
- Contribuer à la préparation de communiqués de presse, webnews et autres contenus médiatiques
- Apporter un soutien à la préparation des réunions statutaires ou thématiques de la Convention du patrimoine mondial
- Apporter un soutien à la préparation des missions de suivi réactif et de conseil
- Contribuer à l’évaluation des propositions de création ou de renouvellement de Chaires UNESCO dans le domaine du patrimoine culturel et naturel présentées par les pays de la région
- Maintenir les dossiers électroniques à jour et organisés en respectant les normes de règles et pratiques de classement en place et contribuer aux tâches d’archivage
Qualifications
Diplôme de Master dans un établissement de l’enseignement supérieur financé ou organisé et subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles (en Belgique) au moment du stage en sciences humaines (histoire, histoire de l’art) ou sociales (sociologie, anthropologie, géographie) ou en sciences appliquées (architecture, architecture du paysage, ingénierie, protection du patrimoine culture ou naturel) ou encore dans l’administration et la gestion de projets, sciences-politiques.
Ou avoir un bachelier et être en master dans les domaines cités ci-dessus au moment du dépôt de votre candidature.
Le dernier diplôme obtenu doit avoir été délivré au plus tard 2 ans avant le début du stage.
Secteur des sciences exactes et naturelles, Section des politiques de la science, de la technologie et de l’innovation
La section des politiques de la science, de la technologie et de l’innovation de l’UNESCO aide et mobilise ses États membres et ses partenaires pour créer des environnements favorables, rendant la science, la technologie et l’innovation plus accessibles, transparentes, inclusives et connectées aux besoins de la société. Son équipe est notamment responsable de la mise en œuvre de la Recommandation de l’UNESCO sur une science ouverte, adoptée en 2021 par 193 États membres. Cette recommandation représente le premier instrument normatif international sur la science ouverte. Les domaines d’action pour sa mise en œuvre incluent la promotion de la coopération internationale et multipartite dans le contexte de la science ouverte en vue de réduire les fractures numériques, technologiques et en matière de connaissance. La recommandation souligne la nécessité de rendre les connaissances scientifiques multilingues, librement accessibles à tous et réutilisables par tous. La section des politiques de la science, de la technologie et de l’innovation de l’UNESCO travaille également sur l’inclusivité dans les sciences à travers des projets et programmes axés sur l’égalité des genres.
Description du stage
Soutenir la mise en œuvre de la Recommandation de l’UNESCO sur une science ouverte. Soutenir également le suivi des initiatives visant à renforcer la visibilité des femmes scientifiques dans les médias, ainsi que les préparatifs de la cérémonie du Prix international du programme L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, qui aura lieu au printemps 2026.
Objectifs du stage
- Approfondir sa connaissance sur l’inclusivité dans le domaine de la science et en particulier sur la science ouverte et la promotion des femmes et des filles en science
- Apprendre à travailler dans un contexte multiculturel et international
- Renforcer ses capacités à établir et à entretenir des relations professionnelles avec un large éventail de parties prenantes, à comprendre leurs besoins et à instaurer la confiance dans des relations de travail à long terme
Tâches principales
- Contribuer à la préparation et au suivi des activités visant à renforcer la visibilité des femmes scientifiques, notamment dans les médias
- Contribuer au management quotidien de la L’Oréal-UNESCO For Women in Science Community Platform
- Contribuer à la mise en œuvre et au suivi des activités liées à la Recommandation de l’UNESCO sur une science ouverte, notamment sur l’aspect du multilinguisme
- Contribuer à la préparation de matériels de communication
- Aider à l'organisation de réunions, d'ateliers, de conférences et des événements spéciaux liés à la science ouverte et l’égalité des genres en science, dont la cérémonie du Prix international du programme L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science
Qualifications
Diplôme de l'enseignement supérieur financé ou organisé et subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles au moment du stage en sciences exactes ou naturelles, sciences sociales, innovation et technologie, communication, relations publiques ou sciences politiques.
Le dernier diplôme obtenu doit avoir été délivré au plus tard 2 ans avant le début du stage.
