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15/05/2026
Façade de la Casa Velázquez
Fachada sureste del Casa de Velázquez de Madrid | Luis García (Zaqarbal)

WBI et la Casa de Velázquez permettent à un·e chercheur·se en postdoctorat, chargé·e de recherches du F.R.S.-FNRS d’effectuer un séjour de recherche d’un à trois mois au sein de la Casa de Velázquez.

 

Présentation générale du programme

Soutien à un·e chercheur·se en postdoctorat, chargé·e de recherches du F.R.S.-FNRS, cofinancée par WBI et la Casa de Velázquez. La bourse permet au ou à la lauréat·e d’effectuer un séjour de recherche d’un à trois mois au cours de l’année universitaire 2026-2027 au sein de la Casa de Velázquez.

 

WBI et la Casa de Velázquez permettent à un·e chercheur·se en postdoctorat, chargé·e de recherches du F.R.S.-FNRS d’effectuer un séjour de recherche d’un à trois mois au sein de la Casa de Velázquez.

 

Présentation générale du programme

Soutien à un·e chercheur·se en postdoctorat, chargé·e de recherches du F.R.S.-FNRS, cofinancée par WBI et la Casa de Velázquez. La bourse permet au ou à la lauréat·e d’effectuer un séjour de recherche d’un à trois mois au cours de l’année universitaire 2026-2027 au sein de la Casa de Velázquez.

 

Profil des candidat·es

  • Être rattaché·e officiellement à un établissement d’enseignement supérieur organisé et subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles ;
  • Disposer du statut de chargé·e de recherches du FRS -FNRS ;
  • Avoir obtenu un diplôme de 3ème cycle (doctorat) maximum 6 ans avant le début du séjour ;
  • S’être distingué par l'excellence de ses résultats universitaires ;
  • Présenter un projet de recherche original couvrant un à trois mois de séjour et justifiant la pertinence de le réaliser à la Casa de Velázquez ;
  • Être chercheur·euse dans les domaines des sciences historiques, de l’archéologie, de l'histoire de l'art, de l'histoire de l'architecture, des lettres, ainsi que d’autres disciplines dans lesquelles l’échange hispano-belge fait partie intégrante de la recherche.

 

Durée du programme (3 mois maximum)

Le séjour doit débuter entre septembre et décembre 2026 et les dates exactes seront précisées avec le ou la candidat·e lors des entretiens et adaptés en fonction de la disponibilité d’accueil de la Casa de Velázquez.

 

Procédure générale de sélection

La période de candidature débute le 15 mai 2026 et se clôture le 15 juillet 2026.

Le dossier de candidature est à renvoyer par e-mail au service des bourses internationales de WBI à l’adresse suivante : bourses@wbi.be ainsi qu’à la Délégation WB de Madrid : madrid@delwalbru.be

 

Prise en charge

Prise en charge par WBI :

  • Les frais de transport international à concurrence d’un A/R par séjour d’un à trois mois pour un montant maximal de 500,00 € sur présentation des justificatifs adéquats ;
  • Les frais de transport local engagés par le ou la lauréat.e pour ses déplacements professionnels, sur présentation des justificatifs adéquats (tickets, factures), dans la limite de 50,00 € par mois, couvrant la période de résidence.
    Les montants susmentionnés seront versés au ou à la lauréat.e par WBI sur base d’un arrêté ministériel de subvention après avoir effectué lesdites dépenses.

L’institution d’accueil prend en charge : 

  • L’hébergement du lauréat.e au sein de la Casa de Velázquez ;
  • Le suivi scientifique auprès d'un directeur des études scientifiques de l'École des hautes études hispaniques et ibériques ;
  • L’accès aux ressources offertes par l'institution, notamment de la bibliothèque.

 

Personne de contact (Gestionnaire du programme à WBI)

Wallonie-Bruxelles International
Service des bourses internationales

Place Sainctelette, 2
B - 1080 Bruxelles    
bourses@wbi.be

 

Wallonie-Bruxelles International
Delegación General Valonia-Bruselas en España

Calle Diego de Leon, 33
28006 Madrid – España
+34 664 335 226
madrid@delwalbru.be

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Adresse

Press Club – 95 rue Froissart, 1040 Bruxelles

Le 3 juillet prochain, WALMEET organise, pour la deuxième année consécutive, un forum des projets financés par un programme européen.

Cet événement permettra à des candidats potentiels à des appels à projets européens de rencontrer des porteurs de projets, mais aussi des opérateurs qui, en Wallonie, peuvent les accompagner dans le dédale d’un dépôt de projet à l’Union européenne. 

Les participants auront l’occasion d’échanger avec des porteurs de projets, d’entendre les réponses qui ont été données aux difficultés mais aussi de se voir porter par la description de la valeur ajoutée que représente un projet européen.

L’objectif de cette journée est d’inspirer, d’échanger et de renforcer les réseaux. Les participants sont des bénéficiaires, des candidats potentiels, des représentants d’opérateurs et d’administrations qui peuvent aider dans le cheminement européen.

L’événement est gratuit mais l’inscription est obligatoire.

Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à prendre contact : a.peeters@wbi.be.

