À Zürich, Fribourg ou Lausanne, les grues dominent l’horizon. Les immeubles d’après-guerre disparaissent les uns après les autres. Derrière cette dynamique, un phénomène massif : la démolition-reconstruction systématique. Une pratique aujourd’hui remise en question par une nouvelle génération d’architectes, dont fait partie le bureau zurichois Baubüro in Situ, engagé dans une approche radicalement différente : construire en réutilisant l’existant.
À Zürich, Fribourg ou Lausanne, les grues dominent l’horizon. Les immeubles d’après-guerre disparaissent les uns après les autres. Derrière cette dynamique, un phénomène massif : la démolition-reconstruction systématique. Une pratique aujourd’hui remise en question par une nouvelle génération d’architectes, dont fait partie le bureau zurichois Baubüro in Situ, engagé dans une approche radicalement différente : construire en réutilisant l’existant.
"L’enjeu est important. Le secteur du bâtiment représente à lui seul près de 37% des émissions mondiales de CO₂", pointe Benjamin Poignon (Baubüro). "En Suisse, il génère chaque année des millions de tonnes de déchets. Rien que les matériaux de construction issus de démolitions atteignent environ 17 millions de tonnes par an, soit près de 2 tonnes par habitant. Un chiffre qui dépasse largement celui des déchets ménagers."
Dans ce contexte, continuer à démolir pour systématiquement reconstruire avec des matériaux neufs est de plus en plus difficile à justifier. Un immeuble vieillissant, même structurellement sain, est souvent rasé pour être remplacé par un bâtiment similaire, parfois simplement plus haut. Cette logique répond à des impératifs économiques de densification et de rentabilité. Mais elle entraîne aussi des conséquences sociales importantes, notamment en matière de hausse des loyers et d’expulsions dans les centres urbains. Et, bien entendu, cela génère aussi d’importantes émissions de CO2.
Considérer la ville comme une mine urbaine
Face à ce constat, Baubüro propose une autre voie. "Il s’agit de considérer la ville comme une mine urbaine. Autrement dit, il faut voir dans chaque bâtiment existant un réservoir de matériaux, de savoir-faire et de valeur", précise Benjamin Poignon.
Pour les chercheurs, les architectes et les experts belges emmenés sur place par Wallonie-Bruxelles International et GreenWin, le pôle wallon dédié aux "Cleantechs", les échanges sont riches. La thématique du réemploi est au cœur des discussions.
Le réemploi ? "Il ne s’agit pas du recyclage des matériaux, qui suppose qu’on les transforme pour les réutiliser", pointe la Pre Emilie Gobbo, du LAB, l’Institut de recherche de la faculté d’architecture de l’UCLouvain. "Il s’agit de récupérer et de réemployer des matériaux existants."
L’exemple iconique du K-118
La méthode de Baubüro repose sur une approche globale. Le bureau est structuré en plusieurs entités complémentaires : certaines travaillent sur l’occupation temporaire des bâtiments en attente de transformation, d’autres sur la planification participative ou encore sur la circularité des matériaux. Ensemble, elles couvrent tout le cycle de vie du bâti.
Au cœur de leur démarche : éviter la démolition lorsque cela est possible, et, sinon, récupérer un maximum d’éléments. Fenêtres, escaliers, structures métalliques, façades… tout peut potentiellement être démonté, stocké et réutilisé. Une pratique encore marginale, mais en plein essor.
L’exemple du projet K-118 à Winterthur, non loin de Zürich, illustre cette philosophie. Sur un ancien site industriel, un bâtiment existant a été transformé et surélevé en intégrant massivement des matériaux de réemploi. Structure métallique, fenêtres issues d’un autre immeuble, façade composée de tôles démontées à proximité : le projet s’apparente à un puzzle grandeur nature, où la forme finale dépend autant des ressources disponibles que des choix architecturaux. Résultat : une réduction d’environ 60% des émissions carbone par rapport à une construction neuve équivalente. Une performance remarquable, même si elle ne permet pas encore d’atteindre la neutralité.
