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26/01/2024
Le collectif de Petticoat Government (Denicolai & Provoost · Antoinette Jattiot · Nord · Spec uloos) et la Ministre de la Culture Bénédicte Linard (c) WBI - J. Van Belle

Suite à un appel à projets lancé par le Ministre-Président Pierre-Yves Jeholet et la Ministre de la Culture Bénédicte Linard, le collectif de Petticoat Government (Denicolai & Provoost · Antoinette Jattiot · Nord · Spec uloos) a été sélectionné pour représenter la Fédération Wallonie-Bruxelles et Wallonie-Bruxelles International lors de la Biennale de Venise 2024.

 

À la croisée de l’art, des pratiques curatoriales, de l’architecture, de la typographie et de la cartographie, ce collectif formé par Sophie Boiron, Valentin Bollaert, Simona Denicolai, Pauline Fockedey, Pierre Huyghebaert, Antoinette Jattiot et Ivo Provoost, se saisit sur un mode collaboratif et horizontal du format de l’exposition pour s’en décaler via une série de chapitres et un potentiel fictionnel. Les membres du collectif rassemblés pour la Biennale autour d’une traversée physique et symbolique sont liés par des collaborations au long cours et les rôles d’intermédiaires et critiques qu’iels adoptent avec des contextes dans et en dehors du champ de l’art. C’est dans cette position qu’iels interrogent le regard porté sur des organisations collectives, populaires, alternatives et leurs modes de partage.

 

Dans le cadre de la Biennale de Venise 2024, les membres de Petticoat Government proposent un scénario pluridisciplinaire à partir de géant·es folkloriques existant·es emprunté·es à différentes communautés en Belgique, France, Espagne. Leurs déplacements performatifs vers l’Italie, en passant par le col de Resia le 9 mars 2024 puis de retour à Charleroi et à Dunkerque en 2025, insufflent un trouble joyeux dans le réel par la variété de jeux d’échelle et de tensions entre l’humain et le non-humain, le paysage et l’architecture, les frontières et leur transgression. À l’encontre d’une œuvre close, le Pavillon belge à Venise est imaginé comme un lieu de passage avec une optique en kaléidoscope. La scénographie aérienne et sonore qui dispose les figures gigantesques hors-sol interroge, par la place faite à l’oralité et à la co-construction de récits, l’origine de mythologies contemporaines et d’histoires séculaires.

 

Dérivé d’une dénomination historique d’un renversement de rapport de pouvoir, le titre suggère un bouleversement toujours en cours. Petticoat Government imagine un changement de paradigme en brouillant les lisières entre les disciplines et les cultures artistiques et populaires. Le collectif et ses multiples complices activent le potentiel du mélange des genres et des attitudes comme autant de possibles pour questionner la complexité, et se mettre en présence, des mondes avec lesquels il relationne. Plus que la stigmatisation d’une pratique individuelle, le projet sélectionné pour le Pavillon belge de la Biennale de Venise 2024 souligne la faisabilité d’un ‘faire avec’ collectif.

 

Retrouvez toutes les informations sur le projet Petitcoat ici.

Suite à un appel à projets lancé par le Ministre-Président Pierre-Yves Jeholet et la Ministre de la Culture Bénédicte Linard, le collectif de Petticoat Government (Denicolai & Provoost · Antoinette Jattiot · Nord · Spec uloos) a été sélectionné pour représenter la Fédération Wallonie-Bruxelles et Wallonie-Bruxelles International lors de la Biennale de Venise 2024.

À la croisée de l’art, des pratiques curatoriales, de l’architecture, de la typographie et de la cartographie, ce collectif formé par Sophie Boiron, Valentin Bollaert, Simona Denicolai, Pauline Fockedey, Pierre Huyghebaert, Antoinette Jattiot et Ivo Provoost, se saisit sur un mode collaboratif et horizontal du format de l’exposition pour s’en décaler via une série de chapitres et un potentiel fictionnel. Les membres du collectif rassemblés pour la Biennale autour d’une traversée physique et symbolique sont liés par des collaborations au long cours et les rôles d’intermédiaires et critiques qu’iels adoptent avec des contextes dans et en dehors du champ de l’art. C’est dans cette position qu’iels interrogent le regard porté sur des organisations collectives, populaires, alternatives et leurs modes de partage.

Dans le cadre de la Biennale de Venise 2024, les membres de Petticoat Government proposent un scénario pluridisciplinaire à partir de géant·es folkloriques existant·es emprunté·es à différentes communautés en Belgique, France, Espagne. Leurs déplacements performatifs vers l’Italie, en passant par le col de Resia le 9 mars 2024 puis de retour à Charleroi et à Dunkerque en 2025, insufflent un trouble joyeux dans le réel par la variété de jeux d’échelle et de tensions entre l’humain et le non-humain, le paysage et l’architecture, les frontières et leur transgression. À l’encontre d’une œuvre close, le Pavillon belge à Venise est imaginé comme un lieu de passage avec une optique en kaléidoscope. La scénographie aérienne et sonore qui dispose les figures gigantesques hors-sol interroge, par la place faite à l’oralité et à la co-construction de récits, l’origine de mythologies contemporaines et d’histoires séculaires.

Dérivé d’une dénomination historique d’un renversement de rapport de pouvoir, le titre suggère un bouleversement toujours en cours. Petticoat Government imagine un changement de paradigme en brouillant les lisières entre les disciplines et les cultures artistiques et populaires. Le collectif et ses multiples complices activent le potentiel du mélange des genres et des attitudes comme autant de possibles pour questionner la complexité, et se mettre en présence, des mondes avec lesquels il relationne. Plus que la stigmatisation d’une pratique individuelle, le projet sélectionné pour le Pavillon belge de la Biennale de Venise 2024 souligne la faisabilité d’un ‘faire avec’ collectif.

Retrouvez toutes les informations sur le projet Petitcoat ici.

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Être soutenu dans votre participation aux initiatives et programmes européens de financement avec le dispositif Wallonia Meets EU (Walmeet.eu)

Walmeet.eu est le dispositif de la Région wallonne qui facilite et accompagne votre positionnement dans les initiatives et financements européens.

Walmeet.eu organise une veille et des rencontres avec des institutions européennes.

Si vous souhaitez accéder à des financements européens, Walmeet.eu vous orientera vers les opérateurs wallons qui pourront vous accompagner pratiquement.