Contacts

Département Union européenne, Affaires multilatérales et Francophonie

Direction de l’Union européenne

Cheffe de service - Direction Union européenne: Plateforme Wallonia meets EU (WALMET.EU) - Point de contact de l’Instrument d’appui technique (TSI) de l’UE

05/05/2026
Gaël Rouvroy reçoit le Engineering, Science & Technology Emmy Award pour intoPIX en 2025, déjà récompensée d’un premier Emmy en 2014 © intoPIX

La société intoPIX, basée à Mont-Saint-Guibert, spécialisée dans les solutions innovantes de compression optimisée d’images et de transport vidéo en temps réel, vient d’être récompensée par un deuxième Emmy Award à Hollywood. Sa technologie révolutionnaire, utilisée pour la diffusion d’images en direct, notamment lors de grands événements sportifs télévisés, est aujourd’hui adoptée dans le monde entier.

La société intoPIX, basée à Mont-Saint-Guibert, spécialisée dans les solutions innovantes de compression optimisée d’images et de transport vidéo en temps réel, vient d’être récompensée par un deuxième Emmy Award à Hollywood. Sa technologie révolutionnaire, utilisée pour la diffusion d’images en direct, notamment lors de grands événements sportifs télévisés, est aujourd’hui adoptée dans le monde entier.

Pour intoPIX, tout commence en  2006, lorsque Gaël Rouvroy, ingénieur de formation, spécialisé dans la compression d’images et de vidéos, transforme deux douzaines de puces en une seule, en créant le premier décodeur numérique pour le cinéma. Depuis lors, l’entreprise, au départ spin-off de l’UCLouvain, invente, crée et fait progresser la prochaine génération de compression d’images. "Aujourd’hui, plus de  60% des salles de cinéma dans le monde utilisent notre technologie", souligne Gaël Rouvroy, cofondateur, CEO et directeur de la technologie d’intoPIX. L’entreprise est guidée par quatre principes fondamentaux qui définissent tout ce qu’elle fait : simplifier la connectivité, diminuer les coûts et réduire la consommation d'énergie, améliorer la qualité d’image avec une latence imperceptible, et gérer des volumes de pixels toujours plus importants. Grâce à cette approche unique, elle fournit un accès plus rapide et facile aux technologies émergentes.

Récompensée par Hollywood

En 2014, intoPIX reçoit un premier Emmy Award de la technologie et de l’ingénierie pour son travail de normalisation et de production de la norme JPEG 2000 sur les réseaux IP, appliquée aux productions audiovisuelles en direct, en particulier lors des Jeux olympiques d’hiver 2010 à Vancouver au Canada. Les Emmy Awards, décernés à Hollywood, comptent parmi les distinctions les plus prestigieuses du monde de la télévision, notamment dans leurs catégories techniques.

Parallèlement, intoPIX développe également des technologies innovantes dans le domaine de l’imagerie, notamment au plus près des capteurs de caméra. En compressant les flux de données très tôt dans la chaîne de traitement de l’image, ces solutions permettent de réduire la quantité de données à transmettre, la consommation d’énergie et le besoin de stockage, tout en préservant une qualité d’image élevée. Ces technologies ne cessent d’évoluer au fil des années. "A l’époque, on parlait de plusieurs dizaines de millisecondes pour retransmettre une image d’un stade vers un studio", précise Jean-Baptiste Lorent, directeur marketing d’intoPIX. "Aujourd’hui, on est passé sous la milliseconde, avec des délais devenus imperceptibles pour l’œil humain".

En 2015, intoPIX lance, avec le comité JPEG au sein de l’ISO, une nouvelle norme, JPEG XS, une norme de compression révolutionnaire qui transforme les médias et la diffusion audiovisuelle. Ces travaux conduisent aux premières démonstrations de ses technologies dès 2018, puis à la présentation de ses solutions au CES (Consumer Electronics Show), le salon mondial des technologies et du numérique à Las Vegas, en 2019. Il s’agit de la première technologie de compression internationale axée sur une faible complexité, une faible consommation d’énergie, une faible latence et une qualité sans perte. Aujourd’hui, intoPIX détient deux tiers de la base de brevets de cette technologie.

Les technologies d’intoPIX ont notamment été utilisées dans le cadre des efforts de la télévision nationale japonaise (NHK) pour la diffusion des Jeux olympiques de Tokyo de 2020 en ultra-haute définition 8K. En 2024, l’entreprise a également reçu le Prix de la Technologie et de l’Innovation décerné par Vision Systems Design. "Chez intoPIX, la recherche et l’innovation sont profondément ancrées dans notre ADN", reprend Gaël Rouvroy. "Depuis le début, nous repoussons sans cesse les limites de la compression d’images et de vidéos, une démarche reconnue par de nombreuses distinctions internationales".

Un deuxième Emmy Award

En 2025, intoPIX est récompensée d’un deuxième Emmy Award pour son travail de pionnier dans la création de JPEG XS. Ce prix lui est décerné pour sa contribution à la mise en place d’une compression de haute qualité à ultra faible latence, qui redéfinit la façon dont le monde transporte et vit la vidéo. Cette technologie présente un équilibre unique entre rapidité, qualité d’image et efficacité énergétique. Elle est utilisée pour l’envoi d’images en direct, notamment lors de grands événements sportifs. On le sait, envoyer des images avec son ordinateur ou son smartphone peut prendre du temps en raison de la quantité de données à transmettre. "Pour les professionnels, ce temps est précieux, notamment pour les directs télévisés. La solution repose sur une compression intelligente, qui allège le flux de données et permet une transmission plus rapide, sans dégrader la qualité de l’image. L’enjeu est donc de pouvoir transporter des images de très haute qualité, en temps réel, sans saturer les réseaux, tout en limitant la consommation d’énergie"

