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Voir l'image Céline Cuvelier, Glamsilience, E. - aquarelle et crayon sur papier, 61x80cm, 2025
Céline Cuvelier, Glamsilience, E. - aquarelle et crayon sur papier, 61x80cm, 2025
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Adresse

Cité Internationale des Arts - 18 Rue de l’Hôtel de ville, 75004 Paris

L'association Françoise pour l'œuvre contemporaine en société, dite Françoise, accueille du 5 janvier au 27 mars 2026, à la Cité Internationale des Arts à paris, l'artiste belge Céline Cuvelier. Elle est lauréate, avec Sarah Feuillas, de l'appel à candidatures du programme de résidence dédié à l'exploration des liens entre art, société et psychiatrie initié par Françoise et la Cité Internationale des Arts.

Genèse du programme de résidence

Depuis 2015, l’association Françoise contribue à inscrire les pratiques artistiques contemporaines au cœur de la cité, dans une dynamique d’ouverture et d’inclusion de l’altérité. Ses projets, expositions, résidences, collaborations avec des institutions de soin et des associations interrogent les rapports entre art, mémoire, vulnérabilité et transmission.

Pour Françoise, ce projet s’inscrit dans la continuité de collaborations avec des lieux tels que le Museum Dr. Guislain (Gand, Belgique), dédié à l’histoire de la psychiatrie et à l’art brut, et de la programmation de la Fondation Francès.

L’art est le témoin de la vie psychique : il y trouve sa source, parfois son sujet. Il en reflète les trouvailles mais aussi les conflits, les déséquilibres ou les manques. Le programme propose un espace d’expérimentation et de dialogue, favorisant un changement de point de vue sur les pratiques et un temps d’élaboration collective.

La résidence à Paris de Céline Cuvelier constitue avant tout un temps de recherche consacré aux deux projets qu’elle a déjà amorcés : l’un portant sur l’infanticide commis par des mères, l’autre sur la surmédicalisation dans le domaine de la santé mentale.

Au cours de ses dix années de travail en prison en tant qu’intervenante artistique, elle a eu l’occasion de rencontrer différentes femmes ayant commis des infanticides. Elle questionne ainsi la manière dont ces femmes sont perçues par la société, la figure du monstre social, les différents terrains socio-économiques dont elles proviennent, leurs profils psychiatriques et la manière dont la société et la justice les condamnent.

Par ailleurs, elle questionne la médication comme seule réponse à une société traversant des crises et une politique de résolution "de type pansement sur une plaie ouverte". La normalisation de l’usage d’une médication psychoactive, la focalisation sur l’individu "défaillant" plutôt que sur le contexte délétère ayant créé le trouble l’interrogent.

Pendant sa résidence, Céline Cuvelier sera accompagnée par Albertine de Galbert, curatrice et psychologue clinicienne. Ce mentorat scientifique et artistique est essentiel pour structurer le projet et les ateliers artistiques qui seront mis en place avec les patients.

Rencontres et ateliers

  • 14 janvier 2026 : rencontre avec les étudiants en psychologie du programme Positive Psychology & Wellbeing du California State University San Marcos
  • 2 ateliers par mois avec Albertine de Galbert
  • Plusieurs rencontres avec des professionnels de la culture et des chercheurs en psychologie et le milieu carcéral à confirmer.

Visites

  • Visite de l’exposition "Tenter l’art pour soigner - À l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville dans les années 1960" à l’Institut du Monde Arabe.
  • Visite du Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte‑Anne (MAHHSA) et son exposition.

Diffusion

  • Partage et diffusion en ligne de la résidence en continu
  • Mi-mars : Open Studio à la Cité internationale des arts et table-ronde

Plus d'infos

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Adresse

Shed 1 & 2bis - Tour & Taxis - 3 rue Picard 1000 Bruxelles

Ceramic Brussels

Du 21 au 25 janvier 2026 à Tour & Taxis.

Longtemps déconsidérée, reléguée au genre d’art mineur, la céramique connaît un renouveau et un essor international sans précédent depuis ces dix dernières années, intéressant de plus en plus d’artistes et retrouvant une place notable dans les galeries, les institutions et les écoles d’art.

