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29/07/2025
Stage d'été à l'UMons "Le français dans les relations internationales"
Stage d'été à l'UMons "Le français dans les relations internationales"

Le 7 juillet dernier, l’UMons a débuté son deuxième stage d’été avec pour thématique "le français dans les relations internationales". Cette année n’est d’ailleurs pas anodine puisque le stage fête sa trentième édition, un anniversaire qui témoigne de son succès et de sa longévité.

Le 7 juillet dernier, l’UMons a débuté son deuxième stage d’été avec pour thématique "le français dans les relations internationales". Cette année n’est d’ailleurs pas anodine puisque le stage fête sa trentième édition, un anniversaire qui témoigne de son succès et de sa longévité.

Lors de cet événement de l’été, l’UMons accueille des diplomates, futur.e.s diplomates ou cadres administratifs ayant à traiter des dossiers dans le domaine des relations internationales. Lors de leur stage, les boursiers et boursières sont amené.e.s à suivre des cours de spécialité (perfectionnement de la compétence de communication – orale et écrite – dans un contexte d’échanges internationaux, familiarisation avec la langue politique, administrative et économique).

Mercredi 9 juillet, Wallonie-Bruxelles International a eu l’immense plaisir d’accueillir au sein de son siège les 23 stagiaires de cette édition 2025. Cette réception était une fois de plus l’occasion de réaliser des rencontres et d’échanger sur le paysage politique belge et mondial d’aujourd’hui et de demain.

Pour l’occasion, un exposé sur les relations internationales et le système fédéral belge a été délivré par M. Christian Carette, Inspecteur général à WBI, avec une introduction délivrée par Mme Pascaline Van Bol, Directrice du Service des Bourses internationales. 

Nous avons également eu le plaisir de recevoir M. Bennani Karim, Conseiller à l’Ambassade du Maroc en Belgique, que nous remercions chaleureusement pour sa présence. 

Lundi 14 juillet, c’était au tour de Mons d’organiser une réception à laquelle le Service des bourses a été chaleureusement accueilli. L’occasion de revoir les stagiaires et de les entendre parler de tout ce qu’ils ont appris, visité et découvert jusqu’ici : excursion à Charleroi, visite guidée du Bois du Cazier ainsi qu’au Parlement européen à Bruxelles.

Lors du stage, les stagiaires ont dû choisir un thème pour recréer une conférence internationale entièrement animée en langue française : le droit des femmes et migration.  

À bientôt pour un article centré sur le stage organisé par l’Université libre de Bruxelles !
 

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Voir l'image Festival ((((INTERFERANCE_S)))) #5 au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
Festival ((((INTERFERANCE_S)))) #5 au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
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Adresse

Centre Wallonie-Bruxelles - Rue Saint-Martin 127-129 - 75004 Paris - France

La 5e édition de ((((𝗜𝗡𝗧𝗘𝗥𝗙𝗘𝗥𝗘𝗡𝗖𝗘_𝗦)))) dont la morphologie s’opère en cette année sous forme essentiellement d’expériences live, revient du 𝟭𝟮 𝗮𝘂 𝟮𝟴 𝘀𝗲𝗽𝘁𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟱, avec une programmation résolument prospective & immersive / virale & transfrontiériste qui symbiose des artistes des scènes expérimentales sonores belges et françaises.

Cette édition sonde l’altérité radicale, les territoires inconnus et les voix de l’ailleurs, en réverbération à l’exposition "La condition extra-terrestre" coproduite par l’Observatoire de l’Espace du CNES qui orbitera au Centre aux mêmes dates et en écume au projet Symbiosium#2 qui fut déployé au Centre.

Le vendredi 26 : une soirée où les marges, subalternités seront célébrées - en cette édition, notre xéno festival ((((INTERFERENCE_S)))) s’allie avec le frondeur festival belgo-français In.Out.Sider - festival d’arts et musiques expérimentales dont la programmation mêle pratiques, performances d’art brut et live électroniques.