Une autre manière d’investir dans l’immobilier
Contrairement à une idée répandue, construire avec des matériaux de réemploi n’est pas moins cher. Le projet K-118 atteint environ 90% du prix d’un bâtiment neuf. En cause : la forte intensité de main-d’œuvre qualifiée nécessaire pour démonter, trier, tester et adapter les matériaux. À cela, s’ajoutent des coûts logistiques et une phase de recherche importante.
"C’est une autre manière d’investir dans l’immobilier", reprend l’ingénieur architecte Benjamin Poignon. "Dans le cadre du réemploi, les moyens sont mis dans le local. La déconstruction fait appel à de la main-d’œuvre locale, parfois avec une dimension sociale. Cela signifie aussi moins d’achat de matériaux neufs importés. C’est donc clairement un pan de l’économie qui est plus circulaire, mais aussi plus humaine."
Des défis tous azimuts
La question des garanties et des assurances constitue un autre défi. Contrairement aux matériaux neufs, les éléments réemployés ne bénéficient pas de certification standard. La sécurité repose donc sur une chaîne d’expertises : architectes, ingénieurs, entreprises de démontage et de remontage vérifient successivement la qualité des pièces. Une approche pragmatique, qui s’appuie sur l’observation et l’expérience accumulée plutôt que sur des normes figées.
Pour fonctionner, ce modèle nécessite également une collaboration étroite avec les autorités. Les projets intégrant du réemploi doivent être présentés très en amont, parfois comme des projets pilotes, afin d’obtenir une certaine flexibilité réglementaire. Une démarche qui commence à porter ses fruits : les villes suisses se montrent de plus en plus ouvertes à ces expérimentations.
La construction face à son tournant circulaire
"Le réemploi et la circularité ne sont plus des sujets marginaux", estime de son côté Alberto Verde, président du Centre de compétence pour la durabilité dans la construction (CCDC), à Lausanne. "Ils doivent désormais s’ancrer durablement dans les pratiques de la construction."
"Personne, ici, n’a toutes les réponses", concède-t-il. "Mais ensemble, en confrontant nos expériences, nous pouvons aller plus vite et plus loin." Une invitation claire à dépasser les approches isolées pour privilégier la coopération.
Dans ce contexte, la circularité apparaît comme une réponse structurante. L’inscription récente de ce principe dans la constitution vaudoise, à la suite d’une votation populaire, marque selon Alberto Verde "un choix de société profondément politique". Un signal fort qui dépasse les frontières cantonales et inspire déjà d’autres régions, à l’image de la délégation wallonne présente lors de l’événement.
Mais au-delà des outils, c’est un changement de regard que défend Alberto Verde. "La circularité ne doit pas être perçue comme une contrainte, mais comme une opportunité", affirme-t-il. "Opportunité économique, d’abord, dans un marché en pleine évolution. Opportunité stratégique, ensuite, pour repositionner l’ensemble de la filière."
Dans un contexte international incertain, où les priorités climatiques peuvent vaciller, le message se veut résolument optimiste. "La dynamique est lancée", conclut Alberto Verde. "Elle est portée par les territoires, par l’économie réelle et par les acteurs engagés."
Article rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science, dans le cadre d'une mission organisée par Wallonie-Bruxelles International.
Bouton - en savoir plus
Adresse
Du 21 avril au 3 juin 2026, l’Alliance Française de Montréal accueillera le vernissage de l’exposition Au-delà des Cartes Postales : Errance pixellisée de Natacha de Mahieu, une immersion sensible et critique dans les paradoxes du tourisme contemporain.
À travers une approche à la fois contemplative, analytique et teintée d’humour, l’artiste interroge la manière dont notre quête d’authenticité se transforme en une mise en scène collective, largement influencée par les codes des réseaux sociaux.