Plus d’infos : www.walmeet.eu

23/01/2024
« Factory of the Future », événement organisé pour les Awards Event 2023 par l’Agence du Numérique

En Wallonie, l’Agence wallonne du Numérique (AdN) a officiellement été créée au 1er janvier 2015. Société anonyme de droit public, elle a succédé à l’Agence wallonne des Télécommunications (AWT). Dans le cadre de la stratégie régionale en  matière de numérique (Digital Wallonia), depuis 2016, elle inspire et soutient le déploiement d’une stratégie régionale numérique. Cette stratégie est essentielle pour les entreprises et les citoyens, comme le rappelle Benoît Hucq, directeur général de l’AdN : « L’objet social de l’agence est très large et a pour but de faire de la Wallonie une terre d’excellence numérique avec une approche 360° ».

 

L’agence remplit ainsi quatre missions principales pour atteindre cet objectif : « une mission de veille sur les technologies et les usages innovants dans le cadre d’un territoire régional, une mission de promotion des usages et des opportunités que le numérique offre pour un territoire, une mission de transformation (mener des projets financés par la Région pour développer les usages) et une mission de gouvernance (gérer, suivre, mesurer la mise en œuvre des stratégies publiques, leur impact...) », ajoute-t-il.

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L'expertise, axe central

Au quotidien, pour accomplir ces missions, l’ADN de l’AdN repose sur quatre axes forts : l’expertise (42 personnes qui y travaillent), une capacité à gérer des projets, un catalyseur (approche de valorisation des acteurs de l’écosystème) et la donnée (une agence qui part de la donnée pour mesurer la réalité du terrain et inspirer les politiques publiques). Annuellement, l’AdN propose des études fouillées sur la Wallonie numérique : « L’Observatoire du numérique offre des études approfondies sur des thématiques précises : sur la maturité numérique des entreprises ou sur celle des citoyens, alternativement tous les deux ans. On réalise aussi des baromètres plus ciblés sur la maturité numérique à l’école ou dans les communes et les  provinces », ajoute Benoît Hucq.

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Economie numérique innovante, circulaire et créative

Au cœur de la stratégie Digital Wallonia, l’Agence du Numérique travaille en étroite collaboration avec le Gouvernement wallon, les différents services publics et Organismes d’Intérêt Public (OIP) de la Wallonie, les pôles de compétitivité, les  fédérations et représentants des secteurs économiques, mais aussi l’ensemble des acteurs de l’écosystème du numérique en Wallonie. «Economie, éducation, santé, aménagement territorial, citoyenneté... aucun domaine de notre société n’échappe à la transformation numérique. Par ailleurs, la vitesse et l’ampleur inédites de la transformation numérique imposent d’en adopter les règles : agilité, disruption, cocréation...».

 

Un exemple : le consortium qui pilote le programme « Industrie du Futur » agit comme catalyseur en fédérant les pôles de compétitivité, fédérations sectorielles, centres de recherche, clusters et acteurs de développement économique. 
 

Par ailleurs, dans le cadre du programme Digital Wallonia 4 Circular, l’Agence du Numérique et le Service Public de Wallonie (SPW) ont lancé une étude sur le rôle des technologies numériques dans la transition circulaire des entreprises wallonnes.  Dans le secteur numérique, la Wallonie peut aussi compter sur une industrie du jeu vidéo qui est devenue la première industrie culturelle mondiale. Walga (Association wallonne des studios de développement de jeux vidéos), avec le soutien public, a mis en place un plan pour développer l’écosystème gaming de la Wallonie qui possède déjà quelques ténors (Fishing Cactus, Appeal, Wild Bishop et Abrakam). 

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L'importance de l'intelligence artificielle

Dans le cadre du programme de promotion de l’Intelligence Artificielle (IA) DigitalWallonia4ai, l’Agence du Numérique et ses partenaires ont également lancé un appel « Start IA » (un diagnostic de maturité, réalisé par un expert IA dans le cadre  d’une mission de minimum 40 heures) à destination des entreprises et organisations wallonnes actives dans l’industrie manufacturière.

 

L’initiative veut identifier des problématiques pouvant être adressées et solutionnées par les technologies d’intelligence artificielle. Il existe aussi le dispositif « Tremplin IA » qui vise, quant à lui, à dérisquer le développement d’un premier prototype (ou proof of concept) basé sur les technologies d’IA, et d’ainsi tester la faisabilité d’une première solution en IA. Deux initiatives d’autant plus importantes que les résultats du baromètre de maturité numérique des entreprises démontrent une évolution, entre 2020 et 2022, de 4 à 7% d’adoption de l’IA par les entreprises composées de 10 travailleurs et plus.
 

Dans le cadre du Plan de Relance de la Wallonie (PRW), le programme DigitalWallonia4ai (DW4.ai) a bénéficié d’un budget de près de 5 millions d’euros pour amplifier les actions liées à l’intelligence artificielle avec la volonté de positionner la  Belgique comme leader en intelligence artificielle à l’échelle européenne sur des secteurs clés tels que la santé, la biotech, l’industrie, l’aérospatial, la logistique…

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Le défi des services publics

La digitalisation est aussi un enjeu crucial pour arriver à terme à avoir une administration 4.0. Cela s’est traduit ces dernières années notamment par la décision de déployer de nouveaux outils collaboratifs à l’ensemble des agents du SPW, devenus  essentiels pour couvrir l’hybridation du travail. De plus, une nouvelle entité (SPW digital) a été établie pour renforcer et rendre agile les usages du numérique au profit de la fonction de service public du SPW.

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L'importance de la donnée ouverte

L’Agence du Numérique, avec ses partenaires, a été aussi l’architecte de la plateforme «Odwb.be» qui a pour but d’offrir un accès simplifié et transparent aux données publiques en Wallonie : l’environnement, l’éducation, la mobilité, l’énergie, le  service public, etc.

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Formation des travailleurs

Pour optimaliser tous ces axes, il convient d’avoir des travailleurs formés : « Les outils évoluent dans les entreprises. Chaque employeur devra, à partir de l’année prochaine, avoir 4 jours de formation par personne. Le numérique fait partie de cette  dynamique. À cela s’ajoutent des actions plus ciblées notamment dans le domaine de la cybersécurité où les talents sont très recherchés », précise encore Benoît Hucq. En Wallonie, pour sensibiliser les jeunes et les moins jeunes à la formation à la  cybersécurité, il existe notamment « Capture The Flag ». Il s’agit d’un exercice qui propose une série de défis dans lesquels il faut trouver et soumettre la réponse, le «Flag», afin de prouver que l’on a bien résolu le problème.

 

Enfin, dans un autre domaine, les autorités sont aussi sensibles au développement de la Blockchain : « Il s’agit d’une dynamique transversale (Bitcoin, trajet de formation d’un étudiant...) qui s’incarne aujourd’hui au travers de l’initiative WalChain.  Cette dernière a pour mission la promotion de la technologie Blockchain auprès des entrepreneurs et des acteurs publics en Wallonie et la mise en place d’actions concrètes afin de favoriser son émergence et son usage. Nous restons réellement à l’écoute de toutes les évolutions », conclut Benoît Hucq.