Avec les artistes Alice Hebborn & Thomas Giry & Daniel Schmitz#UNE TRIBU collectif – Brainrot Cowboy & Schrunzel & Thomas Mahmoud – Cabiria Chomel & Iris Estivals & Margaux Auroux & Gabriel Planat – Christina Monet b2b Etienne Blanchot – Clarice Calvo-Pinsolle – Frédéric Prieur – Grégory Grosjean & Dimitri Coppe – Justine Salamin – Léa Paintandre – Léa Roger & Faye Yannarou – Marie Klock – Mélodie Blaison – Mika Oki – Miskin Télé – Nova Materia – Wanino

Du 12 au 28 septembre 2025 

Réservation conseillée -> https://urls.fr/BNLHSQ

En partenariat avec le festival In.Out.Sider et Le Barboteur (Pantin)

Pour plus d’infos : https://cwb.fr/agenda/interference-s-5-festival-de-substrat-sonore 

Voir l'image Exposition "La condition extra-terrestre" au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
Exposition "La condition extra-terrestre" au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
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Adresse

Centre Wallonie-Bruxelles - Rue Saint-Martin 127-129 - 75004 Paris - France

𝗗𝘂 𝟭𝟯 𝗮𝘂 𝟮𝟳 𝘀𝗲𝗽𝘁𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟱, 𝗹’𝗢𝗯𝘀𝗲𝗿𝘃𝗮𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗘𝘀𝗽𝗮𝗰𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲 « 𝙇𝙖 𝙘𝙤𝙣𝙙𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙭𝙩𝙧𝙖-𝙩𝙚𝙧𝙧𝙚𝙨𝙩𝙧𝙚 » 𝗮𝘂 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗪𝗮𝗹𝗹𝗼𝗻𝗶𝗲-𝗕𝗿𝘂𝘅𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗣𝗮𝗿𝗶𝘀, 𝘂𝗻𝗲 𝗲𝘅𝗽𝗹𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝗿𝘁𝗶𝘀𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝘀𝗲 𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗵𝗼𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗧𝗲𝗿𝗿𝗲.
 

Cette exposition offre une réflexion sur l’état extra-terrestre, défini par un environnement hors du sol terrestre et une approche singulière de notre condition terrienne et du développement des activités spatiales. Onze artistes accompagnés par l’Observatoire de l’Espace du Cnes dans leur travail de création abordent cette thématique à travers trois approches différentes.
 

Sylvie Bonnot, Benoît Géhanne, Élise Parré et Simon Zagari s’inscrivent dans l’historicité de la condition extra-terrestre, explorant les aspects techniques, politiques et scientifiques qui ont permis d’atteindre cet état. Amélie Bouvier, Annabelle Guetatra, Olivain Porry et Jeanne Susplugas se focalisent sur l’évolution de nos mentalités, en considérant les échanges entre l’extra-terrestre et notre monde, et la manière dont ils transforment nos pratiques sur Terre, qu’elles soient techniques, scientifiques ou spirituelles. Enfin, les œuvres créées en impesanteur par Smith et Arthur Desmoulin ainsi que le projet OSCAR de Stéphane Thidet illustrent les opportunités de création permises par cette condition extra-terrestre, proposant au visiteur une expérience phénoménologique de l’Espace. Présentés dans une ambiance brutaliste, les œuvres révèlent certaines spécificités de la condition extra-terrestre, incitant à repenser nos constructions mentales de l’Espace sans rompre définitivement avec la Terre.
 

Cette exposition est coproduite avec le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, dans le cadre du programme hors les murs de l’Observatoire de l’Espace du Cnes, voué à présenter au public le plus large les œuvres d’artistes en résidence, nouvellement produites ou issues de sa collection d’art contemporain.

Du 13 au 27 septembre 2025

𝗘𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲
Vernissage le 𝘃𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲𝗱𝗶 𝟭𝟮 𝘀𝗲𝗽𝘁𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝗮̀ 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗿 𝗱𝗲 𝟭𝟴𝗵𝟯𝟬
En clôture - 𝟮𝟭𝗵 : Concert de 𝗡𝗢𝗩𝗔 𝗠𝗔𝗧𝗘𝗥𝗜𝗔 (sur réservation : https://urls.fr/7GZvlK)

Plus d'infos
 

16/07/2025
Logo Lim-ex
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Le Comité de suivi du programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen a officiellement validé ce 4 juillet 2025 le projet "Résolution des obstacles LIM-EX". 