Aucune foire d’envergure ne lui avait encore été consacrée avant que le duo franco-belge, constitué de Jean-Marc Dimanche et Gilles Parmentier, ne décide en 2024 d’y remédier en concevant le premier salon international entièrement consacré au médium qui réunit près de 60 galeries, institutions et acteurs clés de la céramique contemporaine, dans une scénographie unique.

Fort du succès des deux dernières éditions, le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris réitère ce partenariat fécond en demeurant associé au Jury. Il décernera un Prix à l’un·e des lauréat·es de l’Art Prize qui offrira la possibilité au.à la lauréat·e de présenter l’une de ses œuvres au Centre à Paris en Saison 2027.

Pour cette édition 2026, participeront plus de 70 exposant·e·s internationaux près de 200 artistes.

L’Espagne sera le pays invité, dans le cadre de EUROPALIA ESPAÑA 2025-26.

Une exposition collective valorisera une dizaine de créateur·ices sélectionné·es, à la faveur de l’appel à candidature de l’Art Prize, visant à mettre en valeur la vitalité et la diversité de la pratique contemporaine de la céramique, à soutenir la création contemporaine et à stimuler de nouveaux échanges entre les artistes, les institutions, les galeries et le public.

Parmi les galeries belges représentées, citons : Galerie Esther Verhaeghe, Galerie Christine Colon, Galerie Fontana, Jonathan F. Kugel, La peau de l’ours, Lancz Gallery, Laurentin Gallery, Puls ceramics, Sorry We’re Closed, SPAX Projects, Spazio Nobile, Delville Oriental Art.

Plus d'infos 

23/12/2025
Drapeau de l'Union européenne
©️ Fotolia

Dans le paysage complexe du financement européen de la recherche et de l’innovation, réussir une proposition de projet relève tant de l’excellence scientifique que d’une maîtrise fine des attentes de la Commission européenne.

Dans le paysage complexe du financement européen de la recherche et de l’innovation, réussir une proposition de projet relève tant de l’excellence scientifique que d’une maîtrise fine des attentes de la Commission européenne. Lors de l’European Cyber Week, organisée à Rennes (France), un atelier pratique organisé par le service Recherche et Innovation de Wallonie-Bruxelles International a permis de mieux préparer les candidats au dépôt de telles propositions.

« L’idée est d’apporter des informations concrètes et pertinentes aux chercheurs francophones présents à cette semaine de la cybersécurité », souligne Adrien Sellez, Conseiller scientifique et académique de WBI en France. « Mais aussi de leur permettre ensuite de dialoguer et pourquoi pas, d’imaginer ensemble le montage d’un projet à soumettre dans le cadre des appels 2026-2027 du programme Horizon Europe en cybersécurité ».

Avec l’aide de Cyberwal, l’initiative d’innovation stratégique wallonne dédiée à la cybersécurité, et l’Awex, l’Agence wallonne aux exportations et investissements étrangers, il est à l’origine de cette rencontre entre francophones : des Français, bien évidemment, des Wallons et des Bruxellois, mais aussi des Suisses et des Québécois.

Bien comprendre les critères d’évaluation

Comment bâtir un consortium crédible de partenaires et structurer une proposition solide afin de maximiser ses chances de succès lors de l’évaluation ? « Un élément souvent négligé dans le montage d’un dossier européen se révèle essentiel », pointe Philippe Massonnet, du Cetic, le Centre d’excellence en technologies de l’information et de la communication basé à Gosselies. « Il s’agit de la bonne compréhension des critères d’évaluation des propositions par les experts de la Commission. »

Avant d’examiner les projets, les évaluateurs reçoivent une courte formation accessible publiquement. Elle expose les questions précises auxquelles ils devront répondre. Pour les porteurs de projet, cette transparence constitue un avantage stratégique : consulter ces documents permet d’anticiper les attentes des experts et d’y répondre explicitement dans la proposition. « Si l’évaluateur trouve la réponse dans votre texte, son travail est facilité », résume Philippe Massonnet.

Tactique budgétaire et résultats attendus

Le premier niveau de réflexion concerne le budget. Chaque appel à projets fixe un budget global et recommande une fourchette indicative pour chaque proposition. Un exemple évoqué illustre bien l’enjeu : un appel doté de 30 millions d’euros suggère des projets entre 14 et 16 millions. Toutefois, la réglementation impose que le financement total ne dépasse pas l’enveloppe disponible. Ainsi, si deux projets classés en tête demandent chacun 16 millions, le second sera automatiquement écarté. La tactique consiste dès lors à viser le bas de la fourchette, afin de rester finançable même si un concurrent se place devant. Une règle tacite, mais importante.