L’exposition réunit deux séries photographiques complémentaires. Théâtre de l’Authenticité met en lumière les comportements répétitifs des voyageurs à travers des collages composés de centaines d’images prises sur des sites touristiques populaires. Ces compositions révèlent une uniformisation frappante des postures, des cadrages et des expériences, comme si chacun rejouait inconsciemment un scénario collectif. À travers cette accumulation, l’artiste questionne l’objectivité de la photographie et souligne le rôle performatif des images partagées en ligne.
La série Terres Inconnues, quant à elle, explore des paysages naturels emblématiques marqués par la présence humaine. Entre fascination et absurdité, ces images dévoilent la tension entre la beauté des environnements et leur appropriation par le tourisme de masse. Elles interrogent les motivations profondes du voyage contemporain : désir de découverte, besoin d’évasion, ou quête de reconnaissance à travers l’image.
Natacha de Mahieu
Née en 1996, Natacha de Mahieu est une photographe et vidéaste wallonne, membre de l’agence Hans Lucas. Elle a obtenu un master à l'Académie Royale des Beaux-Arts (KASK) à Gand. Natacha a développé une approche contemplative et parfois humoristique. Son travail interroge principalement la relation entre les humains et leur environnement. Ses photos ont été publiées dans The Guardian, Geo Magazine, Télérama, South China Morning Post, De Volkskrant, De Standaard, De Morgen, RTBF, France Culture, France Télévisions et bien d’autres.
Avec Au-delà des Cartes Postales : Errance pixellisée, elle propose une réflexion actuelle et nécessaire sur nos pratiques touristiques. L’exposition invite le public à développer un regard plus critique, responsable et durable face à la préservation des environnements naturels, tout en questionnant la manière dont nous construisons et partageons nos expériences de voyage.
Contacts
Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Canada
Wallonie-Bruxelles International soutient les étudiants de l'enseignement supérieur qui souhaitent effectuer un stage pratique et d'observation dans une entreprise à l'étranger. Les candidatures sont attendues pour le 1er mai 2026.
Profil des candidat.e.s
Vous devez être étudiant.e en fin de cycle d'une université ou d'une haute école organisée et subventionnée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Un stage doit être prévu dans votre cursus. Le stage ne concerne pas les séjours de recherche ni les doctorats.
Wallonie-Bruxelles International soutient les étudiants de l'enseignement supérieur qui souhaitent effectuer un stage pratique et d'observation dans une entreprise à l'étranger. Les candidatures sont attendues pour le 1er mai 2026.
Profil des candidat.e.s
Vous devez être étudiant.e en fin de cycle d'une université ou d'une haute école organisée et subventionnée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Un stage doit être prévu dans votre cursus. Le stage ne concerne pas les séjours de recherche ni les doctorats.
Durée du programme
1 à 3 mois maximum.
Domaines éligibles
Tous les secteurs d’activité sont concernés par le programme, en ce compris le secteur de la santé. Les thématiques liées aux secteurs d'intérêt stratégique (sciences du vivant, agroindustries, génie mécanique, transport-logistique, aérospatial, chimie durable et matériaux durables) constitueront un axe privilégié.
Introduction des candidatures (délais, formulaires…)
Pour les séjours prévus entre juillet et décembre 2026 : jusqu'au 1er mai 2026, 23h59.
À l’aide du formulaire téléchargeable sur cette page web.
Procédure générale de sélection
La sélection des récipiendaires est réalisée par WBI et l’AWEX sur base du dossier de candidature et d’un entretien.
Modalités financières
Montant de la bourse
Un montant forfaitaire entre 1.200, 1.400 et 1.600 euros, en fonction du lieu de stage.
Merci de prendre en compte que c’est WBI qui décide du montant et qu’il n’y aura aucune négociation possible pour revoir ce montant à la hausse.
Frais de mobilité
Prise en charge à concurrence de 50% des frais de voyage aller/retour en classe économique pour un maximum de 500 euros.
Aucun remboursement des frais de voyage n’est prévu pour les stages qui se déroulent à Bruxelles.