Le Comité de suivi du programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen a officiellement validé ce 4 juillet 2025 le projet "Résolution des obstacles LIM-EX". 

Il s’agit d’une nouvelle étape majeure pour la coopération transfrontalière franco-belge pour les cinq prochaines années. Le projet LIM-EX vise en effet à effacer les obstacles juridiques et administratifs qui entravent le bon développement des coopérations entre la France et la Belgique et le quotidien des citoyens, des acteurs et des institutions dans leurs activités transfrontalières. 

Modèle pilote pour la résolution des obstacles, le projet ambitionne de constituer un dispositif incontournable de référence pour la suppression des freins transfrontaliers entre la France et la Belgique, comprenant l’élaboration d’une typologie d’obstacles, suivie de solutions à mettre en œuvre, tout en mobilisant les autorités compétentes. 

Ces objectifs s’inscrivent pleinement dans la ligne de conduite de la Commission européenne qui vient d’annoncer l’adoption par le Parlement européen et le Conseil du règlement Bridge4EU. Ce nouvel instrument prévoit non seulement une procédure standard pour recenser les obstacles transfrontaliers, mais surtout une procédure structurée via l’outil de "facilitation transfrontalière" pour permettre leur résolution. 

LIM-EX apparaît donc comme étant une expérience pilote majeure et particulièrement décisive pour les évolutions futures du règlement Bridge4EU.

Le financement : 5.251.378 euros via le Fonds européen de développement régional (FEDER).

Les partenaires : 12 partenaires qui se partageront réalisations et responsabilités, parmi lesquels la Vlaamse overheid, le Secrétariat régional pour les affaires régionales Hauts-de-France, Wallonie-Bruxelles International, le Conseil Régional Hauts-de-France, CRD EURES / Frontaliers Grand Est, l’Université d'Artois, l’Université du Littoral Côté d’Opale, l’Université de Lorraine, UHasselt, UCL, HD Gestion, et la MOT. 

Intrigué ? Intéressé ? N’hésitez pas à contacter l’équipe en charge au département Coopération Territoriale Européenne et Europe des voisins de WBI :

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03/07/2025
Étiquettes

Le Collectif Mensuel est implanté à Liège. Le Collectif pratique et revendique un théâtre ludique, populaire et polymorphe.

A l’origine de sa fondation, il y a une actrice et deux acteurs : Sandrine Bergot, Baptiste Isaia et Renaud Riga. Depuis 2007, la compagnie s’est enrichie et développée autour d’une multitude de talents : musicien.ne.s, vidéastes, acteur.ices, auteur (Nicolas Ancion), bruiteuse, ingénieur son, régisseurs, scénographe, plasticiens…

17/06/2025

Dans un monde en pleine ébullition, où les tensions géopolitiques, les bouleversements climatiques et les défis démocratiques s’intensifient, la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) ont décidé de faire front commun pour affirmer leur rôle sur la scène internationale. Leur nouvelle Note de politique internationale (NPI) 2024-2029 trace une feuille de route ambitieuse et réaliste pour les cinq années à venir.

Pour la première fois, cette politique a été élaborée avec la contribution active d’acteurs de terrain (chercheurs, artistes, entrepreneurs, opérateurs culturels, acteurs de terrain) pour garantir une action internationale ancrée dans les réalités locales. 

L'objectif : agir efficacement dans un monde plus incertain, en mettant les talents wallons et francophones au service d’une politique extérieure cohérente, solidaire et durable.

Découvrez le document complet en pièce jointe.

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11/06/2025
Festival de courts métrages "Le court en dit long" 2025
Festival de courts métrages "Le court en dit long" 2025
Cette 33ᵉ édition, marquée par une fréquentation en hausse et un fort engagement du public, a confirmé le rôle central de l’événement dans la promotion des jeunes talents de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Organisé par le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, le festival « Le court en dit long » s’est tenu du 4 au 7 juin 2025, mettant à l’honneur la richesse et la diversité du court métrage belge francophone. Cette 33ᵉ édition, marquée par une fréquentation en hausse et un fort engagement du public, a confirmé le rôle central de l’événement dans la promotion des jeunes talents de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La marraine de cette édition, l’actrice, scénariste et réalisatrice Marie Kremer, a accompagné la sélection des 32 courts métrages en compétition, répartis en six programmes thématiques. L’événement s’est déroulé en présence des équipes artistiques, favorisant les échanges entre créateur·rice·s et spectateur·rice·s.