Autre point central : les « expected outcomes » ou résultats attendus. Les appels définissent souvent plusieurs options, dont une au moins doit être couverte par les candidats. Faut-il en cibler une seule ou plusieurs ? La réponse dépend du consortium et du potentiel d’impact. Se disperser peut affaiblir la proposition si les partenaires n’ont pas les compétences pour couvrir plusieurs objectifs. « À l’inverse, un ciblage clair peut renforcer la cohérence et la crédibilité scientifique », estime M. Massonnet. « Ces appels, parfois très ciblés, exigent une correspondance précise avec des problèmes de recherche bien définis : détection de menaces cyber, amélioration des temps de réponse automatisés, renforcement de l’authentification… Autant d’exemples démontrant que le vague ou les généralités sont rédhibitoires. »

Un vocabulaire à maîtriser

La Commission utilise une terminologie très codifiée : « objectives », « results », « research outputs », « outcomes », « impact »…. « La distinction entre 'outcome' et 'impact' est particulièrement importante », précise le représentant du Cetic. « Les 'outcomes' concernent les effets directs sur une communauté cible définie, tandis que l’'impact' renvoie aux transformations plus générales et à long terme sur la société, l’économie ou la science. Les propositions doivent articuler ces niveaux et montrer comment les résultats scientifiques, les activités de dissémination et les actions d’exploitation conduisent à des changements réels ».

La structure des propositions reflète cette logique : excellence scientifique, impact, puis mise en œuvre. Les différentes parties doivent dialoguer entre elles : les « work packages » doivent renvoyer explicitement aux objectifs. Les livrables doivent démontrer comment ils contribuent aux « outcomes ». Et les activités de communication doivent s’adresser à des publics cibles bien identifiés. La cohérence générale est scrutée avec attention.

Aligner science et politiques européennes

Un autre aspect clé consiste à relier le projet aux grandes priorités politiques de l’Union. La Commission fournit des documents qui montrent la chaîne logique entre résultats de projets et objectifs stratégiques européens.

Se limiter à répéter le texte de l’appel est insuffisant : les porteurs doivent montrer comment leur projet s’inscrit dans une vision plus large, souvent peu détaillée dans l’appel lui-même. Cette capacité d’alignement renforce la crédibilité et la pertinence du dossier.

Les critères d’évaluation : un triptyque exigeant

Les propositions sont jugées selon trois axes : excellence scientifique, impact, et qualité de la mise en œuvre. Dans la section « excellence », les évaluateurs examinent la clarté des objectifs, leur pertinence, leur caractère mesurable et réaliste, ainsi que la capacité du projet à faire progresser l’état de l’art. Sans innovation réelle, même un impact fort ne suffit pas.

« La méthodologie scientifique doit être rigoureuse, bien fondée et parfois interdisciplinaire. Dans des projets mêlant cybersécurité, droit ou éthique, il faut expliquer comment ces disciplines collaboreront concrètement. Les dimensions de genre, d’open science et de gestion responsable des données (conforme au RGPD) prennent une importance croissante », précise encore le spécialiste.

La section « impact » interroge la crédibilité des changements annoncés, l’identification des obstacles et des plans de mitigation, et surtout la pertinence du public cible. Plus ce public est identifiable, mieux l’évaluateur peut croire à l’efficacité des actions proposées. Un exemple est donné : en cybersécurité hospitalière, travailler avec des groupes de patients clairement établis renforce la validité de l’approche.

En somme, réussir une proposition européenne exige tant une maîtrise scientifique qu’une compréhension fine du processus administratif et politique. Une démarche méthodique, cohérente et ancrée dans les priorités européennes reste la clef pour transformer une idée de recherche en un projet financé.

Ne pas oublier les tableaux

Un dernier conseil ? Il vient du Pr Jean-Yves Marion, de l’Université de Lorraine. Il a eu l’occasion de voir les deux facettes des projets européens. D’abord comme scientifique impliqué dans un consortium, ensuite comme expert européen pour des projets à évaluer.