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5 axes forts

Sur le terrain, la stratégie Digital Wallonia se décline en cinq ambitions majeures qui assurent la cohérence et la pérennité des politiques mises en œuvre pour la transformation numérique de la Wallonie :

  1. les usages numériques (être les acteurs de notre avenir : donner à chacun la capacité de se saisir du numérique tout au long de sa vie pour vivre, travailler et s’épanouir)
  2. le territoire intelligent (garantir la qualité de notre cadre de vie : faire de notre territoire un laboratoire de solutions numériques innovantes pour le climat, la santé, l’environnement et la mobilité)
  3. une économie numérique (soutenir la croissance et l’emploi : accélérer et accompagner la transformation numérique des entreprises)
  4. une innovation numérique (développer notre excellence technologique : soutenir l’innovation du secteur du numérique pour capter la valeur ajoutée de l’économie numérique au profit de son territoire et de l’ensemble de ses secteurs d’activité)
  5. une administration numérique (devenir une région plateforme : développer un nouveau modèle de services publics tendant vers une “Wallonie As A Service”)
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Un exemple concret : la Plateforme indemnités Covid-19

Face à la crise sanitaire liée à la Covid-19, le Gouvernement fédéral avait pris un certain nombre de mesures. Sur le terrain, en Wallonie, l’octroi sur demande d’une indemnité compensatoire avait réclamé la création d’une plateforme d’introduction  de demandes qui avait été développée par l’équipe du pôle « Technologie & Administration numérique » de l’Agence du Numérique. Mise en ligne dans un délai particulièrement court, cette plateforme est le fruit d’un partenariat réussi entre le SPW Economie Emploi et l’AdN.

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A l'école aussi

Pour les plus jeunes notamment, le projet #WallCode de Digital Wallonia fédère les acteurs et les initiatives visant à développer les compétences numériques, particulièrement dans le domaine du coding et de la programmation informatique, de la  logique algorithmique et de la robotique. L’Agence du Numérique est à l’initiative du projet. L’opération s’articule autour de deux axes principaux : une offre d’animation coding à destination des élèves et une offre de formation des enseignants  aux sciences informatiques. « Par ailleurs, dans le cadre du Plan d’excellence et de la révision des troncs communs des compétences, à partir de la 3e primaire, l’éducation au numérique et aux médias est aussi incluse dans le cursus des élèves ». 

 

Par Vincent Liévin

 

Cet article est tiré de la Revue W+B n°162.

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En Wallonie, l’Agence wallonne du Numérique (AdN) a officiellement été créée au 1er janvier 2015. Société anonyme de droit public, elle a succédé à l’Agence wallonne des Télécommunications (AWT). Dans le cadre de la stratégie régionale en  matière de numérique (Digital Wallonia), depuis 2016, elle inspire et soutient le déploiement d’une stratégie régionale numérique. Cette stratégie est essentielle pour les entreprises et les citoyens, comme le rappelle Benoît Hucq, directeur général de l’AdN : « L’objet social de l’agence est très large et a pour but de faire de la Wallonie une terre d’excellence numérique avec une approche 360° ».

 

L’agence remplit ainsi quatre missions principales pour atteindre cet objectif : « une mission de veille sur les technologies et les usages innovants dans le cadre d’un territoire régional, une mission de promotion des usages et des opportunités que le numérique offre pour un territoire, une mission de transformation (mener des projets financés par la Région pour développer les usages) et une mission de gouvernance (gérer, suivre, mesurer la mise en œuvre des stratégies publiques, leur impact...) », ajoute-t-il.

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L'expertise, axe central

Au quotidien, pour accomplir ces missions, l’ADN de l’AdN repose sur quatre axes forts : l’expertise (42 personnes qui y travaillent), une capacité à gérer des projets, un catalyseur (approche de valorisation des acteurs de l’écosystème) et la donnée (une agence qui part de la donnée pour mesurer la réalité du terrain et inspirer les politiques publiques). Annuellement, l’AdN propose des études fouillées sur la Wallonie numérique : « L’Observatoire du numérique offre des études approfondies sur des thématiques précises : sur la maturité numérique des entreprises ou sur celle des citoyens, alternativement tous les deux ans. On réalise aussi des baromètres plus ciblés sur la maturité numérique à l’école ou dans les communes et les  provinces », ajoute Benoît Hucq.

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Economie numérique innovante, circulaire et créative

Au cœur de la stratégie Digital Wallonia, l’Agence du Numérique travaille en étroite collaboration avec le Gouvernement wallon, les différents services publics et Organismes d’Intérêt Public (OIP) de la Wallonie, les pôles de compétitivité, les  fédérations et représentants des secteurs économiques, mais aussi l’ensemble des acteurs de l’écosystème du numérique en Wallonie. «Economie, éducation, santé, aménagement territorial, citoyenneté... aucun domaine de notre société n’échappe à la transformation numérique. Par ailleurs, la vitesse et l’ampleur inédites de la transformation numérique imposent d’en adopter les règles : agilité, disruption, cocréation...».

 

Un exemple : le consortium qui pilote le programme « Industrie du Futur » agit comme catalyseur en fédérant les pôles de compétitivité, fédérations sectorielles, centres de recherche, clusters et acteurs de développement économique. 
 

Par ailleurs, dans le cadre du programme Digital Wallonia 4 Circular, l’Agence du Numérique et le Service Public de Wallonie (SPW) ont lancé une étude sur le rôle des technologies numériques dans la transition circulaire des entreprises wallonnes.  Dans le secteur numérique, la Wallonie peut aussi compter sur une industrie du jeu vidéo qui est devenue la première industrie culturelle mondiale. Walga (Association wallonne des studios de développement de jeux vidéos), avec le soutien public, a mis en place un plan pour développer l’écosystème gaming de la Wallonie qui possède déjà quelques ténors (Fishing Cactus, Appeal, Wild Bishop et Abrakam). 

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L'importance de l'intelligence artificielle

Dans le cadre du programme de promotion de l’Intelligence Artificielle (IA) DigitalWallonia4ai, l’Agence du Numérique et ses partenaires ont également lancé un appel « Start IA » (un diagnostic de maturité, réalisé par un expert IA dans le cadre  d’une mission de minimum 40 heures) à destination des entreprises et organisations wallonnes actives dans l’industrie manufacturière.

 

L’initiative veut identifier des problématiques pouvant être adressées et solutionnées par les technologies d’intelligence artificielle. Il existe aussi le dispositif « Tremplin IA » qui vise, quant à lui, à dérisquer le développement d’un premier prototype (ou proof of concept) basé sur les technologies d’IA, et d’ainsi tester la faisabilité d’une première solution en IA. Deux initiatives d’autant plus importantes que les résultats du baromètre de maturité numérique des entreprises démontrent une évolution, entre 2020 et 2022, de 4 à 7% d’adoption de l’IA par les entreprises composées de 10 travailleurs et plus.
 