 

Un palmarès qui reflète la diversité de la création contemporaine

Le jury 2025, composé de professionnel·le·s du cinéma et de la culture, a distingué plusieurs œuvres lors de la cérémonie de clôture. Le Grand Prix a été remis à Une nuit d’avance de Julien Bernard-Simmonds, produit par Boucan Films, Taka et la RTBF, avec le soutien du Centre du Cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les autres prix décernés sont :

les prix des partenaires et du public

Plusieurs partenaires ont également remis des prix lors de cette édition :

  • Prix Coup de cœur RTBF : Glute de Victor Ruprich-Robert
  • Prix Coup de cœur VOO-BeTV : Adieu bureau de Mehdi Pierret
  • Prix du public (doté par le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris) : Brûlure douce de Jade Debeugny

 

Avec cette 33ᵉ édition, le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris réaffirme son rôle de passeur de talents et de révélateur d’émotions. À travers une programmation transdisciplinaire et audacieuse, il continue de défendre une création belge francophone inventive, libre et essentielle.

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11/06/2025
Photo
Une symphonie d’amitié : le saxophone au cœur d’un dialogue musical belgo-japonais

Le saxophone, instrument emblématique inventé à Dinant par Adolphe Sax, continue de résonner bien au-delà des frontières européennes. Il devient ici le trait d’union d’une rencontre musicale exceptionnelle entre la Belgique et le Japon, portée par deux figures majeures du saxophone classique : Alain Crepin et Masahiro Maeda.

Le saxophone, instrument emblématique inventé à Dinant par Adolphe Sax, continue de résonner bien au-delà des frontières européennes. Il devient ici le trait d’union d’une rencontre musicale exceptionnelle entre la Belgique et le Japon, portée par deux figures majeures du saxophone classique : Alain Crepin et Masahiro Maeda.

Une rencontre au sommet de l’excellence saxophonique

Tous les quatre ans, Dinant accueille le Concours international Adolphe Sax, considéré comme l’un des plus prestigieux concours de saxophone classique au monde. Créé en 1994 par Alain Crepin, ce concours attire des jeunes talents venus des quatre coins du globe, dont certaines années jusqu’à 50 candidats japonais. En 2027, la 9ème édition rassemblera à nouveau plusieurs centaines de candidats qui vont tenter de remporter le titre de 1er Lauréat, que l’on surnomme déjà le « Reine Elisabeth » du saxophone.

Parmi les membres du jury de ce concours de renom figure Masahiro Maeda, figure emblématique du saxophone classique japonais. Professeur à l’Université SOAI d’Osaka, fondateur de l’Ensemble Mi-bémol, Maeda incarne le pont entre l’héritage francophone du saxophone et la rigueur musicale japonaise. Son ensemble, composé d’une vingtaine de saxophonistes de tous registres, du soprano au tubax, est reconnu mondialement pour son éclectisme et sa virtuosité, se produisant aux quatre coins du globe, jusqu’au Carnegie Hall de New York.

L’Ensemble Mi-Bémol et les solistes de Wallonie-Bruxelles : un dialogue en musique

Lors d’un concert unique, Maeda confie la baguette à son ami de longue date, Alain Crepin. Compositeur, chef d’orchestre et professeur de renom, Crepin est une figure incontournable de la scène musicale belge. Fort d’une carrière prestigieuse, notamment à la tête de la Musique royale de la Force aérienne, il est aujourd’hui président des Concours Adolphe Sax de Dinant et professeur au Conservatoire royal de Bruxelles.