C’est une technologie de ce type, développée par intoPIX, qui a été récompensée d’un Engineering, Science & Technology Emmy Award, remis par l’Académie de la télévision américaine. "C’est une compression à faible consommation énergétique et sans délai", détaille Jean-Baptiste Lorent. "Elle est utilisée pour de la transmission vidéo, de sorte qu’on ne ressente pas de décalage, comme on peut parfois entendre ‘goal’ à la radio et voir le but plusieurs secondes plus tard à la télé. Ici, on est sous le millième de seconde". Pour l’entreprise brabançonne, cette récompense hollywoodienne est une validation technologique et industrielle de ses innovations. Déjà active à l’international depuis ses débuts, l’entreprise voit toutefois ces deux Emmy Awards renforcer encore sa visibilité et sa crédibilité sur les marchés mondiaux. "Cette distinction confirme la maturité et la pertinence de notre technologie, aujourd’hui largement adoptée par l’industrie télévisuelle américaine. Si nous avons reçu cet Emmy Award, c’est parce que nos innovations ont un impact concret sur les usages".

Toujours en  2025, la société a également remporté le Best of Show Award à InfoComm 2025, le plus grand salon d’Amérique du Nord pour les professionnels de l’audiovisuel, pour sa nouvelle Titanium Software Suite. Cette suite logicielle a également été distinguée lors du NAB Show, en recevant un des prix du Produit de l’Année 2025 grâce à ses applications Titanium compatibles avec les normes SMPTE ST  2110 et IPMX. "Ces applications offrent une expérience vidéo de très haute qualité, avec une image transmise presque instantanément, un atout essentiel pour les événements en direct et la diffusion audiovisuelle. Elles réduisent la quantité de données à transmettre, ce qui les rend parfaitement adaptées aux studios en HD, 4K et même 8K".

Technologie développée en Belgique vendue dans le monde entier

Grâce à son expertise unique au monde, intoPIX est devenu un acteur clé dans son domaine. "Depuis 2006, nous proposons une gamme complète de solutions software et hardware, dont le design et le développement sont réalisés en Belgique", souligne Gaël Rouvroy. "Nous sommes le seul fournisseur à offrir une solution de compression d’images et vidéos à faible latence pour les marchés des médias et du broadcast, du ProAV, de l’automobile, de l’imagerie embarquée et de l’électronique grand public. Nous exportons tout depuis la Belgique sur le marché mondial. Aujourd’hui, 99% de notre chiffre d’affaires est réalisé hors Belgique, dont 85% hors Europe, principalement en Asie et aux Etats-Unis. Parmi nos clients, Sony, Panasonic, Nikon, AWS, le service cloud d’Amazon".

En travaillant avec des leaders de classe mondiale des différents marchés audiovisuels, l’équipe a introduit des technologies essentielles qui façonnent le monde actuel de la télévision, du cinéma et de l’électronique grand public. Ces technologies sont aujourd’hui utilisées par des géants des médias. NBC, la BBC ou encore France Télévisions y ont déjà eu recours lors d’événements d’envergure mondiale. Par exemple, pour les retransmissions des épreuves des Jeux olympiques de Paris ou de la finale du Super Bowl. Mais les applications vont bien au-delà de la télévision et de l’audiovisuel en général. "Dans l’automobile (transmission instantanée de données visuelles), l’aérospatial, le médical (analyse en temps réel et sans latence), la sécurité, les télécommunications, les écrans et les caméras, mais aussi dans le secteur industriel (détection et réaction rapide, la vision industrielle) où on doit faire de la détection sans perte de latence, pour pouvoir très vite prendre des décisions", détaille Jean-Baptiste Lorent. "Cela peut aussi aider à diminuer la consommation de notre smartphone en compressant tout ce qui se passe en interne".

Depuis ses débuts, intoPIX ne cesse d’évoluer et de grandir. En 2014, lors de son premier Emmy Award, l’entreprise employait 13 collaborateurs. Aujourd’hui, ils sont 45 et l’ambition est qu’ils soient deux fois plus nombreux d’ici cinq ans. "Ce qui importe le plus dans la gestion d’une entreprise performante, c’est d’avoir la meilleure équipe à bord et de fonctionner comme une unité", développe Gaël Rouvroy. "Chez nous, les personnes sont au cœur de l’entreprise. Nous travaillons collectivement à la mise en place d’objectifs et à la résolution des différents défis qui se présentent à nous. Notre objectif est de tripler notre chiffre d’affaires d’ici cinq ans". Pour pouvoir assurer sa croissance, l’entreprise s’installe dans une nouvelle implantation aux locaux plus spacieux au cœur du LLN Science Park, toujours en Brabant wallon.

Cet article a été écrit par Jacqueline Remits pour la Revue W+B n°171.

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Adresse

Toulouse - France

A la faveur d'une riche programmation, Le Nouveau printemps à Toulouse et Rossy de Palma ont invité deux artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Nicolas Verschaeve et Darius Dolatyari-Dolatdoust, à participer à l'exposition collective "Danses interdites".

Le Nouveau Printemps, festival majeur de création contemporaine à Toulouse, invite, chaque année, un artiste issu d’une discipline connexe aux arts visuels (architecture, cinéma, musique, littérature, danse…) à coconcevoir la programmation.

Irrévérencieux, minimal ou exubérant, poétique ou politique, le festival se réinvente à chaque édition. Se laissant guider par l’artiste associé, Le Nouveau Printemps déplie l’univers de ce dernier pour révéler de multiples visions de l’art.