Dans le cadre du Plan de Relance de la Wallonie (PRW), le programme DigitalWallonia4ai (DW4.ai) a bénéficié d’un budget de près de 5 millions d’euros pour amplifier les actions liées à l’intelligence artificielle avec la volonté de positionner la  Belgique comme leader en intelligence artificielle à l’échelle européenne sur des secteurs clés tels que la santé, la biotech, l’industrie, l’aérospatial, la logistique…

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Le défi des services publics

La digitalisation est aussi un enjeu crucial pour arriver à terme à avoir une administration 4.0. Cela s’est traduit ces dernières années notamment par la décision de déployer de nouveaux outils collaboratifs à l’ensemble des agents du SPW, devenus  essentiels pour couvrir l’hybridation du travail. De plus, une nouvelle entité (SPW digital) a été établie pour renforcer et rendre agile les usages du numérique au profit de la fonction de service public du SPW.

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L'importance de la donnée ouverte

L’Agence du Numérique, avec ses partenaires, a été aussi l’architecte de la plateforme «Odwb.be» qui a pour but d’offrir un accès simplifié et transparent aux données publiques en Wallonie : l’environnement, l’éducation, la mobilité, l’énergie, le  service public, etc.

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Formation des travailleurs

Pour optimaliser tous ces axes, il convient d’avoir des travailleurs formés : « Les outils évoluent dans les entreprises. Chaque employeur devra, à partir de l’année prochaine, avoir 4 jours de formation par personne. Le numérique fait partie de cette  dynamique. À cela s’ajoutent des actions plus ciblées notamment dans le domaine de la cybersécurité où les talents sont très recherchés », précise encore Benoît Hucq. En Wallonie, pour sensibiliser les jeunes et les moins jeunes à la formation à la  cybersécurité, il existe notamment « Capture The Flag ». Il s’agit d’un exercice qui propose une série de défis dans lesquels il faut trouver et soumettre la réponse, le «Flag», afin de prouver que l’on a bien résolu le problème.

 

Enfin, dans un autre domaine, les autorités sont aussi sensibles au développement de la Blockchain : « Il s’agit d’une dynamique transversale (Bitcoin, trajet de formation d’un étudiant...) qui s’incarne aujourd’hui au travers de l’initiative WalChain.  Cette dernière a pour mission la promotion de la technologie Blockchain auprès des entrepreneurs et des acteurs publics en Wallonie et la mise en place d’actions concrètes afin de favoriser son émergence et son usage. Nous restons réellement à l’écoute de toutes les évolutions », conclut Benoît Hucq.

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5 axes forts

Sur le terrain, la stratégie Digital Wallonia se décline en cinq ambitions majeures qui assurent la cohérence et la pérennité des politiques mises en œuvre pour la transformation numérique de la Wallonie :

  1. les usages numériques (être les acteurs de notre avenir : donner à chacun la capacité de se saisir du numérique tout au long de sa vie pour vivre, travailler et s’épanouir)
  2. le territoire intelligent (garantir la qualité de notre cadre de vie : faire de notre territoire un laboratoire de solutions numériques innovantes pour le climat, la santé, l’environnement et la mobilité)
  3. une économie numérique (soutenir la croissance et l’emploi : accélérer et accompagner la transformation numérique des entreprises)
  4. une innovation numérique (développer notre excellence technologique : soutenir l’innovation du secteur du numérique pour capter la valeur ajoutée de l’économie numérique au profit de son territoire et de l’ensemble de ses secteurs d’activité)
  5. une administration numérique (devenir une région plateforme : développer un nouveau modèle de services publics tendant vers une “Wallonie As A Service”)
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Un exemple concret : la Plateforme indemnités Covid-19

Face à la crise sanitaire liée à la Covid-19, le Gouvernement fédéral avait pris un certain nombre de mesures. Sur le terrain, en Wallonie, l’octroi sur demande d’une indemnité compensatoire avait réclamé la création d’une plateforme d’introduction  de demandes qui avait été développée par l’équipe du pôle « Technologie & Administration numérique » de l’Agence du Numérique. Mise en ligne dans un délai particulièrement court, cette plateforme est le fruit d’un partenariat réussi entre le SPW Economie Emploi et l’AdN.

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A l'école aussi

Pour les plus jeunes notamment, le projet #WallCode de Digital Wallonia fédère les acteurs et les initiatives visant à développer les compétences numériques, particulièrement dans le domaine du coding et de la programmation informatique, de la  logique algorithmique et de la robotique. L’Agence du Numérique est à l’initiative du projet. L’opération s’articule autour de deux axes principaux : une offre d’animation coding à destination des élèves et une offre de formation des enseignants  aux sciences informatiques. « Par ailleurs, dans le cadre du Plan d’excellence et de la révision des troncs communs des compétences, à partir de la 3e primaire, l’éducation au numérique et aux médias est aussi incluse dans le cursus des élèves ». 

 

Par Vincent Liévin

 

Cet article est tiré de la Revue W+B n°162.

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18/01/2024

RORI, jeune auteure, compositrice et interprète, bouscule la scène musicale belge depuis quelques années. Après avoir fait ses premiers pas dans la musique au sein du groupe BEFFROI, elle se lance en solo en 2020 et livre ses premiers singles qui suscitent directement l’attention des médias et des radios du pays. En 2022, RORI est prête à s’assumer et elle prend la décision de chanter exclusivement en français. 

15/01/2024

C’est aussi l’occasion d’accueillir des délégations afin de promouvoir vos actions au niveau européen. Vous trouverez le programme complet sur le site officiel.

Trois dates principales à retenir pour participer 

  • Du 20 au 23 février à Bruxelles : rejoignez la délégation FWB à la conférence européenne sur le travail local et la démocratie – information et inscription ici avant le 19 janvier.
  • Du 2 au 5 mars à Gand : la Conférence européenne de la jeunesse (inscriptions closes pour les activités).
  • Le 26 mars de 14h00 à 16h00 : accueillez dans votre structure une délégation de responsables du secteur jeunesse (directeurs) de plusieurs États membres (un groupe de maximum 20 responsables). Si vous êtes intéressés, envoyez un mail à christophe.bruchansky@cfwb.be.

La présidence du Conseil de l’Union européenne, qu’est-ce que c’est ? 