Pour ce concert exceptionnel qui a réuni un public de 500 personnes, Alain Crepin en a assuré la direction, réunissant autour de lui des talents belges de haut niveau :

  • Simon Diricq, lauréat du Concours Adolphe Sax en 2010, professeur au Conservatoire royal de Bruxelles, et compositeur du concerto « L’Effet Dunning-Krüger », qu’il créera en 2025.
  • Morgane Caspers, jeune saxophoniste originaire de Bastogne, déjà remarquée lors de l’édition 2023 du concours. À 25 ans, elle cumule plusieurs distinctions et se forge une belle carrière de soliste.
  • Et Alain Crepin lui-même, chef d’orchestre et compositeur, dont les œuvres continuent de faire rayonner la musique belge à l’international.

Une soirée sous le signe du dialogue culturel

Bien qu’inscrit dans le cadre de l’Exposition universelle d’Osaka, ce concert s’inscrit dans une démarche qui va au-delà du simple événement ponctuel. Il incarne un véritable dialogue culturel entre deux pays réunis par une passion commune : le saxophone. Il a également marqué la soirée de gala de la semaine Wallonie-Bruxelles, mettant à l’honneur le seul concours musical international organisé en Wallonie.

Dinant et Osaka, deux villes éloignées géographiquement, se rejoignent dans un même élan de création, de transmission et de reconnaissance mutuelle. À travers la musique, elles affirment leur volonté de bâtir des ponts durables entre les cultures.

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30/05/2025
Les Echasseurs de Namur à l'Exposition universelle d'Osaka 2025 © J. Van Belle - WBI
Les Echasseurs de Namur à l'Exposition universelle d'Osaka 2025 © J. Van Belle - WBI

A l’occasion de leur participation à l’Exposition universelle d’Osaka, les Echasseurs de Namur nous invitent à découvrir une tradition qui, malgré plus de six siècles d’existence, continue de s’écrire et de s’inscrire dans la modernité. Une tradition faite de partage, d’ouverture sur le monde et de lien entre les générations.

A l’occasion de leur participation à l’Exposition universelle d’Osaka, les Echasseurs de Namur nous invitent à découvrir une tradition qui, malgré plus de six siècles d’existence, continue de s’écrire et de s’inscrire dans la modernité. Une tradition faite de partage, d’ouverture sur le monde et de lien entre les générations.

Echasseurs, dites-vous ?

Echasseur, le terme désigne l’utilisation des échasses, dans la région namuroise. Il correspond au terme "échassier" que nous trouvons au dictionnaire mais fait plus spécifiquement référence aux joutes namuroises. On parle ici de joute plutôt que de combat. En effet, la joute est une discipline qui se joue en équipe et qui se veut respectueuse et conviviale. Les joutes opposent les Avresses et les Mélans. Ces compagnies représentent, historiquement et par des couleurs spécifiques, la confrontation entre les représentants du centre et des faubourgs de Namur. Cette convivialité, vous la mesurez lorsque les Echasseurs vous racontent leur joute car ils vous parlent tout autant d’échasses que des merveilleuses rencontres qu’ils ont eu la chance de faire au fil de leurs prestations.

Une tradition ouverte sur le monde

Les premières traces historiques de la pratique des échasses à Namur apparaissent dans un document daté du 8 décembre 1411. Intitulé le "Cri du perron", ce document officiel édité par Le Comte de Namur y interdit la pratique des joutes d’échasses aux plus de 13 ans. Mais cette tradition de six siècles ne s’est en rien cantonnée à la seule région de Namur. C’est un symbole important du folklore wallon (au sens noble du terme) qui est régulièrement invité à présenter aux quatre coins du monde ses prestations spectaculaires. Au gré de leurs voyages, ces équipes enthousiastes ne laissent personne indifférent. A travers leur discipline et leurs personnalités attachantes, ces ambassadeurs wallons proposent une invitation au partage des folklores et des cultures. Namur reçoit aussi régulièrement des compagnies étrangères et nous ouvre les yeux sur une large diversité culturelle.   

Et la place de la femme dans tout ça ?