Le festival défend un art pour toutes et tous, localement ancré, artistiquement exigeant, avant-gardiste et soutient des créations ou des expériences artistiques collectives, ouvertes sur le monde et responsables pour nos environnements.

Pour l’édition 2026, Le Nouveau Printemps investit le quartier Marengo / Bonnefoy / Jolimont et associe l’artiste Rossy de Palma pour proposer un parcours inédit d’expositions rassemblant des pratiques artistiques multiples, en complicité avec les partenaires et les habitants de la ville de Toulouse.

Nicolas Verschaeve assure la scénographie de l’exposition et Darius Dolatyari-Dolatdoust est programmé aux côtés de Vir Andres Hera, Dalila Dalléas Bouzar, Paloma de la Cruz, Caroline Déodat, Gabriel Fontana, Juan Francisco González, Saodat Ismailova, Smail Kanoute, Paul Maheke, Caroline Monnet, Ben Russell, Grégoire Schaller, Rebecca Topakian, Ahmed Umar, Ana Vaz et Ulla Von Brandenburg.

En écho à la trajectoire et aux engagements de Rossy de Palma, les œuvres rassemblées au sein de l’exposition, réalisée sous le commissariat de Clément Postec, donnent à voir des travaux d’artistes témoignant de danses interdites ou de gestes d’émancipation, au travers des images mouvements, des corps ou des paroles.

L’invitation de Nicolas Verschaeve et de Darius Dolatyari-Dolatdoust reçoit le soutien du Pupitre France de Wallonie-Bruxelles International (WBI) en synergie avec le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris (CWB), dans le cadre de ses opérations Hors-Les-Murs Constellations.

Infos pratiques

  • Du 29 mai au 28 juin 2026
  • L’exposition collective "Danses interdites" est à retrouver sur plusieurs sites : Médiathèque José Cabanis, Garage Bonnefoy, Centre Culturel Bonnefoy, Les Herbes Folles, Atelier d’artistes IPN

Contacts

Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

Directrice du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

28/04/2026
La délégation Grande Région à l’incubateur tech, ICC et industrie A6K E6K lors du wake! tour 2025 spécial XR proposé par HiTT XR Wallonia et wake! by Digital Wallonia dans le cadre du KIKK Festival, en collaboration avec l'Awex et WBI © J. Van Belle – WBI

Nous sommes entrés dans l’ère liquide, caractérisée par l’instabilité permanente. À l’heure du flux continu, d’informations, d’images, de sons, il est une industrie qui s’est considérablement développée ces 20 dernières années : l’industrie créative numérique. Irriguant nos écrans et nos oreilles, nous projetant dans des univers immersifs, du jeu vidéo aux arts numériques, du vidéomapping aux applications phygitales, des médias sociaux aux chaînes de streaming en continu, au podcast, au cinéma immersif, transformant même nos villes en média.

Nous sommes entrés dans l’ère liquide, caractérisée par l’instabilité permanente. À l’heure du flux continu, d’informations, d’images, de sons, il est une industrie qui s’est considérablement développée ces 20 dernières années : l’industrie créative numérique. Irriguant nos écrans et nos oreilles, nous projetant dans des univers immersifs, du jeu vidéo aux arts numériques, du vidéomapping aux applications phygitales, des médias sociaux aux chaînes de streaming en continu, au podcast, au cinéma immersif, transformant même nos villes en média.

Avec quelque 477 milliards d’euros, près de 3,95 % de la valeur ajoutée et plus de 8 millions d’emplois dans l’Union, les industries culturelles et créatives sont un pilier de l’économie européenne, à la fois fragmenté, dense en petites et moyennes entreprises, intensif en emplois et “crucial pour l’innovation”, comme le dit la Commission dans sa stratégie industrielle.

Bonne nouvelle ! Du charbon à l’imagination, il semblerait bien que cette industrie prospère sur un territoire au carrefour de la France, de la Belgique, de l’Allemagne et du Luxembourg : la Grande Région.

Un espace transfrontalier aussi vert que vallonné et irrigué par le Rhin, la Sarre, la Meuse et la Moselle : 65.000 km² luxuriant réunissant 4 pays, 6 régions, 12 millions d’habitants, 3 langues, et qui a pour particularité de cumuler un nombre record de travailleurs frontaliers (274.400 en 2023). Il s’avère être aussi le berceau de l’Europe, née “Communauté européenne du charbon et de l’acier” (Ceca) dans les années 1950 avant de devenir l’Union européenne que l’on connaît.

Centres urbains pour le développement des industries créatives, des villes comme Luxembourg, Differdange, Esch-sur-Alzette, Sarrebruck, Mayence, Trèves, Liège, Namur, Mons, Châlons-en-Champagne, Metz, Strasbourg jalonnent ce périmètre marqué par la révolution industrielle. 

Trois siècles après celle-ci, la révolution créative numérique y pose des défis d’une autre nature : 

  • les métiers créatifs et la propriété intellectuelle exposés aux intelligences artificielles génératives,
  • la taille des marchés et la circulation des œuvres et productions,
  • la performance des infrastructures digitales pour rester compétitifs sur un marché ultra globalisé,
  • la protection de la biodiversité créative, la souveraineté culturelle et technologique et la découvrabilité des niches culturelles,
  • la montée en compétences et en connaissances dans un contexte d’innovation constant,
  • des modèles économiques de plus en plus hybrides,
  • le transfert des innovations créatives vers des marchés comme l’aérospatial, l’industrie 5.0, la formation, le tourisme, la santé, le bâtiment, la mobilité…

Parfois les océans d’incertitude se révèlent sources d’opportunités. Pour observer autour de soi, faire le cadastre de ses forces, créer de nouveaux périmètres d’actions et d’innovation. Car l’Europe est riche de la diversité qui naît aux confins de ses frontières. 