Financement
Wallonie-Bruxelles International octroie une bourse d’un montant forfaitaire mensuel de 1.600 euros /mois + un remboursement des frais de transport avec un maximum de 500 euros.
Introduction des candidatures
Les candidatures doivent être envoyées pour le dimanche 1er février 2026 à bourses@wbi.be :
- Un CV
- Une lettre de motivation
Remarque : les candidat.e.s présélectionné.e.s par WBI sous l’angle de la recevabilité de la candidature (tout dossier incomplet est jugé irrecevable) acceptent un entretien de sélection à distance avec l’organisation d’accueil.
Retrouvez les trois offres de stage détaillées en pièces jointes.
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Dans le paysage complexe du financement européen de la recherche et de l’innovation, réussir une proposition de projet relève tant de l’excellence scientifique que d’une maîtrise fine des attentes de la Commission européenne.
Dans le paysage complexe du financement européen de la recherche et de l’innovation, réussir une proposition de projet relève tant de l’excellence scientifique que d’une maîtrise fine des attentes de la Commission européenne. Lors de l’European Cyber Week, organisée à Rennes (France), un atelier pratique organisé par le service Recherche et Innovation de Wallonie-Bruxelles International a permis de mieux préparer les candidats au dépôt de telles propositions.
« L’idée est d’apporter des informations concrètes et pertinentes aux chercheurs francophones présents à cette semaine de la cybersécurité », souligne Adrien Sellez, Conseiller scientifique et académique de WBI en France. « Mais aussi de leur permettre ensuite de dialoguer et pourquoi pas, d’imaginer ensemble le montage d’un projet à soumettre dans le cadre des appels 2026-2027 du programme Horizon Europe en cybersécurité ».
Avec l’aide de Cyberwal, l’initiative d’innovation stratégique wallonne dédiée à la cybersécurité, et l’Awex, l’Agence wallonne aux exportations et investissements étrangers, il est à l’origine de cette rencontre entre francophones : des Français, bien évidemment, des Wallons et des Bruxellois, mais aussi des Suisses et des Québécois.
Bien comprendre les critères d’évaluation
Comment bâtir un consortium crédible de partenaires et structurer une proposition solide afin de maximiser ses chances de succès lors de l’évaluation ? « Un élément souvent négligé dans le montage d’un dossier européen se révèle essentiel », pointe Philippe Massonnet, du Cetic, le Centre d’excellence en technologies de l’information et de la communication basé à Gosselies. « Il s’agit de la bonne compréhension des critères d’évaluation des propositions par les experts de la Commission. »
Avant d’examiner les projets, les évaluateurs reçoivent une courte formation accessible publiquement. Elle expose les questions précises auxquelles ils devront répondre. Pour les porteurs de projet, cette transparence constitue un avantage stratégique : consulter ces documents permet d’anticiper les attentes des experts et d’y répondre explicitement dans la proposition. « Si l’évaluateur trouve la réponse dans votre texte, son travail est facilité », résume Philippe Massonnet.
Tactique budgétaire et résultats attendus
Le premier niveau de réflexion concerne le budget. Chaque appel à projets fixe un budget global et recommande une fourchette indicative pour chaque proposition. Un exemple évoqué illustre bien l’enjeu : un appel doté de 30 millions d’euros suggère des projets entre 14 et 16 millions. Toutefois, la réglementation impose que le financement total ne dépasse pas l’enveloppe disponible. Ainsi, si deux projets classés en tête demandent chacun 16 millions, le second sera automatiquement écarté. La tactique consiste dès lors à viser le bas de la fourchette, afin de rester finançable même si un concurrent se place devant. Une règle tacite, mais importante.