Considéré a priori comme une discipline virile et tout en force, la pratique du jeu d’échasses en joute est autant une question de maîtrise des techniques que de stratégie d’équipe. Et les filles y trouvent une place de choix. Depuis 2018, des  joueuses sont venues gonfler les rangs namurois. Le niveau des compétitrices est bien au-delà de la figuration. Cette présence féminine participe à inscrire cette tradition séculaire dans la modernité. Après plus de 600 ans de joutes exclusivement masculines, les Echasseuses sont officiellement rentrées dans l’histoire le 17 septembre 2022. Leur toute première joute a eu lieu au cœur des fêtes de Wallonie, sur la place du Théâtre de Namur. Aujourd'hui, sur un peu plus de 140 membres, 20 % sont des dames ou des jeunes filles. Et les moins de 18 ans constituent à peu près 42 % des effectifs.

L’ouverture vers les dames constitue une fierté et un succès. Des ambassadeurs se rendent dans les écoles pour partager l’histoire, la pratique et permettent la transmission aux générations futures. La possibilité de participer activement aux Fêtes de Wallonie juchés sur des échasses est une perspective qui attire chaque année beaucoup de jeunes.

Un patrimoine culturel mondial reconnu par l'UNESCO

En 2016 l’association des jouteurs, soutenue par des citoyens ainsi que par de nombreuses associations namuroises, a initié le processus pour faire inscrire les joutes sur échasses de Namur sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Ce processus a connu de nombreux moments forts, comme les plus de 27.700 signatures récoltées par la pétition de soutien ou l’organisation des tables rondes. Il a été l’occasion d’une réflexion approfondie sur la pratique de la joute en tant que patrimoine, sur les risques qui pèse sur celle-ci et sur les initiatives qui pourraient être prises.

Le 16 décembre 2021, à l’occasion de la seizième session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, l’UNESCO a inscrit les joutes sur échasses de Namur sur la Liste Représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité.

Bien plus qu’une discipline sportive

Au-delà d’une pratique sportive particulière qui a ses règles et ses techniques, les Echasseurs véhiculent également une histoire importante et riche, liée à un cadre régional remarquable. Mais c’est aussi la dimension humaine des Echasseurs qui se transmet de génération en génération : un subtil mélange de courage, de solidité et d’enthousiasme. A la rencontre des Echasseurs, le monde devient plus ouvert, plus accueillant et plus curieux de la culture des autres. Longue vie à eux !

Pour découvrir toute la richesse des Echasseurs namurois, rendez-vous sur leur site internet : https://echasseurs.org/

Intéressé par la participation de Wallonie-Bruxelles à l’Expo universelle d’Osaka ? Retrouvez-en tous
les détails ici : https://www.wallonia-osaka.be/fr/ 

 

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27/05/2025
À quelques dizaines de kilomètres de Marrakech, Scarabeo Camp propose des expériences hors du temps et des sentiers battus aux voyageurs en quête de beauté absolue © J. Van Belle - WBI
À quelques dizaines de kilomètres de Marrakech, Scarabeo Camp propose des expériences hors du temps et des sentiers battus aux voyageurs en quête de beauté absolue © J. Van Belle - WBI

La promesse est belle… Après quelques trente kilomètres de piste au départ de Marrakech, un autre monde est possible. Et c’est un couple belge qui s’en porte garant. Depuis 2012, Vincent T’sas et son épouse, Florence Mottet, proposent des expériences hors du temps et des sentiers battus aux voyageurs en quête de beauté absolue. Entretien.

Qu’est-ce qui vous a amené au Maroc ? 

La promesse est belle… Après quelques trente kilomètres de piste au départ de Marrakech, un autre monde est possible. Et c’est un couple belge qui s’en porte garant. Depuis 2012, Vincent T’sas et son épouse, Florence Mottet, proposent des expériences hors du temps et des sentiers battus aux voyageurs en quête de beauté absolue. Entretien.

Qu’est-ce qui vous a amené au Maroc ? 

Vincent T’sas  : Je suis arrivé dans ce pays en 2003, à l’âge de 22 ans. J’étais alors photographe et un peu fatigué car je venais de faire un bouquin pour les ambassades belges. J’avais donc envie de me poser. Et c’était d’autant plus nécessaire que j’avais beaucoup bougé en étant enfant. Mon père travaillait dans l’Union minière, alors je le suivais partout, en Algérie, en Yougoslavie, en Grèce, en Thaïlande... C’est sûrement pour ça que j’ai un goût de l’ailleurs très prononcé. 