 

En tant que président du Conseil, notre pays assurera la conduite de l’agenda européen et la promotion de la collaboration entre les États membres. L’objectif est de renforcer l’Union européenne (UE) et de progresser dans plusieurs domaines, tels que le changement climatique, la croissance économique et la cohésion sociale. Dans ce cadre, la Belgique jouera le rôle d’intermédiaire neutre pour diriger les travaux législatifs et rechercher des compromis entre les États membres de l’UE.

 

Retrouvez les opportunités à l'International pour les jeunes et les acteurs du secteurs jeunesse sur le site du Bureau International de la Jeunesse (BIJ).

C’est aussi l’occasion d’accueillir des délégations afin de promouvoir vos actions au niveau européen. Vous trouverez le programme complet sur le site officiel.

Trois dates principales à retenir pour participer 

  • Du 20 au 23 février à Bruxelles : rejoignez la délégation FWB à la conférence européenne sur le travail local et la démocratie – information et inscription ici avant le 19 janvier.
  • Du 2 au 5 mars à Gand : la Conférence européenne de la jeunesse (inscriptions closes pour les activités).
  • Le 26 mars de 14h00 à 16h00 : accueillez dans votre structure une délégation de responsables du secteur jeunesse (directeurs) de plusieurs États membres (un groupe de maximum 20 responsables). Si vous êtes intéressés, envoyez un mail à christophe.bruchansky@cfwb.be.

La présidence du Conseil de l’Union européenne, qu’est-ce que c’est ? 

 

En tant que président du Conseil, notre pays assurera la conduite de l’agenda européen et la promotion de la collaboration entre les États membres. L’objectif est de renforcer l’Union européenne (UE) et de progresser dans plusieurs domaines, tels que le changement climatique, la croissance économique et la cohésion sociale. Dans ce cadre, la Belgique jouera le rôle d’intermédiaire neutre pour diriger les travaux législatifs et rechercher des compromis entre les États membres de l’UE.

 

Retrouvez les opportunités à l'International pour les jeunes et les acteurs du secteurs jeunesse sur le site du Bureau International de la Jeunesse (BIJ).

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12/01/2024
© Belgian Presidency of the Council of the European Union / Julien Nizet

Cette réunion informelle doit permettre aux Ministres européens de l’Emploi et des Affaires sociales d’amorcer les discussions sur l’avenir de la politique sociale et de l’emploi dans l’UE et de contribuer ainsi à la définition des grandes lignes du futur agenda stratégique de la prochaine Commission.


Au programme des deux jours de débats : l’accès à la protection sociale, les pénuries sur le marché du travail et les besoins en formation, les conditions de travail, les salaires ou encore les politiques sociales et d’inclusion.

Grandes avancées et nouveaux défis à l'horizon

Grâce au plan d’action de la Commission durant cette législature, l'Union Européenne a intensifié son engagement dans le domaine social. Des initiatives marquantes incluent la directive sur le salaire minimum, celle sur la transparence des rémunérations, et l'initiative SURE visant à soutenir l'emploi pendant la pandémie de Covid.


Cependant, de nouveaux défis liés au changement climatique, à la numérisation, à l'évolution démographique, à la crise du logement, et à la géopolitique exigent une réponse vigoureuse. Ces évolutions offrent des opportunités, mais comportent aussi des risques d'exclusion sociale, de polarisation de l'emploi, ainsi que de détérioration des salaires et des conditions de travail.


Les Ministres, partenaires sociaux, et autres délégués ont discuté des politiques nécessaires pour renforcer la résilience des marchés du travail, du système social, et de l'économie dans l'UE face à des chocs imprévus. Ils ont mis l'accent sur le rôle crucial du dialogue social et ont souligné l'importance des politiques visant à renforcer l'égalité, notamment entre les hommes et les femmes, et des politiques ne laissant personne de côté.

Pénuries de main-d’œuvre, protection sociale et inclusion

Les Ministres et les autres participants ont eu des discussions plus approfondies dans le cadre de séances en petits groupes. Lors de la première séance, présidée par la Ministre wallonne Christie Morreale - en tant qu’« assesseur » officiel pendant la Présidence belge - les délégués ont examiné les défis croissants liés aux pénuries de main-d’œuvre dans l'UE. Les instruments politiques pour relever ce défi, notamment le rôle crucial des politiques de compétences, ont été mis en lumière, tout en insistant sur l'amélioration des conditions de travail dans les secteurs en pénurie.


Les autres sessions ont abordé le programme SURE, l’accès à la protection sociale, et l’importance des services sociaux de qualité. Les débats sur ces derniers ont révélé des défis tels que le manque de coordination, la diversité des assurances et normes de qualité, ainsi que des déficits de financement dans un contexte budgétaire tendu.

Par-delà les frontières

Les sessions plénières du vendredi 12 janvier ont porté sur les frontières de l'UE et au-delà, mettant en avant la nécessité de promouvoir les droits sociaux et du travail à l'échelle mondiale pour préserver le modèle social européen. L'élargissement de l'UE sera également abordé, avec l'objectif de favoriser le progrès social dans les pays candidats, tout en maintenant l'égalité des chances sociales dans le marché unique européen.

 

Pour plus d’informations sur cette première réunion informelle et les événements de la Présidence, consultez www.belgium24.EU

 

Toutes nos actualités en lien avec la Présidence sont à retrouver sur www.wbi.be/eu2024be

Cette réunion informelle doit permettre aux Ministres européens de l’Emploi et des Affaires sociales d’amorcer les discussions sur l’avenir de la politique sociale et de l’emploi dans l’UE et de contribuer ainsi à la définition des grandes lignes du futur agenda stratégique de la prochaine Commission.


Au programme des deux jours de débats : l’accès à la protection sociale, les pénuries sur le marché du travail et les besoins en formation, les conditions de travail, les salaires ou encore les politiques sociales et d’inclusion.

Grandes avancées et nouveaux défis à l'horizon

Grâce au plan d’action de la Commission durant cette législature, l'Union Européenne a intensifié son engagement dans le domaine social. Des initiatives marquantes incluent la directive sur le salaire minimum, celle sur la transparence des rémunérations, et l'initiative SURE visant à soutenir l'emploi pendant la pandémie de Covid.


Cependant, de nouveaux défis liés au changement climatique, à la numérisation, à l'évolution démographique, à la crise du logement, et à la géopolitique exigent une réponse vigoureuse. Ces évolutions offrent des opportunités, mais comportent aussi des risques d'exclusion sociale, de polarisation de l'emploi, ainsi que de détérioration des salaires et des conditions de travail.


Les Ministres, partenaires sociaux, et autres délégués ont discuté des politiques nécessaires pour renforcer la résilience des marchés du travail, du système social, et de l'économie dans l'UE face à des chocs imprévus. Ils ont mis l'accent sur le rôle crucial du dialogue social et ont souligné l'importance des politiques visant à renforcer l'égalité, notamment entre les hommes et les femmes, et des politiques ne laissant personne de côté.