« Quand on doit évaluer une proposition, des tableaux récapitulatifs sont précieux », dit-il. « Il ne faut pas supposer que l’évaluateur est un super esprit qui connaît tout. »

Au terme de l’atelier, les spécialistes « cyber » francophones se sont retrouvés mieux armés pour imaginer des projets à déposer ensemble. Sept appels « cyber » seront proposés en 2026 et 2027 par la Commission européenne.

Article rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science.

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22/12/2025
Couverture de la Revue W+B n°170
Salle de l'Assemblée générale au siège de l'ONU à New York ©️ UN Photo/Manuel Elías | Graphisme : Octopus

80 ans de l'ONU, la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles s'impliquent.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) célèbre ses 80 ans. Si elle compte des succès majeurs avec les actions de l’OMS, l’UNESCO, le HCR et la Cour de Justice internationale, elle est aussi confrontée à de nouveaux défis comme le changement climatique. La Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles participent activement à plusieurs organisations internationales. Dans leur Note de Politique Internationale, elles réaffirment leur attachement au multilatéralisme. Elles sont présentes au coeur du système multilatéral, y compris de l’ONU. Bien que l’ONU et ses agences soient pensées par et pour les Etats, elles ont pu y faire leur place au fil du temps. Ainsi, la Wallonie contribue aux conférences climatiques internationales, principalement par le biais de financements, le développement de technologies innovantes et la participation active aux négociations et initiatives institutionnelles.

Ce dernier numéro de l’année célèbre également les 50 ans de l’asbl liégeoise Les Grignoux. Il vous emmène à la rencontre de l’artiste plasticienne Océane Cornille et de la créatrice de la marque de bijoux Harpie, ainsi qu’à la découverte de Wifst, le nouvel institut agroalimentaire wallon et de l’entreprise Sunslice. Il va vous permettre de comprendre comment le BIJ prend soin du bien-être et de la santé mentale des jeunes en mobilité internationale. Il vous plonge dans les projets financés par l'Agence de l'Air et du Climat (AWAC) au Sénégal avec l’appui de l’APEFE. Enfin, il vous propose quelques idées de sorties pour l’hiver.

Au programme

  • Dossier : 80 ans de l'ONU - L'implication efficace de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles
  • Portrait : La Jungle d'Asphalte prend des Couleurs - L'explosion végétale d'une street artiste
  • Culture : Les Grignoux ont 50 ans, la culture en plus et le profit en moins
  • Tourisme : Ressourcement, détente et culture au creux de l'hiver
  • Mode : Harpie Bijou, quand le mythe devient réalité !
  • Jeunesse : Partir loin sans se perdre soi
  • Coopération internationale : Sénégal : quand la coopération climatique wallonne devient réalité sur le terrain grâce à l'expertise de l'APEFE
  • Innovation : Comment est né le WIFST, le nouvel institut agroalimentaire wallon et à quoi va-t-il servir ?
  • Entreprise : Sunslice, la PME qui rayonne à l'international
  • Survols

Téléchargez-la sur notre site ou visualisez-la ici.

 

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22/12/2025
Photo des résultats de la compétition "Interreg Brick Masters" lors de l'événement annuel du Programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen
Compétition "Interreg Brick Masters" lors de l'événement annuel du Programme Interreg Fance-Wallonie-Vlaanderen

Près de 200 personnes étaient présentes le jeudi 18 décembre à la Bourse de Namur pour participer à l’événement annuel du programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen consacré à un thème stratégique : la capitalisation.

Près de 200 personnes étaient présentes le jeudi 18 décembre à la Bourse de Namur pour participer à l’événement annuel du programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen consacré à un thème stratégique : la capitalisation.

Au programme 

  • Marie-Aline Deltenre, représentante de la Commission européenne et Desk Officer du Programme, a présenté l’enjeu de la capitalisation au niveau européen ainsi que les outils disponibles.
  • Eric Delecosse, représentant l’Autorité de gestion, a illustré les opportunités offertes par la capitalisation ainsi que la stratégie adoptée par le programme en la matière.

Moment fort de la journée : la compétition "Interreg Brick Masters"

Cinq projets ou groupes de de projets ont relevé le défi de représenter leur coopération en LEGO, une manière créative et ludique de montrer que synergies et capitalisation sont essentielles à la réussite des projets.