Et là, Marrakech vous a fait les yeux doux… 

Oui, la famille de Florence avait deux riads ici. C’est vite devenu notre point de chute. Et moi qui voulais arrêter la photo, j’ai vite repris. A l’époque, le secteur touristique cherchait des professionnels de l’image pour les brochures. J’ai donc recommencé à travailler la photo. Florence, après ses études de graphisme à La Cambre, m’a rejoint pour qu’on s’installe définitivement ici.

Comment l’aventure Scarabeo Camp débute-t-elle? 

À l’origine, avec mon épouse, nous avions une petite maison d’hôtes et une agence de communication graphique. Florence créait des visuels pour des chaînes hôtelières, des logos ou encore des identités de marque qui marchaient bien car à cette époque, à Marrakech, il y avait peu de professionnels comme nous et la demande était forte. Nous travaillions énormément, bien plus qu’en Belgique. Alors pour échapper un peu au quotidien, nous partions régulièrement en 4x4 le week-end, souvent avec ma belle-sœur et son mari. Un jour, en plein sud du pays, nous sommes tombés en panne. Nous avons dû attendre plusieurs jours qu’une pièce de rechange arrive. Alors, nous avons improvisé un petit bivouac autour des voitures, discuté, réfléchi… Et c’est là qu’est née l’idée de Scarabeo Camp : allier l’expérience de la maison d’hôtes à un campement raffiné, inspiré de nos escapades et de cette manière simple mais immersive de vivre le désert.

Combien de temps allez-vous mettre pour matérialiser cette idée ? 

Deux ans. Scarabeo est né en 2012. Au départ, on voulait s’installer dans le Sahara mais avec la naissance de notre fille, on a préféré rester près de Marrakech. Les camps sont à 35 kilomètres de la ville. Florence s’occupait de l’image de la marque, du site, des brochures, d’Instagram. Puis, au fur et à mesure, l’équipe s’est agrandie. Aujourd’hui, on emploie à peu près 80 personnes, toutes indispensables vu l’environnement dans lequel on est. Dans le désert, tout est compliqué pour faire à manger, laver les draps… On a donc des corps de métiers très variés : des maçons, des cuisiniers, des couturiers...

Que proposez-vous aux personnes désireuses de se ressourcer dans cet environnement aride? 

Les campements sont répartis sur un périmètre de 5 à 6 kilomètres, formant un triangle entre Stone Camp, La Citadelle et Les Roches Noires, où des mariages sont parfois organisés. Chaque site préserve l’esprit du bivouac, tout en offrant des panoramas distincts. Stone Camp s’étend dans un désert de pierres, très minéral. La Citadelle, perchée sur un relief escarpé, présente un dénivelé marqué. On a choisi ce nom en référence à une ancienne kasbah abandonnée sur place, mais aussi en hommage à la région wallonne et à nos souvenirs de passages à Namur. 

Quelles sont les demandes faites en général par vos visiteurs ? 

Certains souhaitent partir dans un camp mobile, d’autres veulent un massage avec projection de film ou un chef au milieu de nulle part le soir. Les envies sont variées, alors on s’adapte. On peut faire un shooting photos, un cocktail d’anniversaire, de la balade à cheval, de la montgolfière, de la marche avec un guide ou encore du sport mécanique…

Du sport mécanique? Ne craignez-vous de déstabiliser le sol avec le passage répété des véhicules ? 

Cela nous dérange, bien sûr, mais nous n’avons malheureusement aucun pouvoir de décision à ce sujet. C’est une volonté des autorités et nous devons nous y conformer. Ce secteur est devenu un business facile, attirant de nombreuses personnes qui s’y lancent sans forcément être encadrés. Le manque de régulation engendre un trafic intense, avec des véhicules qui sillonnent sans cesse les dunes et les étendues désertiques, parfois sans réelle considération pour l’environnement ou le calme du lieu. C’est un véritable problème pour nous, car lorsque l’on pense au désert, on imagine un espace vierge, silencieux, un lieu où la nature règne en maître. Chez Scarabeo, nous voulons préserver cet esprit. Nous faisons tout notre possible pour limiter l’impact de cette activité sur l’expérience de nos visiteurs. Mais notre marge de manœuvre reste limitée, car nous devons respecter le cahier des charges marocain.