Autre point central : les « expected outcomes » ou résultats attendus. Les appels définissent souvent plusieurs options, dont une au moins doit être couverte par les candidats. Faut-il en cibler une seule ou plusieurs ? La réponse dépend du consortium et du potentiel d’impact. Se disperser peut affaiblir la proposition si les partenaires n’ont pas les compétences pour couvrir plusieurs objectifs. « À l’inverse, un ciblage clair peut renforcer la cohérence et la crédibilité scientifique », estime M. Massonnet. « Ces appels, parfois très ciblés, exigent une correspondance précise avec des problèmes de recherche bien définis : détection de menaces cyber, amélioration des temps de réponse automatisés, renforcement de l’authentification… Autant d’exemples démontrant que le vague ou les généralités sont rédhibitoires. »
Un vocabulaire à maîtriser
La Commission utilise une terminologie très codifiée : « objectives », « results », « research outputs », « outcomes », « impact »…. « La distinction entre 'outcome' et 'impact' est particulièrement importante », précise le représentant du Cetic. « Les 'outcomes' concernent les effets directs sur une communauté cible définie, tandis que l’'impact' renvoie aux transformations plus générales et à long terme sur la société, l’économie ou la science. Les propositions doivent articuler ces niveaux et montrer comment les résultats scientifiques, les activités de dissémination et les actions d’exploitation conduisent à des changements réels ».
La structure des propositions reflète cette logique : excellence scientifique, impact, puis mise en œuvre. Les différentes parties doivent dialoguer entre elles : les « work packages » doivent renvoyer explicitement aux objectifs. Les livrables doivent démontrer comment ils contribuent aux « outcomes ». Et les activités de communication doivent s’adresser à des publics cibles bien identifiés. La cohérence générale est scrutée avec attention.
Aligner science et politiques européennes
Un autre aspect clé consiste à relier le projet aux grandes priorités politiques de l’Union. La Commission fournit des documents qui montrent la chaîne logique entre résultats de projets et objectifs stratégiques européens.
Se limiter à répéter le texte de l’appel est insuffisant : les porteurs doivent montrer comment leur projet s’inscrit dans une vision plus large, souvent peu détaillée dans l’appel lui-même. Cette capacité d’alignement renforce la crédibilité et la pertinence du dossier.
Les critères d’évaluation : un triptyque exigeant
Les propositions sont jugées selon trois axes : excellence scientifique, impact, et qualité de la mise en œuvre. Dans la section « excellence », les évaluateurs examinent la clarté des objectifs, leur pertinence, leur caractère mesurable et réaliste, ainsi que la capacité du projet à faire progresser l’état de l’art. Sans innovation réelle, même un impact fort ne suffit pas.
« La méthodologie scientifique doit être rigoureuse, bien fondée et parfois interdisciplinaire. Dans des projets mêlant cybersécurité, droit ou éthique, il faut expliquer comment ces disciplines collaboreront concrètement. Les dimensions de genre, d’open science et de gestion responsable des données (conforme au RGPD) prennent une importance croissante », précise encore le spécialiste.
La section « impact » interroge la crédibilité des changements annoncés, l’identification des obstacles et des plans de mitigation, et surtout la pertinence du public cible. Plus ce public est identifiable, mieux l’évaluateur peut croire à l’efficacité des actions proposées. Un exemple est donné : en cybersécurité hospitalière, travailler avec des groupes de patients clairement établis renforce la validité de l’approche.
En somme, réussir une proposition européenne exige tant une maîtrise scientifique qu’une compréhension fine du processus administratif et politique. Une démarche méthodique, cohérente et ancrée dans les priorités européennes reste la clef pour transformer une idée de recherche en un projet financé.
Ne pas oublier les tableaux
Un dernier conseil ? Il vient du Pr Jean-Yves Marion, de l’Université de Lorraine. Il a eu l’occasion de voir les deux facettes des projets européens. D’abord comme scientifique impliqué dans un consortium, ensuite comme expert européen pour des projets à évaluer.
« Quand on doit évaluer une proposition, des tableaux récapitulatifs sont précieux », dit-il. « Il ne faut pas supposer que l’évaluateur est un super esprit qui connaît tout. »
Au terme de l’atelier, les spécialistes « cyber » francophones se sont retrouvés mieux armés pour imaginer des projets à déposer ensemble. Sept appels « cyber » seront proposés en 2026 et 2027 par la Commission européenne.
Article rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science.