L’innovation digitale a bien inspiré la création d’un “single market” : lançons un “creative market” en Grande Région où les écosystèmes ne se juxtaposent plus mais se connectent ! Festivals, lieux d’incubation, studios de toutes tailles et de toutes verticales, artistes, universités, centres de recherches, capitales européennes de la culture, villes créatives UNESCO, fonds d’investissements, plateformes d’innovation créative : le territoire est fertile, la “Grande Région créative” est déjà là.

Car si “l’innovation est l’aptitude à changer les choses” dixit le philosophe Luc de Brabandère, “la créativité est l’aptitude à changer son regard sur ce qui existe déjà” et faire advenir de nouvelles réalités. 

Connectons nos écosystèmes pour révéler la Grande Région en vallée prospère pour nos créatrices et créateurs, celles et ceux qui transforment nos villes et recyclent la créativité en vecteur de rayonnement, de compétitivité et de soft power, puissant levier de défense à l’heure du tout aux flux et aux réseaux mondialisés. 

De l’intention à la feuille de route, le travail a déjà commencé : cartographie de nos forces, mobilité professionnelle, stratégies coordonnées pour augmenter la superficie des projets financés par l’Europe en Grande Région. 

En cette journée mondiale de la créativité et de l’innovation de l’UNESCO, “let’s go with the flow of digital creativity” : ensemble, construisons la Grande région créative !

La Grande Région créative est une initiative de 5 partenaires dans le cadre de la présidence wallonne du Sommet de la Grande Région (2025-2026) impulsée par l’écosystème créatif numérique wake! by Digital Wallonia (Belgique) et KIKK, Hitt XR Wallonia (Belgique), 1535° creative hub de Differdange (Grand-Duché de Luxembourg), la Région Grand-Est (France) et le K8 (Sarre, Allemagne).

Un projet soutenu par Wallonie-Bruxelles International et l’Agence wallonne à l’Exportation.

Visionner le panel Grande Région créative enregistré au 1535° creative hub dans le studio de FWRD digital agency à Differdange le 6 mars 2026 réunissant :

  • Kristian Horsburgh (1535°)
  • Marion Gravoulet (Région Grand-Est)
  • Sébastien Nahon (HiTT XR Wallonia et MiiL – UCLouvain)
  • Paul Hyvernat (Wallonie-Bruxelles International)
  • Delphine Jenart (KIKK et wake! by Digital Wallonia)

Pour en savoir plus sur wake!

Pour rejoindre la Grande Région créative sur Linkedin.

Cet article a été écrit par Delphine Jenart pour KingKong Magazine.

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21/04/2026
©️ DGWB Espagne

Du 26 au 29 mars 2026, la Foire de la bande dessinée de Madrid a tenu sa deuxième édition, avec l’ambition affirmée d’inscrire durablement la capitale espagnole comme un lieu central du neuvième art en Europe.

Du 26 au 29 mars 2026, la Foire de la bande dessinée de Madrid a tenu sa deuxième édition, avec l’ambition affirmée d’inscrire durablement la capitale espagnole comme un lieu central du neuvième art en Europe.

Placée sous le thème "Un voyage à travers les principales villes de la bande dessinée européenne", cette édition proposait un parcours culturel à l’échelle européenne. Les différentes traditions graphiques ont dialogué entre elles avant de se retrouver symboliquement à Madrid. L’ensemble a permis de présenter une vision vivante et actuelle de la bande dessinée européenne, loin d’une approche figée ou uniquement géographique.

Organisée par la Ville de Madrid et l’Association des librairies de Madrid, en collaboration avec la Fondation Germán Sánchez Ruipérez (Casa del Lector), la Foire s’est imposée comme un rendez-vous professionnel et grand public réunissant auteurs, éditeurs, libraires et lecteurs autour d’une programmation exigeante et accessible.

Pendant quatre jours, Matadero Madrid s’est transformé en véritable épicentre de la bande dessinée. L’espace a été conçu comme un lieu hybride, où la dimension commerciale et la programmation culturelle se complétaient et s’enrichissaient mutuellement.

Au-delà de la diversité des formats, l’objectif de la Foire était de soutenir les acteurs du secteur, de renforcer la visibilité de la bande dessinée à l’international, d’encourager la rencontre entre professionnels et publics, et de présenter la BD comme une forme artistique à part entière, à la croisée de la culture populaire et de la création contemporaine.

Wallonie-Bruxelles à l’honneur

Dans cette dynamique européenne, Wallonie Bruxelles occupait une place centrale dans la programmation 2026. Berceau historique de la bande dessinée européenne, elle était mise en lumière à travers une exposition inédite en Espagne, accompagnée d’une présence institutionnelle et artistique renforcée.

L’exposition "La BD belge", présentée à la Casa del Lector du 11 mars au 13 avril 2026, a été produite par le Musée de la Bande Dessinée de Bruxelles et organisée en collaboration avec la Délégation générale Wallonie-Bruxelles en Espagne. Elle proposait un voyage à travers plus de sept décennies de création, réunissant une vingtaine de reproductions d’œuvres allant des années 1950 à aujourd’hui.