Pénuries de main-d’œuvre, protection sociale et inclusion

Les Ministres et les autres participants ont eu des discussions plus approfondies dans le cadre de séances en petits groupes. Lors de la première séance, présidée par la Ministre wallonne Christie Morreale - en tant qu’« assesseur » officiel pendant la Présidence belge - les délégués ont examiné les défis croissants liés aux pénuries de main-d’œuvre dans l'UE. Les instruments politiques pour relever ce défi, notamment le rôle crucial des politiques de compétences, ont été mis en lumière, tout en insistant sur l'amélioration des conditions de travail dans les secteurs en pénurie.


Les autres sessions ont abordé le programme SURE, l’accès à la protection sociale, et l’importance des services sociaux de qualité. Les débats sur ces derniers ont révélé des défis tels que le manque de coordination, la diversité des assurances et normes de qualité, ainsi que des déficits de financement dans un contexte budgétaire tendu.

Par-delà les frontières

Les sessions plénières du vendredi 12 janvier ont porté sur les frontières de l'UE et au-delà, mettant en avant la nécessité de promouvoir les droits sociaux et du travail à l'échelle mondiale pour préserver le modèle social européen. L'élargissement de l'UE sera également abordé, avec l'objectif de favoriser le progrès social dans les pays candidats, tout en maintenant l'égalité des chances sociales dans le marché unique européen.

 

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10/01/2024
(c) OIF

Dans le cadre du dispositif d’accompagnement à l’insertion professionnelle des jeunes apprenants formés par le projet « D-CLIC, formez-vous au numérique », l’OIF et Simplon Sénégal ont organisé une activité de réseautage D-CLIC Pro ce mercredi 13 décembre dans les locaux de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles de Dakar. 

 

Marquée par la présence d’une quinzaine d’entreprises, d’un agent de la Représentation de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest, du Délégué général de la Wallonie-Bruxelles au Sénégal, du Directeur national de la Francophonie au Ministère des Affaires étrangères et d’un Représentant de l’Office national de Formation professionnelle qui certifie les titres délivrés à l’issue de la formation, cet évènement a permis aux apprenants de présenter 4 projets collectifs.

 

8 professionnels expérimentés et reconnus de l’écosystème numérique sénégalais ont aussi exposé leurs parcours inspirants et prodigués des conseils et orientations aux jeunes. En outre, des séances d’entretiens ont été organisées entre des apprenants et des entreprises afin de les familiariser à ce type d’échanges professionnels et de permettre aux chasseurs de têtes de repérer les talents qu’ils pourraient recruter.

 

Il est à noter que ce réseautage D-CLIC Pro s’inscrit dans une série d’actions visant à faciliter l’insertion professionnelle de ces jeunes qui ont été formés en développement frontal (front-end) et dorsal (back-end). Le vendredi 1er décembre déjà, un atelier sur la prise de parole en public avait été organisé pour renforcer les compétences des jeunes dans ce domaine et leur permettre de mieux présenter leurs produits.

 

En 2022, 1300 jeunes (dont 51% de femmes) avaient été formés dans 10 pays grâce au programme « D-CLIC » de l’OIF. Avec la reconduction des formations dans quatre d’entre eux, auxquels s’ajoutent 4 nouveaux pays de déploiement (Burkina Faso, Mauritanie, Sénégal et Tchad), 1200 jeunes supplémentaires sont touchés par le projet en 2023.

 

Source: Organisation Internationale de la francophonie.

Dans le cadre du dispositif d’accompagnement à l’insertion professionnelle des jeunes apprenants formés par le projet « D-CLIC, formez-vous au numérique », l’OIF et Simplon Sénégal ont organisé une activité de réseautage D-CLIC Pro ce mercredi 13 décembre dans les locaux de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles de Dakar. 

 

Marquée par la présence d’une quinzaine d’entreprises, d’un agent de la Représentation de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest, du Délégué général de la Wallonie-Bruxelles au Sénégal, du Directeur national de la Francophonie au Ministère des Affaires étrangères et d’un Représentant de l’Office national de Formation professionnelle qui certifie les titres délivrés à l’issue de la formation, cet évènement a permis aux apprenants de présenter 4 projets collectifs.

 

8 professionnels expérimentés et reconnus de l’écosystème numérique sénégalais ont aussi exposé leurs parcours inspirants et prodigués des conseils et orientations aux jeunes. En outre, des séances d’entretiens ont été organisées entre des apprenants et des entreprises afin de les familiariser à ce type d’échanges professionnels et de permettre aux chasseurs de têtes de repérer les talents qu’ils pourraient recruter.

 

Il est à noter que ce réseautage D-CLIC Pro s’inscrit dans une série d’actions visant à faciliter l’insertion professionnelle de ces jeunes qui ont été formés en développement frontal (front-end) et dorsal (back-end). Le vendredi 1er décembre déjà, un atelier sur la prise de parole en public avait été organisé pour renforcer les compétences des jeunes dans ce domaine et leur permettre de mieux présenter leurs produits.

 

En 2022, 1300 jeunes (dont 51% de femmes) avaient été formés dans 10 pays grâce au programme « D-CLIC » de l’OIF. Avec la reconduction des formations dans quatre d’entre eux, auxquels s’ajoutent 4 nouveaux pays de déploiement (Burkina Faso, Mauritanie, Sénégal et Tchad), 1200 jeunes supplémentaires sont touchés par le projet en 2023.

 

Source: Organisation Internationale de la francophonie.

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09/01/2024
Le stand piloté par le pôle Skywin lors du salon Space Tech Expo Europe en novembre 2023 © Skywin

Trois noms qui montrent l’importance de la Belgique depuis des décennies en matière spatiale. Aujourd’hui, elle est le 5e contributeur global à l’ESA.

 

Cet engagement permet de pouvoir compter sur un tissu scientifique et industriel performant grâce aux retours sur investissements prévus dans le cadre « d’une bonne pratique » avec l’ESA. En effet, pour ceux qui l’ignorent, pour un euro investi  dans les programmes de l’ESA par les autorités fédérales, les acteurs industriels et scientifiques enregistrent en général un euro de contrats directs en provenance de l’ESA, qui génère un effet levier. « Ce dernier est souvent estimé à 3 ou 4 euros  de rendement direct de cet investissement d’un euro », comme l’a rappelé récemment le Secrétaire d’État fédéral pour la Relance et les Investissements stratégiques, chargé de la politique scientifique et notamment du budget fédéral consacré à l’ESA, Thomas Demine.