Personne de contact
Gestionnaire du programme : Clotilde Colige - bourses@wbi.be - Service des Bourses internationales
Bouton - en savoir plus
Présentation générale du programme
Wallonie-Bruxelles International (WBI) permet aux jeunes diplômé.e.s ou encore étudiant.e.s de la Fédération Wallonie-Bruxelles de suivre un stage linguistique organisé durant l’été en vue de se familiariser ou de se perfectionner dans une langue étrangère. Ces bourses sont allouées dans le cadre de la mise en œuvre d'accords de coopération intergouvernementaux.
Cette offre concerne l'accueil d’étudiant.e.s belges pour des stages d’été de langue arabe au Maroc à l’Université Ibn Zohr d'Agadir.
Présentation générale du programme
Wallonie-Bruxelles International (WBI) permet aux jeunes diplômé.e.s ou encore étudiant.e.s de la Fédération Wallonie-Bruxelles de suivre un stage linguistique organisé durant l’été en vue de se familiariser ou de se perfectionner dans une langue étrangère. Ces bourses sont allouées dans le cadre de la mise en œuvre d'accords de coopération intergouvernementaux.
Cette offre concerne l'accueil d’étudiant.e.s belges pour des stages d’été de langue arabe au Maroc à l’Université Ibn Zohr d'Agadir.
Profil des candidat.e.s
- Le partenaire réserve cette opportunité au ressortissant détenteur d’un passeport belge valide résidant depuis au moins un an en Wallonie ou à Bruxelles ;
- Le candidat est inscrit en bachelier, master dans un établissement d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie Bruxelles ;
- Le candidat est diplômé d’un établissement d’enseignement supérieur de la fédération Wallonie Bruxelles ;
- Le candidat est fonctionnaire ou professionnel de la Fédération Wallonie Bruxelles.
Durée du programme
Les cours intensifs démarrent le 6 juillet 2026 et se terminent le 19 juillet 2026 à Agadir.
Un programme complet sera transmis aux candidat.e.s.
Candidatures
Votre dossier est à compléter et à envoyer directement à WBI pour le 15 AVRIL au plus tard (date ultime).
Le formulaire de candidature est en ligne sur la page dédiée au programme.
Les candidatures seront analysées par WBI et la partie marocaine pour suite voulue.
Modalités financières
Prise en charge par la partie marocaine:
- des frais de scolarité
- Hébergement du 6 juillet 2026 et se termine le 19 juillet 2026 en résidence universitaire
- Montant de la bourse 2000 Dhs
Prise en charge par WBI: frais de voyage aller-retour pour un montant de 600 € (sur base de pièces justificatives) à condition que l’accord définitif des Autorités marocaines intervienne le 15 mai 2026 au plus tard.
Personnes de contact
Wallonie-Bruxelles International
Service des bourses internationales
Courriel : bourses@wbi.be
Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Maroc
Délégation Wallonie-Bruxelles à Rabat
Courriel : rabat@delwalbru.be
Bouton - en savoir plus
20 ans de rayonnement international pour le design et la mode de Wallonie-Bruxelles grâce à WBDM !
Wallonie-Bruxelles Design Mode célèbre ses 20 ans. Cela fait 20 ans déjà que WBDM, de son petit nom, soutient et accompagne le développement international de créateurs et créatrices de mode et de design de Wallonie-Bruxelles. 20 ans de salons, de foires, de festivals et autres événements internationaux. 20 ans de découvertes et de rencontres toutes plus passionnantes et enrichissantes les unes que les autres. 20 ans que cette petite équipe entièrement féminine se met au service des créateurs et créatrices belges francophones et leur permet de gagner en crédibilité et légitimité sur la scène internationale, faisant de Wallonie-Bruxelles un terreau fertile dans le secteur. Cela méritait bien un petit focus.