On y retrouvait des figures fondatrices telles que Jijé ou Mitacq, des auteurs emblématiques comme Philippe Geluck ou Jean-Claude Servais, ainsi que des créateurs contemporains tels qu’Olivier Grenson ou Mathilde Van Gheluwe. L’exposition ne s’est pas limitée à la présentation d’œuvres finalisées : elle a intégré des esquisses et des étapes préparatoires, offrant au visiteur un accès direct au processus de création et à la construction de la narration graphique.

Cette dimension pédagogique est particulièrement importante dans un contexte marqué par les évolutions technologiques et le développement de l’intelligence artificielle. Elle rappelle l’importance du travail de l’auteur et de l’imagination dans la création aujourd’hui.

Un dialogue culturel entre la Belgique et l’Espagne

Les liens entre les bandes dessinées belge et espagnole sont inscrits dans une histoire longue et structurante. Depuis les années 1950, des séries emblématiques comme Tintin, Spirou ou Les Schtroumpfs ont circulé massivement en Espagne, contribuant à façonner plusieurs générations de lecteurs et de créateurs.

L’influence de la "ligne claire", codifiée par Hergé, a durablement marqué la création espagnole, inspirant des auteurs tels que Max, Paco Roca ou Javi Rey. Parallèlement, les échanges éditoriaux entre les deux pays se sont intensifiés, avec des auteurs espagnols publiés en Belgique et des œuvres belges largement traduites et diffusées en Espagne.

Ce dialogue continu a contribué à la construction d’un véritable espace professionnel européen de la bande dessinée, dans lequel les œuvres, les auteurs et les éditeurs ont circulé librement, renforçant les dynamiques communes du secteur.

Mathieu Burniat, une présence artistique majeure

La présence belge à cette édition a été marquée par la participation de Mathieu Burniat, auteur et illustrateur reconnu de la scène contemporaine francophone, lauréat en 2025 du Prix Atomium du BD Comic Strip Festival de Bruxelles pour Et soudain le futur.

Son invitation s’inscrivait dans la volonté de la Foire de mettre en avant des auteurs contemporains capables de mélanger innovation narrative, réflexion scientifique et exploration des formats graphiques actuels.

Tout au long du week-end, Mathieu Burniat a participé à un programme dense d’activités illustrant la diversité des formats proposés par la Foire et son ancrage à la fois professionnel et grand public. L’ensemble des activités auxquelles il a participé, la rencontre publique comme les séances de dédicace, s’est articulé autour de l’ouvrage Furiosa, qu’il a illustré.

L’ensemble des séances de dédicace a affiché complet, avec la vente de tous les exemplaires disponibles.

Un marché du livre en croissance en Espagne

Le marché du livre en Espagne confirme sa vitalité et son importance stratégique. En 2025, il a atteint un chiffre d’affaires d’environ 1,25 milliard d’euros, en croissance de près de 3,8 % par rapport à l’année précédente. Les ventes se sont stabilisées autour de 76 millions d’exemplaires, confirmant une dynamique positive malgré un léger ralentissement du rythme de croissance.

Cette évolution a consolidé la position de l’Espagne comme l’un des marchés éditoriaux les plus dynamiques d’Europe, mais également comme une porte d’entrée vers les marchés latino-américains, offrant un potentiel de diffusion considérable pour les acteurs européens du secteur.

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15/04/2026
Photo de groupe des bénéficiaires de bourses DOCT IN accueillies par Wallonie-Bruxelles Campus
Le groupe de bénéficiaires de bourses DOCT IN accueillies par Wallonie-Bruxelles Campus

Dans le cadre de sa mission de soutien à l’internationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche, Wallonie-Bruxelles Campus, en collaboration avec le service des bourses de WBI, a récemment élargi son dispositif d’accueil aux bénéficiaires des bourses DOCT IN.

Dans le cadre de sa mission de soutien à l’internationalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche, Wallonie-Bruxelles Campus, en collaboration avec le service des bourses de WBI, a récemment élargi son dispositif d’accueil aux bénéficiaires des bourses DOCT IN.

Après une première initiative réussie avec les boursiers Master IN à la fin du mois de novembre, un petit-déjeuner d’accueil à destination des boursiers en Doctorat IN s’est tenu le 9 avril. Cette rencontre conviviale a permis d’accueillir les doctorantes récemment arrivées en Fédération Wallonie‑Bruxelles et de leur offrir un premier espace d’échange et de mise en réseau.

Au‑delà de l’accueil institutionnel, cette matinée a également été l’occasion de réaliser plusieurs témoignages vidéo. Les doctorantes y partagent leur expérience de recherche en Fédération Wallonie‑Bruxelles, les spécificités de leur parcours doctoral ainsi que les motivations qui les ont conduites à choisir notre région pour mener leurs travaux scientifiques.

Ces contenus viendront alimenter les supports de communication de WBI et contribueront à renforcer l’attractivité de la Fédération Wallonie‑Bruxelles en matière de recherche. Ils illustrent concrètement la qualité de l’encadrement académique, la diversité des opportunités scientifiques offertes par les établissements de la Belgique francophone et leur rayonnement international.

Pour les boursiers, ces rencontres constituent une véritable plus‑value : elles favorisent leur intégration, encouragent le développement de leur réseau académique et professionnel, et participent à la constitution d’un réseau durable de doctorants et d’alumni internationaux liés à la Fédération Wallonie‑Bruxelles.