 

Dans ce contexte, la Wallonie, avec une présence de plus de 65 ans dans le secteur, est l’acteur historique du pays, comme le confirme Michel Stassart, directeur général adjoint de Skywin, le pôle de compétitivité wallon centré sur l’aéronautique et le  spatial : « Le secteur exporte 90% de son chiffre d’affaires. Nous avons plus de 40 acteurs très bien notés partout dans le monde. Il représente environ 2.000 emplois directs et un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros. Si on divise la contribution  de la Belgique par le nombre d’habitants, nous sommes le deuxième pays qui investit le plus ».

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Projets majeurs et coordination

Pour permettre à ce secteur de s’exprimer pleinement, il existe le pôle Skywin qui regroupe entreprises, centres de recherche, universités et centres de formation. Le secteur spatial wallon a plus que triplé en termes de chiffre d’affaires et en  nombre d’acteurs ces 20 dernières années. Jean-Pierre Chisogne, Senior Aerospace Specialist à l’Agence Wallonne à l’Exportation (AWEX), confirme cet ancrage : « Aujourd’hui, nous pouvons compter sur 4 pôles bien identifiés : les pôles historiques  de Liège et Charleroi, auxquels s’ajoutent Louvain-la-Neuve et la province de Luxembourg (Galaxia, ESA, Redu...) ». La Commission européenne a d’ailleurs désigné le site de Galaxia pour installer la plateforme terrestre de maintenance de la  constellation Galileo, système européen de navigation par satellite. Sans oublier le programme Space Safety, avec les projets HERA et Cosmic sur lesquels de nombreux acteurs wallons sont positionnés. Le site avait impressionné le nouveau directeur général de l’Agence Spatiale Européenne, Josef Aschbacher, lors de sa visite à Redu : « J’aimerais développer encore plus l’importance de ce site de l’ESA car la Belgique est un pays important dans le secteur de l’espace », avait-il  souligné tout en rappelant que des investissements pour une somme de 30 millions d’euros vont être réalisés d’ici à 2025 et qu’ils concernent la cybersécurité spatiale.

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Des entreprises de pointe

Dans le secteur spatial, les fleurons wallons sont des acteurs majeurs en Belgique et à l’étranger : Thales Alenia Space (équipements pour les stallites et les lanceurs) et Aerospacelab (LouvainLa-Neuve), qui construit actuellement la plus grosse  usine de satellites en Europe à Charleroi. Mais aussi Safran Aero Boosters à Herstal. Il existe aussi Spacebel (software), Amos à Liège (solutions optiques) ou Deltatec à Ans (composants électroniques pour satellites), sans oublier Scan World (un des  leaders wallons dans l’utilisation des données spatiales), Lambda-X (optique)...

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Une vision à 360°

Dans le cadre de ses responsabilités, le pôle Skywin porte deux chantiers qui traversent les 7 segments à l’horizon 2025 : supporter la recherche industrielle et scientifique, et assurer la création d’une filière industrielle New Space en Wallonie via le développement de nouveaux outils et en créant le climat nécessaire pour attirer de nouveaux investisseurs.
 

La Wallonie possède donc cette autre particularité : ses activités couvrent les principaux segments du secteur spatial : « Les essais au sol, les lanceurs, les satellites et sondes, la gestion du vol des satellites, la réception des données, le traitement  des données et le développement de services utilisant les données d’observation de la terre ou de géo-positionnement, la cybersécurité et l’exploration spatiale… sans oublier la formation pour les étudiants et les jeunes », ajoute Jean-Pierre  Chisogne. Un atout unique que confirme Michel Stassart : « Nous travaillons en effet sur les segments en amont (réaliser et lancer des satellites et récupérer les données...) et en aval (fourniture de services ou de données liés à l’observation de la  terre par les satellites…). Enfin, il ne faut pas oublier que le secteur spatial est utile aussi pour notre sécurité et la défense ».

 

A noter que la Wallonie ne travaille pas que pour l’Europe : « Nous avons des entreprises, des centres de recherche et des universités inscrites dans des projets avec la NASA (Solar Orbiter). Nous travaillons aussi pour d’autres agences spatiales  (Inde, Japon...) ou le privé à travers le monde », ajoute Jean-Pierre Chisogne.

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Une vision à long terme

Si aujourd’hui le secteur se porte bien face à la concurrence internationale, il faut garantir sa pérennité. Un institut wallon du spatial intitulé JRI4Space (Joint Research Institute for Space) va bientôt voir le jour. Il regroupera les représentants des  universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des centres de recherche agréés (Cenaero, Sirris et Multitel), le pôle de compétitivité wallon de l’aérospatial (Skywin) et une série d’entreprises du secteur dans le but de maximiser l’adéquation entre « besoins industriels et offres scientifiques ».
 

Enfin, Win4Excellence, le programme d’excellence à destination des universités en collaboration avec les centres de recherche agréés, visant à financer des recherches ambitieuses et fortement positionnées en amont, a été lancé par le  Gouvernement wallon, a récemment rappelé le ministre wallon Willy Borsus au Parlement. Afin de mieux accompagner encore les entreprises wallonnes dans leur mutation vers l’industrie 4.0 et le New Space, Skywin a par ailleurs intégré le  programme Made Different de Digital Wallonia, qui soutient les innovations orientées processus de fabrication.

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L'avenir passera par le new space (de la réutilisation des lanceurs aux micro-satellites d'observation de la Terre)

La Région peut aussi compter sur des acteurs qui s’investissent dans les futurs lanceurs (électronique embarquée, incluses les chaînes de sauvegarde, vannes électriques régulées cryogéniques, logiciels embarqués et simulateurs de vol, pièces  structurelles des lanceurs...) et sur le marché des constellations de satellites. « Nous avons un travail de fond avec le gouvernement wallon au niveau des lanceurs réutilisables ‘à l’américaine’, sans oublier l’observation de la Terre avec la  composante cybersécurité notamment. Aujourd’hui, il convient d’être conscient que l’on est dans un changement majeur d’utilisation dans le domaine spatial. Par exemple, certaines entreprises automobiles voudraient avoir une constellation de  satellites (20-30 satellites) pour gérer leur flotte. Les demandes sont donc fortes et variées », précise Jean-Pierre Chisogne.

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La formation indispensable

Pour que tous les acteurs de la chaîne se coordonnent bien, les entreprises ont besoin d’un personnel hautement formé, comme l’explique Michel Stassart : « Nous avons en Wallonie beaucoup de compétences académiques et d’initiatives qui  permettent d’acquérir d’excellentes formations. Un ingénieur wallon ou belge dans le domaine est très bien côté. Après, évidemment, il faut pouvoir garder nos talents face à la concurrence ou aller chercher les meilleurs à l’étranger». 
 