Comme un anniversaire n’arrive jamais seul, nous fêtons également les 30 ans du Bureau International Jeunesse (BIJ) ainsi que les 200 ans des célèbres Cristalleries du Val Saint Lambert. Et pour rester en lien avec WBDM, nous découvrons le travail de Savvy Interior Design. Nous parlons aussi culture avec le Royal Festival de Spa et le guitariste belgo-coréen Denis Sungho, coopération internationale avec le projet InnerG à Tanger au Maroc et entreprise innovante avec la société intoPIX.
Au programme
- Dossier : Les 20 ans de WBDM : entrez dans la lumière !
- Portrait : Denis Sungho est là, avec grâce !
- Culture : Scènes et Spa
- Tourisme : Un souffle nouveau sur deux siècles d'histoire : les Cristalleries du Val Saint Lambert se réinventent
- Design : Savvy Interior Design, éthique et esthétisme
- Jeunesse : Le Bureau International Jeunesse a 30 ans
- Coopération internationale : InnerG, un nouveau programme pour accompagner les jeunes vers les métiers des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique
- Innovation : intoPIX, la société wallonne qui révolutionne la compression d'images vidéo deux fois primée à Hollywood
- Survols
Téléchargez-la sur notre site ou visualisez-la ici.
Documents liés
Pays
L’ouvrage Les femmes et l’art au Maghreb, publié aux éditions Le Fennec sous la direction de Nadia Sabri et Rachida Triki, a reçu le prix spécial du jury du Prix du Beau Livre Africain le 22 mars 2026 à l’occasion du Salon du livre africain de Paris.
Créé en 2024, le Prix du Beau Livre Africain met à l’honneur les professionnels du livre qui contribuent à faire rayonner la création africaine sous toutes ses formes.
L’ouvrage Les femmes et l’art au Maghreb, publié aux éditions Le Fennec sous la direction de Nadia Sabri et Rachida Triki, a reçu le prix spécial du jury du Prix du Beau Livre Africain le 22 mars 2026 à l’occasion du Salon du livre africain de Paris.
Créé en 2024, le Prix du Beau Livre Africain met à l’honneur les professionnels du livre qui contribuent à faire rayonner la création africaine sous toutes ses formes.
Le prix spécial du jury, qui salue des publications particulièrement remarquables par leur portée artistique et intellectuelle, vient couronner un projet éditorial d’envergure auquel la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Maroc a apporté son soutien dans le cadre de sa politique de coopération culturelle.
Au-delà de la dotation financière, les ouvrages primés bénéficient d’une campagne de promotion internationale tout au long de l’année 2026, incluant une visibilité dans les médias français, européens et africains.
Un ouvrage collectif sur la place des femmes dans l’art maghrébin
Fruit de plus de trois années de recherche et de dialogue, Les femmes et l’art au Maghreb réunit une vingtaine de contributrices et contributeurs du Maroc, d’Algérie et de Tunisie : artistes, commissaires d’exposition, historiennes de l’art, journalistes culturelles ou encore directrices d’institutions artistiques.
L’ouvrage propose une réflexion collective sur la place des femmes dans le monde de l’art au Maghreb, à travers des témoignages, des analyses et des récits d’expériences. Il met en lumière les parcours, les pratiques et les combats de créatrices et professionnelles de l’art qui contribuent à faire évoluer les représentations et à porter une vision contemporaine de la culture maghrébine.
Bien que centré sur les regards féminins, le projet s’inscrit dans une démarche inclusive en rassemblant également des contributions masculines, notamment celles de l’historien de l’art Brahim Alaoui, du critique Farid Zahi et de Jacques Leenhardt, président honoraire de l’Association Internationale des Critiques d’Art.
Une dynamique de Rabat à Tunis
L’ouvrage poursuit la réflexion initiée lors d’un colloque international organisé à Rabat en 2021 par l’AICA-Maroc et l’Association Internationale des Critiques d’Art, avec le soutien de l’UNESCO.
Il a été présenté officiellement le 23 juin 2025 à l’auditorium du Musée Mohammed VI d’Art Moderne et Contemporain, lors d’un événement coordonné par la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Maroc en partenariat avec la Fondation Nationale des Musées du Maroc, les Éditions Le Fennec, Archives des Arts et l’AICA-Maroc.