D’autres initiatives de ce type continueront à être organisées, afin de renforcer l’accueil des boursiers internationaux, de favoriser les échanges entre pairs et de valoriser durablement les parcours de recherche menés en Fédération Wallonie‑Bruxelles.

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14/04/2026
Photo d'une passerelle en béton de réemploi d’une portée de 10 mètres, réalisée par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, visible sur le site de la bluefactory à Fribourg © Christian Du Brulle
Cette passerelle en béton de réemploi d’une portée de 10 mètres a été réalisée par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et est visible sur le site de la bluefactory à Fribourg © Christian Du Brulle

Parmi les nombreux défis à relever pour faciliter le réemploi des matériaux de construction, un passage par la case "digitalisation" s’avère incontournable. Quels types de matériaux ou de structures sont disponibles et où ? En quelles quantités ? Et parfois même à quel prix ? Divers outils ont déjà été développés en ce sens en Suisse.

Parmi les nombreux défis à relever pour faciliter le réemploi des matériaux de construction, un passage par la case "digitalisation" s’avère incontournable. Quels types de matériaux ou de structures sont disponibles et où ? En quelles quantités ? Et parfois même à quel prix ? Divers outils ont déjà été développés en ce sens en Suisse. Les chercheurs, entrepreneurs et experts wallons et bruxellois qui ont récemment plongé durant quelques jours dans cet écosystème à Zürich, Fribourg et Lausanne grâce à WBI et GreenWin en ont découverts quelques-uns.

"L’inventaire Swiss-Inv en est un", indique Karin Sidler, directrice de Cirkla, la structure faîtière suisse du réemploi. Swiss-Inv permet d’identifier et d’inventorier les potentiels de réemploi des matériaux de construction dans le cadre de projets de rénovation ou de remplacement de bâtiments à l’échelle du pays.

"Notre outil Cirkla-Scan donne accès à l’offre nationale de matériaux de réemploi. Il regroupe les catalogues des plateformes et de ressourceries telles que Materiuum, Salza, Reuzi, Gruner et UseAgain", précise-t-elle. "Cette harmonisation de la structure de données vise à améliorer la communication entre les diverses plateformes existantes".

Avec un bémol toutefois. Pour que cela soit le plus efficace possible, il reste à résoudre plusieurs problèmes inhérents à ces divers inventaires : celui de la standardisation des ressources notamment. Ou encore la question des offres de matériaux de réemploi à venir. D’où tout l’intérêt, dans ce dernier cas, des recherches menées par la Professeure en ingénierie circulaire pour l’architecture Catherine De Wolf, de l’Ecole polytechnique fédérale de Zürich (ETHZ).

Croiser les bases de données avec Google Street View

Cette ingénieure-architecte, formée initialement à l’Université libre de Bruxelles et à la VUB, dirige désormais, en Suisse, un laboratoire de recherches sur l’innovation numérique au service de l’environnement du bâti circulaire. Son but : faciliter la réutilisation des matériaux de construction en traquant, dans les villes, les futurs "gisements" et en caractérisant leurs ressources potentielles. Pour ce faire, elle travaille notamment avec les images des rues, et donc des bâtiments, accessibles sur Google Street View.

"Nous pourrions passer en revue un à un tous les immeubles d’une ville", explique-t-elle. "Mais cela prend un temps fou. Je savais, depuis mon doctorat réalisé au MIT (le Massachussets Institute of Technology, aux Etats-Unis), grâce à une bourse d’excellence de WBI, que la numérisation nous réservait dans ce contexte une potentiel énorme".

"C’est de là qu’est né mon labo à l’ETHZ", dit-elle. "Nous commençons par regarder les données qui existent déjà. Les villes, par exemple, disposent souvent de beaucoup d’informations sur les dimensions et la localisation des bâtiments. On connaît leur nombre d’étages et d’autres informations du même genre. Nous "augmentons" ces informations avec des données visuelles, comme celle que nous pouvons retirer des images disponibles sur Google Street View."

Les balises métalliques comme signal

A ces données, la chercheuse vient ajouter des informations sur les types de matériaux éventuellement disponibles dans les bâtiments voués à la démolition ou pour lesquels il existe des projets de réaménagement.

En Suisse, l’identification des bâtiments pour lesquels des permis de rénovation ou de démolition-reconstruction sont demandés est relativement simple. A partir du moment où de tels projets existent pour un immeuble, celui-ci est garni de balises métalliques qui permettent au voisinage de découvrir, avant même le début des travaux, quel sera le gabarit de l’immeuble agrandi, transformé ou tout simplement (re)construit sur le site d’un bâtiment.

"Toutes ces informations nous permettent alors d’évaluer quels matériaux pourraient y être "minés" (récoltés) lors de la phase de déconstruction", précise la Pre De Wolf. "Les outils digitaux, y compris dans une certaine mesure l’intelligence artificielle (dont les informations demandent encore à être validées), permettent de mettre en relation les matériaux de réemploi disponibles avec de futurs chantiers. Et, déjà, de prévoir comment les adapter aux exigences de ces futurs chantiers. Les matériaux récupérés varient évidemment d’une source à l’autre. Ils ne sont pas forcément standardisés. Grâce aux outils numériques, nous pouvons espérer générer une espèce de cadastre de toutes les ressources existantes dans une ville en identifiant le nombre de fenêtres, de briques, de planchers disponibles. Avec cette numérisation, ces informations permettent également de définir si ces ressources vont être faciles à désassembler ou non, et donc faciliter, le cas échéant, le réemploi à une grande échelle."