Le public a été également très actif, en sélectionnant le gagnant et en contribuant à la construction du logo du Programme.

Un moment de partage riche en imagination et créativité, à l’instar des projets soutenus par le Programme. 

Et surtout, comme l’a indiqué Eric Delecosse, une belle métaphore de la coopération transfrontalière : assembler des expériences, combiner des compétences et bâtir des ponts entre nos régions.

Vive la coopération transfrontalière !

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Voir l'image Photo tirée d'une œuvre de Béatrice Balcou : "Trois jours passés avec 0,0365m² de Regendag (1964) de Jef Verheyen"
Béatrice Balcou, "Trois jours passés avec 0,0365m² de Regendag (1964) de Jef Verheyen", 2025, vidéo HD, 69h51min
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Adresse

La BF15 | 11 Quai de la Pêcherie 69001 Lyon

La BF15 réinvite une artiste belge. Pour son exposition personnelle, Béatrice Balcou nous invite aux coulisses d’une observation attentive, non celle de l’objet montré mais plutôt celle des différents modes de monstration et de manipulation des œuvres.

Ainsi ses œuvres prennent-elles soins des autres. Elles nous parlent de leurs vies et de leurs instances périphériques : inter-relation, insectes muséophages, restauration, etc.

Les Pièces Assistantes sont des sculptures en bois qui ont pour ambition d’assister - de soutenir physiquement ou conceptuellement - l’œuvre d’un.e autre artiste, tout en prétendant rester indépendantes. Elles mettent en évidence les éléments souvent invisibles servant à la présentation des œuvres d’art, comme une étagère, un clou, un socle, un système de suspension, etc.

À La BF15, 8 cimaises en bois sont présentées dans l’espace principal, conçues pour soutenir les œuvres d’artistes femmes du Bauhaus, qui ont dû faire face à des obstacles pour s’imposer. Une autre pièce, un crochet, a été conçu pour exposer un dessin de l’artiste inuit Annie Pootoogook.

Dans la seconde salle, Béatrice Balcou présente des œuvres sur papier de la série "Recent Paintings" : des pages de livres d’art monographiques altérées par l’eau et le passage du temps sont restaurées par l’artiste en collaboration avec des restauratrices.

Comme Les Pièces Assistantes, cette démarche remet en question les hiérarchies et invite à reconsidérer les rôles et pratiques dans l’art. Elle révèlent une exploration intime et matérielle de l’œuvre d’un.e autre artiste, à travers un temps long et dédié.

Sous la verrière, est projeté le film d’une durée de 69h51 minutes, Trois jours passés avec Regendag (Jour de pluie) 1964 de Jef Verheyen. Le film documente, sur trois jours, la fabrication d’une petite partie (0,0365 m²) de Regendag (Jour de Pluie) de Jef Verheyen, sa détérioration puis sa restauration – un cycle qui déploie le temps requis pour la création et la réparation, mais aussi pour les silences imposés par le séchage. La vidéo, tournée sans interruption, démarre le jour du vernissage. Elle s’arrête lorsque La BF15 est fermé et reprend le lendemain, en boucle, jusqu’à la fin de l’exposition.

Dans les recoins, vitrines et niches, d’autres œuvres (Containers, Placebos, etc.) sont également exposées, témoignant de relations d’interdépendance et interrogeant les modes d’existence des œuvres – les siennes et celles des autres artistes.

Pour les 30 ans de La BF15, et sur une invitation de Perrine Lacroix, Béatrice Balcou a choisi une œuvre ayant été exposée dans ce lieu au cours de ces trois décennies pour en organiser une Cérémonie sans titre.

Ces performances, qu’elle réalise depuis 2013, consistent à installer et désinstaller une œuvre sélectionnée dans une collection publique ou privée. Devant un petit nombre de spectateurs, elle rejoue en silence les gestes du régisseur : déballage, installation, exposition, puis rangement de l’œuvre. À travers cette chorégraphie de gestes précis et affectifs, elle met en lumière les temporalités et matérialités des œuvres d’art, questionnant leurs modalités d’apparition et de disparition, ainsi que l’expérience esthétique qu’elles suscitent. Elle instaure ainsi un espace-temps qui dispose toutes et tous les protagonistes (artistes, collaborateur et collaboratrices, spectateurs et spectatrices) au ralentissement et à un état modifié de l’attention.