La rencontre a rassemblé plus de 120 participants venus de tous horizons (universitaires, étudiants, artistes et représentants d’institutions culturelles) et a bénéficié d’une importante couverture médiatique.
Le livre a également été présenté le 15 novembre 2025 à Tunis, au Musée national du Bardo par la Délégation générale Wallonie-Bruxelles en Tunisie.
La culture comme levier d’émancipation
Le soutien de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Maroc à la publication et à la promotion de cet ouvrage s’inscrit dans une volonté de mettre en lumière le parcours de femmes qui font vivre la culture au Maroc, en Algérie et en Tunisie.
Au-delà de leur contribution, ce projet interroge leur place singulière dans le milieu professionnel de la culture au Maghreb.
A travers cette initiative, la coopération culturelle réaffirme son rôle de plateforme pour la promotion des droits des femmes, un enjeu au cœur des préoccupations de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
La distinction reçue lors du Salon du livre africain de Paris vient ainsi consacrer la portée artistique et la pertinence sociétale de ce projet éditorial collectif, qui donne une voix et une visibilité nécessaire à celles qui façonnent le paysage culturel d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Bouton - en savoir plus
Adresse
Architectures contemporaines dans les jardins historiques
Le Festival des Cabanes de la Villa Médicis revient à partir du 21 mai ! Six créations architecturales inédites seront installées dans les jardins historiques, conçues par des équipes internationales d’architectes et d’étudiants en architecture, accompagnées d’une riche programmation estivale.
Avec
- Bento Architecture en coproduction avec le Centre Wallonie-Bruxelles
- ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne avec Mutina
- Fondation Huttopia
- NABA, Nuova Accademia di Belle Arti
- PRÌA (Saint-Laurent-la-Vernède) et VELIA
- Salazarsequeromedina pour la Cabane 7L et la Librairie 7L x Villa Médicis
Créé en 2022, le Festival des Cabanes de la Villa Médicis transforme chaque été les jardins historiques de l’Académie de France à Rome en laboratoire d’expérimentation et de pratique architecturale. L’idée de cabane, qui donne son nom au festival, est le point de départ d’un dialogue entre architectes, artistes, concepteurs et paysagistes autour de différentes préoccupations : comment proposer des formes architecturales non invasives ? Quelles solutions d’habitat durable pour demain ? Les réponses sont multiples : cabanes, pavillons, tiny houses, habitats d’urgences, conçus en bois, métal ou en matériaux de réemploi. Les cabanes sont ouvertes aux visiteurs tout l’été et accueillent des performances, concerts et ateliers lors de la Nuit des Cabanes.
Adresse
Un événement d’information et de réseautage autour des appels du Cluster 2 "Culture, créativité et société inclusive" d’Horizon Europe (appels DEMOCRACY, HERITAGE et TRANSFORMATIONS) aura lieu à Paris les 1er et 2 juin prochains. Outre des sessions d’information, vous aurez l’occasion de présenter votre idée de projet à des partenaires potentiels, de planifier des réunions bilatérales, de bénéficier d’une pré-review de votre projet (sur candidature).
Afin de maximiser les opportunités de réseautage pour les personnes qui feront le déplacement à Paris, une session de réseautage francophone est organisée avant l’événement principal à la Délégation générale Wallonie-Bruxelles à Paris, le lundi 1er juin 2026 de 10h30 à 13h15.
Cet événement s’adresse à toutes les organisations wallonnes et à tous les établissements d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il vous permettra de rencontrer de manière conviviale des participants français, québécois et suisses, en terminant par un lunch.