Robotisation de la déconstruction

En marge de cet inventaire, l’équipe de la Pre De Wolf travaille aussi sur l’automatisation de la déconstruction en elle-même, avec des robots. "Mais là, il y a encore beaucoup de recherches à faire", dit-elle. "Les robots ont besoin d’un cadre très standardisé, très précis, avec peu de poussière pour pouvoir travailler au mieux. L’exact contraire de ce qu’est un chantier de démolition, lequel est évidemment poussiéreux, doté d’escaliers à monter, où il y a des matériaux lourds à extraire et à transporter, etc. Nous nous intéressons aussi à cette dimension."

Sans oublier l’alignement idéal entre un chantier de déconstruction et la récupération de matériaux de réemploi avec un chantier de construction proche. Le scénario idéal repose sur la proximité des deux chantiers et une coordination dans le temps étroite. Sinon, il faut aussi penser au stockage des matériaux de réemploi.

"En réalité, ce qui se passe souvent, c’est que les entreprises de déconstruction, qui sont des entreprises de démolition, vont rarement classer correctement les matériaux. Dans la pratique, cela signifie que la personne qui souhaite réemployer les matériaux gagne à être présente pour dire 'mettez-moi tel type de matériaux ou d’objets de telle manière sur une palette parce que cela facilitera ensuite le transport, etc.'", indique encore la Pre De Wolf.

Une chercheuse qui estime aussi que la question du stockage temporaire des éléments récupérés ne doit pas être éludée. Les chantiers de déconstruction/réemploi étant souvent loin d’être alignés dans le temps, malheureusement. Ecoutez ce qu’elle en dit dans le podcast ci-dessous.

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Cet article est rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science, dans le cadre d'une mission en Suisse organisée par le Service Recherche & Innovation de WBI.

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Le Festival du Film d'Istanbul propose des compétitions internationales et nationales, une rétrospective et une sélection de films contemporains, ainsi que des activités pour les professionnels du cinéma et le public. 

Environ 130 longs métrages sont proposés et des invités et des professionnels du cinéma étrangers y sont accueillis. 

Créé en 1982, le Festival international du film d'Istanbul est le plus important, le plus ancien et le plus influent festival de cinéma international de Turquie. En 2024, les organisateurs ont enregistré plus de 90.000 entrées. 

En 2025, à partir de sa 44e édition, le Festival du film d'Istanbul a restructuré sa programmation afin de souligner son caractère international. La sélection officielle a été réorganisée et comprend désormais trois sections compétitives : la compétition internationale Tulipe d'or, la section Nouvelles Perspectives, réservée aux premiers ou deuxièmes longs métrages turcs, et la compétition de courts métrages.   

Le festival a sélectionné le long-métrage belge francophone La dernière rive, réalisé par Jean-François Ravagnan. Ce documentaire habité explore les zones d’ombre autour de la mort de Pateh Sabally, un jeune Gambien filmé en pleine noyade à Venise en 2017, sans que personne ne lui vienne en aide.

Le Festival du Film d'Istanbul a lieu du 9 au 19 avril 2026.

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Pour sa 34e édition, le Festival Le Court en dit long propose une sélection de 41 courts métrages belges francophones récents et inédits, répartis en sept programmes thématiques : La vie d’artiste – Et l’amour dans tout ça ? – Films de genres – Films d’écoles et ateliers – Tu as dit famille ? – Rester debout – Contes et merveilles.

La sélection a été opérée avec la complicité d’une marraine, actrice, scénariste et réalisatrice : Natacha Régnier.

Parmi les films en compétition, on retrouve quelques cinéastes fidèles du festival (Cédric Bourgeois, Rémi Vandenitte, Philippe Reypens, Arnaud Demuynck, Pascale Hecquet, Olivier Smolders, Maïa Descamps et Camille Britte), Laurier Fourniau, qui avait reçu le Grand Prix en 2024, et Guillaume Senez, qui a coréalisé un court métrage après ses trois longs.

Comme le cinéma de Wallonie et de Bruxelles demeure vif et prolixe, de nombreux premiers films seront à nouveau dévoilés, comme autant de nouvelles voix et de nouveaux regards, en grande partie féminins (23 réalisatrices – 42% / 32 réalisateurs – 58 %)

Cette année, en périphérie de la compétition, le Festival est ravi de présenter les Talents Adami Cannes 2026 et une Carte blanche de documentaires de l’INSAS réalisés en 2024 et 2025 à la faveur du projet "Regards croisés" en Espagne ou au Maroc ou de films de fin d’études.

L’un des acteurs et réalisateurs fidèle du Festival, Jean-Benoît Ugeux, viendra présenter en première projection parisienne son premier long métrage, L’Âge mûr, après avoir exposé dans l’après-midi du vendredi 5 juin son parcours du court au long métrage, lors d’une Classe de cinéma.

Comme chaque année, le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris donne rendez-vous à tous les professionnel·le·s et amateur·rice·s de courts métrages à découvrir une sélection qui confirme à nouveau la formidable vigueur et l’extrême variété de styles et de formes des productions de Wallonie et de Bruxelles.

Le 34e Festival Le Court en dit long est une initiative du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris avec le soutien du Parlement francophone bruxellois, du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la COCOF, la Sabam, la SACD Belgique, Be-TV, TV5 MONDE, l’ADAMI, l’INSAS, Bref Cinéma, Cinéfac et Surimpressions.

 

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