La performance de la Cérémonie sans titre #24 réactive les gestes associés à l’œuvre Transparences qu’Elodie Seguin a conçue à La BF15 en 2024. 

Exposition réalisée avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International et du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.

Contacts

Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

Directrice du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

15/12/2025
Photo des participants au lancement officiel du projet LIMEX
Lancement officiel du projet LIMEX

Ce 8 décembre, Wallonie-Bruxelles International (WBI) a participé au lancement officiel du projet stratégique Limex - Résolution des obstacles juridiques et administratifs, financé par le Programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen, dédié à identifier et lever les freins juridiques et administratifs entravant la coopération transfrontalière entre la France et la Belgique.

Ce 8 décembre, Wallonie-Bruxelles International (WBI) a participé au lancement officiel du projet stratégique Limex - Résolution des obstacles juridiques et administratifs, financé par le Programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen, dédié à identifier et lever les freins juridiques et administratifs entravant la coopération transfrontalière entre la France et la Belgique.

Réunissant partenaires institutionnels et experts de part et d’autre de la frontière, l’événement a permis de présenter les objectifs opérationnels du projet, les premières étapes de travail et la méthodologie collaborative qui guidera son exécution. Limex vise à produire des solutions concrètes pour faciliter les parcours transfrontaliers, qu’il s’agisse de mobilité, d’accès à l’emploi, de reconnaissance de statuts ou d’accès aux services, en s’attaquant aux barrières réglementaires et administratives identifiées sur le terrain.

WBI assure le suivi technique et opérationnel du projet, en coordonnant les actions, en facilitant les échanges entre partenaires et en veillant à la mise en œuvre de recommandations pragmatiques et applicables. Le lancement du 8 décembre marque le point de départ d’un travail collectif destiné à simplifier et sécuriser les démarches des citoyen.ne.s et acteur.trice.s transfrontalier.ères.s.

WBI remercie l’ensemble des partenaires pour leur engagement et se tient mobilisé pour accompagner les prochaines étapes du projet.
 

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12/12/2025
Visuel de l'exposition de Christine Lefebvre au Chili

Présentation de l’exposition "La poésie comme un besoin" de la photographe bruxelloise Christine Lefebvre à la Bibliothèque Nationale du Chili en hommage à la grande poétesse chilienne et prix Nobel de littérature Gabriela Mistral.

Présentation de l’exposition "La poésie comme un besoin" de la photographe bruxelloise Christine Lefebvre à la Bibliothèque Nationale du Chili en hommage à la grande poétesse chilienne et prix Nobel de littérature Gabriela Mistral.

En ce jour où l'on commémore les 80 ans de l'attribution du prix Nobel de littérature à la célèbre poétesse chilienne Gabriela Mistral, nous avons inauguré l'exposition de la photographe bruxelloise Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago

Nous avons pu compter sur la présence de la photographe Christine Lefebvre, de la directrice de la Bibliothèque nationale Soledad Abarca, de l'équipe de la Représentation Wallonie-Bruxelles au Chili et de Martin Meeus, consul de Belgique, ainsi qu’un public attentif et conquis. 

L'exposition propose un dialogue entre la photographie et la poésie, une résonance, un regard issu de l'imaginaire de l'artiste, nourri par des lectures, des rencontres, des voyages et des années de vie partagée avec le paysage. La photographe a réalisé une résidence artistique au Chili il y a environ un an lui ayant permis de découvrir les différents lieux liés à la vie de la poétesse. Le développement des photos argentiques a lui été réalisé en Belgique dans son atelier. 

Cette activité s’inscrit dans le cadre des activités officielles mises en place par le ministère de la Culture et le Service du Patrimoine, du 80ème anniversaire de la remise du prix Nobel de littérature à Gabriela Mistral. 

L’exposition sera ouverte au public jusqu’à la fin du mois de janvier 2026.

Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago
Inauguration de l'exposition de la photographe Christine Lefebvre "La poésie comme nécessité. Hommage à l'œuvre de Gabriela Mistral" à la Bibliothèque nationale du Chili à Santiago

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04/12/2025
Espiègles : Les prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Le 1er décembre 2025 en soirée, au Théâtre Royal du Parc, la Fédération Wallonie-Bruxelles remettait à Monsieur Thomas-Louis Côté, Directeur de Québec BD et responsable de la nouvelle Maison de la BD de Québec, le "Prix Espiègle du rayonnement des lettres belges à l’étranger", appelé aussi "Prix Léo Beeckman".

Le 1er décembre 2025 en soirée, au Théâtre Royal du Parc, la Fédération Wallonie-Bruxelles remettait à Monsieur Thomas-Louis Côté, Directeur de Québec BD et responsable de la nouvelle Maison de la BD de Québec, le "Prix Espiègle du rayonnement des lettres belges à l’étranger", appelé aussi "Prix Léo Beeckman".

Depuis plus de vingt ans, Québec BD incarne, pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, un partenaire de choix, fiable dans son accompagnement aux auteurs, autrices et bédéistes de Wallonie-Bruxelles participant tant au programme de résidences de création Québec/Wallonie-Bruxelles qu’au salon du livre et de la bande dessinée de Québec. 

Ce prix revêt aussi une dimension particulière puisqu’il s’agit du "Prix Léo Beeckman", Attaché au Service général des Lettres et du Livre du Ministère de la FWB, qui fut un collègue profondément engagé à faire vivre cette relation transatlantique entre auteurs, autrices et professionnel.les du monde de l’édition de Wallonie-Bruxelles et du Québec.

 

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27/11/2025
Intervention de Geneviève Damas à la chaire en hommage à Roberto Bolaño, à l’Université Diego Portales
Intervention de Geneviève Damas à la chaire en hommage à Roberto Bolaño, à l’Université Diego Portales

L’écrivaine belge Geneviève Damas a achevé une tournée remarquable au Chili du 14 au 22 novembre, marquée par une série de rencontres, de dialogues et d’ateliers très enrichissants.

L’écrivaine belge Geneviève Damas a achevé une tournée remarquable au Chili du 14 au 22 novembre, marquée par une série de rencontres, de dialogues et d’ateliers très enrichissants.

Son passage par Santiago a débuté à l’Université Diego Portales, où elle a participé à la Chaire en hommage à Roberto Bolaño aux côtés de l’auteur chilien Mauricio Electorat pour discuter de son roman Si tu passes la rivière. Devant un public attentif, les deux écrivains ont partagé leurs réflexions aussi profondes que stimulantes. À la même université, Geneviève Damas a animé un atelier d’écriture narrative, invitant les étudiant.e.s à réfléchir à leur propre rapport à la création littéraire.

Au-delà du cadre académique, l’auteure a également rencontré ses lectrices et lecteurs lors d’une séance de dédicaces et d’échanges à la librairie Le Comptoir, un moment convivial qui a suscité un dialogue direct et chaleureux autour de son œuvre. Un petit-déjeuner littéraire organisé par les services de la Délégation à Santiago a quant à lui a permis de créer des liens avec des maisons d’édition, avec à la clé des possibles traductions. 

Geneviève Damas a par ailleurs été accueillie avec enthousiasme par les étudiant.e.s de divers établissements : l’Université Bernardo O’Higgins (Santiago), l’Université de Playa Ancha (Valparaíso), le Lycée Jean d’Alembert (Reñaca) et le Lycée Charles de Gaulle (Concepción). Geneviève Damas a en outre conduit un atelier d’écriture et donné une conférence intitulée "Écrire le réel" devant une salle comble à l’Université de Concepción, avec l’appui de quatre étudiantes de la Faculté des Sciences Humaines pour l’interprétation consécutive.  

Parallèlement, la représentante de WBI, Martine Leclercq, a profité de cette mission pour tisser des liens institutionnels avec la Direction des relations internationales de l’Université de Concepción ainsi que Javier Ramírez, directeur du musée La Pinacoteca, en compagnie du Consul honoraire de Belgique à Concepción, Maximiliano Figueroa, qui nous a accompagné durant tout le programme.

Cette tournée, riche en échanges et moments de partage, met en lumière la vitalité des échanges littéraires entre la Belgique et le Chili. La Représentation Wallonie-Bruxelles au Chili remercie chaleureusement toutes les institutions partenaires pour leur collaboration, ainsi que Geneviève Damas pour ce séjour extraordinaire.
 

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