Inscriptions au réseautage francophone (organisé par WBI, le NCP-FNRS, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace – France, EURESEARCH – Suisse et le Gouvernement du Québec)
Attention : date limite le 12 avril 2026
Contacts
Délégation générale Wallonie-Bruxelles à Paris
Offre pour un stage de 5 mois au sein de la Représentation de la Commission européenne en Belgique, axé sur l'analyse politique et la communication avec les parties prenantes. Les candidatures sont attendues pour le 2 avril 2026 au plus tard.
Offre pour un stage de 5 mois au sein de la Représentation de la Commission européenne en Belgique, axé sur l'analyse politique et la communication avec les parties prenantes. Les candidatures sont attendues pour le 2 avril 2026 au plus tard.
Informations générales
- Fonction : Stagiaire
- Division / Département : Représentation de la Commission européenne en Belgique - Unité: équipe politique
- Lieu d'affectation : Bruxelles
- Dates du stage : du 16 septembre 2026 au 15 février 2027
- Durée : 5 mois
Contexte du stage
Située au cœur du quartier européen, la Représentation de la Commission en Belgique sert de lien entre la Commission européenne et les autorités belges, les parties prenantes, les médias, les écoles, les universités et le public.
La Représentation est responsable de communiquer les priorités de la Commission à un public plus large, au-delà de la sphère de l'UE, et de favoriser une meilleure compréhension des politiques de l'UE au sein de la société belge grâce à des campagnes de communication ciblées, des événements, des relations avec la presse et des interactions régulières avec les parties prenantes à tous les niveaux de gouvernement, de société et d'administration.
En tant que yeux et oreilles de la Commission en Belgique et dans ses régions, la Représentation fournit une intelligence politique stratégique pour éclairer la prise de décision. L'équipe multilingue de 20 collègues collabore avec divers commissaires et services de la Commission pour réaliser une large gamme de tâches.
Description du stage
L'équipe propose un stage passionnant de 5 mois au sein de la Représentation, axé sur l'analyse politique et la communication avec les parties prenantes.
Le stage offre une occasion unique de découvrir les diverses priorités de la Commission et des gouvernements belges, tout en construisant un réseau de contacts à travers les directions générales de la Commission européenne et les organisations belges travaillant sur les affaires européennes.
Objectifs
- Approfondir ses capacités d’analyse politique et de communication
- Apprendre à travailler dans un contexte multiculturel et international
- Renforcer ses capacités à établir et à entretenir des relations professionnelles avec un large éventail de parties prenantes, à comprendre leurs besoins et à instaurer la confiance dans des relations de travail à long terme
- Approfondir sa compréhension du paysage politique complexe de la Belgique ainsi que des différents gouvernements et acteurs en présence avec leurs priorités européennes
Tâches principales
- Aider à façonner la communication externe vers la Belgique de la Commission
- Surveiller et rédiger un rapport sur les questions politiques (sensibles) en Belgique
- Surveiller et rédiger un rapport sur les sessions des parlements en Belgique tant au niveau fédéral que des entités fédérées
- Suivi de la presse belge et des médias sociaux
- Contribuer aux briefings pour le chef de la Représentation et les autres services de la Commission
- Rédiger des discours pour le chef de la Représentation
- Suivre les briefings concernant les nouvelles initiatives politiques de l’UE
- Préparer les visites des commissaires en Belgique
- Aider à organiser des événements publics et de communication avec les parties prenantes belges sur les politiques de l'UE
- Contribuer aux activités sur les médias sociaux en coordination avec le responsable numérique de la représentation
- Lorsque les circonstances le permettent, possibilité d'assister à des réunions et événements en dehors du bureau, en interaction avec des acteurs de haut niveau, des membres du parlement ou des commissaires européens
Profil des candidat.e.s
Attention, les candidat.e.s doivent être diplômé.e au début du stage au moins du niveau Bachelier en sciences humaines ou sociales (sciences politiques, histoire, économie, communication) ou autres domaines.
Le diplôme de Bachelier et/ou de Master doit être délivré par une université ou une haute école financée ou organisée par la Fédération Wallonie-Bruxelles de Belgique. Le dernier diplôme obtenu doit avoir été délivré au plus tard 2 ans avant le début du stage.