On est loin de l’ambiance «  Lawrence d’Arabie  », avec cette idée romantique du désert et cet esprit d’aventure…

(Rires) Pour ça, on organise des méharées. On peut partir une journée avec un dromadaire et déjeuner dans un village. Je le répète mais le désert du Maroc est riche en rencontres et paysages. On s’imagine souvent qu’il n’y a que du sable mais c’est un cliché qu’on a plaisir à démonter. On aime bien faire partager nos expériences vécues. Le désert d’Agafay est vraiment un endroit insoupçonné. On a une vue magnifique sur les montagnes de l’Atlas. Je me souviens encore de la première fois où je les ai vues. Il y avait un orage qui arrivait, et au dernier moment, il a changé de direction. Le ciel était tout noir d’un côté et tout bleu de l’autre. J’ai pensé alors : « Ce lieu n’est pas croyable ». Il n’y avait jamais personne. Quand j’en parlais aux gens que je connaissais à Marrakech, personne ne connaissait. Ce n’était pas facile d’accès. Il y avait très peu de pistes.

Comment vivez-vous le changement en quelques années ? Si le désert n’est plus si désert, comment fait-on pour le préserver ? 

C’est vrai que la région d’Agafay a pris de l’ampleur. Le désert a changé en devenant plus fréquenté. Aujourd’hui, on a un peu perdu cette impression qu’on avait au début : être seul au monde. Il y a maintenant une trentaine de camps autour de nous. Alors on est extrêmement vigilants quant à notre impact et à notre quiétude. Pour respecter l’environnement, nous limitons les constructions permanentes et privilégions les tentes. Nous avons aussi installé des toilettes et mis en place un système de fosse septique avec récupération des eaux, dans une démarche durable. Quant aux terrains sur lesquels nous nous trouvons, ils ont une histoire particulière: autrefois propriétés d’un sultan, ils sont aujourd’hui aux mains du Roi et du Ministère de l’Intérieur. Nous ne sommes pas propriétaires. Nous louons sous forme de concessions de vingt ans.

Vous imaginiez faire votre vie dans un désert ? 

Non. La première fois que je suis revenu au Maroc quand j’avais 20 ans, je traînais un peu les pieds parce que j’étais vraiment très bête. Je n’étais pas attiré par les endroits désertiques. Je venais de Thaïlande où la végétation était luxuriante. Et puis, j’ai découvert la variété des reliefs présents ici. C’est vraiment beau. Chaque moment de la journée, tout au long de l’année, est vraiment surprenant. Ça me touche beaucoup. Et j’aime les gens qu’on y rencontre. Ils ont l’air aussi durs que la terre mais, passé la première impression, on se rend compte qu’ils sont exceptionnels. L’hospitalité marocaine n’est pas un mythe. On la rencontre partout.

Comment avez-vous vécu le séisme qui a fait près de 3.000 morts et quelques 6.125 blessés le 8 septembre 2023  dans le Haut-Atlas  ? Avez-vous été touchés ? 

Non, mais j’ai des employés qui l’ont été. Alors on a voulu aider. Nos couturiers se sont mis à faire des petites tentes qu’on a distribuées dans des villages, à la hauteur de nos moyens bien sûr, parce qu’ils n’étaient que quatre. Grâce à eux, on a réussi à fournir un peu moins d’une centaine de tentes et permis à des familles d’avoir un toit pendant quelques semaines. La solidarité est essentielle. 

Pour terminer, diriez-vous que vous avez répondu à l’appel du désert ? 

Non, je ne crois pas. J’ai toujours rêvé, mais ce n’est plus possible avec la géopolitique actuelle, de pouvoir vraiment traverser le Sahara. Aujourd’hui, malgré tout, je m’intéresse à d’autres déserts du Maroc. J’aimerais faire une route pour emmener les gens dans des endroits préservés du tourisme et absolument magnifiques. Mais les habitants commencent à partir, car la vie y est difficile et qu’il n’y a plus d’eau. On verra ce qui est envisageable… C’est le désert qui décide.

Cet article a été rédigé par Nadia Salmi pour la Revue W+B n°167.

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