Candidat.e motivé.e désireux.se de communiquer sur les politiques de l'UE au niveau belge, avec les qualités suivantes :
- Attitude proactive et orientée vers l'action
- Fort intérêt pour la politique européenne et belge
- Bonnes compétences en communication
- Bonnes capacités analytiques et de synthèse
- Capacité à fournir des résultats de qualité, même dans des délais courts
- Bonne connaissance des affaires européennes
- Respect de la confidentialité, de la discrétion, du tact et de la diplomatie
- Aptitude à travailler dans un environnement multiculturel
- Compétences informatiques (Microsoft Word, Excel, recherches internet, connaissances en IA, réseaux sociaux, etc.)
- Excellente maîtrise de l'anglais (capacité rédactionnelle) et du français, bonne connaissance du néerlandais (au moins niveau B1, niveau B2 souhaité)
Bourse de stage par WBI
Le Département des relations extérieures de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Wallonie-Bruxelles International, octroie pour ce stage une bourse d’un montant forfaitaire de 1.200 euros /mois, soit 6.000 euros sur la période de 5 mois.
La dernière mensualité est payée en deux tranches, la première en début de mois et la deuxième après la remise d’un rapport de fin de stage et d’une évaluation de la part du superviseur.seuse de stage.
Introduction des candidatures
Les candidatures sont à envoyer pour le jeudi 2 avril 2026 à minuit à bourses@wbi.be
- Un CV
- Une lettre de motivation
Remarque : les candidat.e.s présélectionné.s par WBI sous l’angle de la recevabilité de la candidature et invité.e.s à un entretien de sélection par la Représentation de la Commission s’engagent à accepter cet entretien de sélection.
Cette offre de stage vous est communiquée par le service des Bourses Internationales de WBI en collaboration avec la Délégation générale Wallonie-Bruxelles auprès de l’Union européenne.
Documents liés
Bouton - en savoir plus
Adresse
"Kengo Kuma. Architecture in dialogue", la prochaine exposition temporaire de la Fondation Folon, est consacrée au travail du célèbre architecte japonais Kengo Kuma, mis en résonance avec les réflexions et les thèmes chers à Jean-Michel Folon : la condition humaine, les défis de la vie moderne et l’espoir d’un avenir plus harmonieux.
L’architecture de Kuma se distingue par sa légèreté, sa douceur et son dialogue avec la nature et la géométrie. Ses bâtiments se fondent dans leur environnement, rétablissant le lien entre les êtres et le monde qui les entoure.
Aux confins de la poésie, l’exposition interroge notre manière de construire, de vivre et d’imaginer l’architecture dans un monde où le progrès nous éloigne parfois des lieux auxquels nous appartenons véritablement.
Cette exposition est organisée dans le cadre des "160 ans d’amitié entre le Japon et la Belgique", en collaboration avec Kengo Kuma & Associates, l’ambassade du Japon en Belgique, Nihonjinkai, l’association Japonaise de Belgique et Wallonie-Bruxelles International.
Avec le soutien de la Région wallonne, la Province du Brabant wallon, Visit Wallonia, ULB Faculté d’architecture/La Cambre Horta, Delen Bank, Uhoda, Its wood, AGC Glass Europe, Atenor, commune de La Hulpe, La Première, Musiq3, Le Soir, Soir Mag et TVCOM.
Conférence de Kengo Kuma
Dans le cadre de l’exposition, l’architecte Kengo Kuma donnera une conférence exceptionnelle en anglais à l’ULB, le jeudi 16 avril à 19h.
Organisée en collaboration avec l’ULB Faculté d’architecture/La Cambre Horta et l’Ambassade du Japon.
Avec le soutien de Kengo Kuma & Associates, Wallonie-Bruxelles International, la Province du Brabant wallon, Uhoda, Delen Bank, Its wood, AGC Glass Europe, Atenor et la commune de La Hulpe.
- Entrée libre
- Inscription obligatoire