L’attractivité du secteur pour les jeunes fait partie du processus : « L’Euro Space Center joue un rôle à ce niveau. Par ailleurs, il s’agit d’un secteur où l’on ne parle pas que des planètes ou des étoiles, mais aussi d’agriculture, d’occupation du sol,  du monitoring des risques (inondations...), de complémentarité avec les drones, de gestion des forêts et de l’environnement... Les débouchés sont très nombreux. Les acteurs du spatial n’ont pas de frontière. Les industriels et les académiques  travaillent ensemble ». 

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Une histoire d'excellence, des exemples concrets

Actuellement, sur le terrain, la nouvelle filiale du fleuron belge de l’aérospatial Sabca mène une mission d’envergure pour la stratégie du groupe : concevoir et fabriquer les systèmes d’actionnement du futur, afin qu’ils montent à bord du marché  New Space. Ces derniers procurent des ailes aux fusées, comme l’a expliqué récemment Thibauld Jongen, CEO de la Sabca : « Notre rôle d’équipementier bascule vers celui de ‘structurateur’ responsable de la conception et de la fabrication  d’ensemble, ce qu’aucun concurrent ne sait proposer à ses clients actuellement ».
 

De son côté, la société Amos, leader sur le marché des grands télescopes, a testé un système innovant et autonome « d’optique adaptative guidée par laser », baptisé SALTO, sur le site de l’ESA à Redu avec l’ULiège, le Centre Spatial de Liège et  l’UCLouvain pour développer un système qui permet de corriger les effets de turbulence de l’atmosphère. 
 

Enfin, il ne faut pas oublier que ces entreprises s’inscrivent aussi sur la durée comme Thales Alenia Space qui a célébré récemment ses 60 ans : « Nous allons bâtir l’avenir en faveur d’avancées technologiques significatives dans tous les pans de  l’industrie satellitaire », avait déclaré Emmanuel Terrasse, Vice-Président Pays & Equipement de Thales Alenia Space, qui soulignait avoir la conviction que l’espace apporte une nouvelle dimension à l’humanité pour bâtir une vie meilleure et durable sur Terre.
 

De son côté, Spacebel s’est rapidement forgé une solide réputation grâce à ses solutions logicielles innovantes (logiciels de contrôle de vol embarqués pour satellites et véhicules spatiaux, systèmes au sol pour les centres de contrôle et de mission,  systèmes d’accès aux données spatiales...). La société a participé au module Columbus de la Station Spatiale Internationale, aux satellites d’observation de la Terre SPOT, à l’observateur de la couche d’ozone Altius « Made in Belgium », au lanceur  Vega, à la mission de défense planétaire Hera… À noter que depuis 2015, Spacebel est en charge du développement du logiciel d’application de l’unité de contrôle et de gestion des données d’Euclid, qui contrôlera le vaisseau spatial et tous ses  sous-systèmes.
 

De son côté, l’ULiège a aussi été très impliquée dans la mission spatiale Juice qui étudiera Jupiter et ses lunes. Juice est une mission dirigée par l’ESA, avec des contributions de la Nasa, de la Jaxa (l’agence spatiale japonaise) et de l’Agence spatiale  israélienne. Il s’agit surtout de la première mission de grande envergure du programme Cosmic Vision de l’ESA. En outre, le secteur wallon collabore aussi avec l’Inde, comme l’a montré l’inauguration de l’ILMT, un télescope à miroir liquide situé au sein de l’observatoire de Devasthal (Inde). La mise en place de ce télescope s’inscrit dans le cadre du Réseau belgo-indien pour l’Astronomie et l’Astrophysique (Bina).
 

Enfin, un acteur comme Cenaero, le Centre Spatial de Liège et d’autres centres de recherche contribuent à alimenter le secteur par la qualité de leurs programmes de recherche et d’innovations. Un exemple avec Michaël Gillon, qui est à l’origine de  la découverte du système exoplanétaire Trappist-1.

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Des liens existent avec Bruxelles

Sur le terrain et suivant les projets, des collaborations se nouent avec l’Observatoire royal de Belgique, l’Institut Royal Météorologique (IRM) et l’Institut royal d’Aéronomie spatiale de Belgique (IASB)... Sans oublier des entreprises comme Veoware à  Bruxelles... ou encore Space Applications Services, à Woluwe-SaintÉtienne (robotique et impression 3D sur la Lune).

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Un trinôme

Pour les soutenir dans le processus d’identification de sources de financement pour la R&I et de montage de projets, les entreprises wallonnes peuvent s’adresser au trinôme constitué du SPW EER (Département de la recherche et du développement  technologique), du NCP-Wallonie et du Pôle de compétitivité Skywin.

 

Par Vincent Liévin

 

Cet article est issu de la Revue W+B n°162.

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Trois noms qui montrent l’importance de la Belgique depuis des décennies en matière spatiale. Aujourd’hui, elle est le 5e contributeur global à l’ESA.

 

Cet engagement permet de pouvoir compter sur un tissu scientifique et industriel performant grâce aux retours sur investissements prévus dans le cadre « d’une bonne pratique » avec l’ESA. En effet, pour ceux qui l’ignorent, pour un euro investi  dans les programmes de l’ESA par les autorités fédérales, les acteurs industriels et scientifiques enregistrent en général un euro de contrats directs en provenance de l’ESA, qui génère un effet levier. « Ce dernier est souvent estimé à 3 ou 4 euros  de rendement direct de cet investissement d’un euro », comme l’a rappelé récemment le Secrétaire d’État fédéral pour la Relance et les Investissements stratégiques, chargé de la politique scientifique et notamment du budget fédéral consacré à l’ESA, Thomas Demine.

 

Dans ce contexte, la Wallonie, avec une présence de plus de 65 ans dans le secteur, est l’acteur historique du pays, comme le confirme Michel Stassart, directeur général adjoint de Skywin, le pôle de compétitivité wallon centré sur l’aéronautique et le  spatial : « Le secteur exporte 90% de son chiffre d’affaires. Nous avons plus de 40 acteurs très bien notés partout dans le monde. Il représente environ 2.000 emplois directs et un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros. Si on divise la contribution  de la Belgique par le nombre d’habitants, nous sommes le deuxième pays qui investit le plus ».

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Projets majeurs et coordination

Pour permettre à ce secteur de s’exprimer pleinement, il existe le pôle Skywin qui regroupe entreprises, centres de recherche, universités et centres de formation. Le secteur spatial wallon a plus que triplé en termes de chiffre d’affaires et en  nombre d’acteurs ces 20 dernières années. Jean-Pierre Chisogne, Senior Aerospace Specialist à l’Agence Wallonne à l’Exportation (AWEX), confirme cet ancrage : « Aujourd’hui, nous pouvons compter sur 4 pôles bien identifiés : les pôles historiques  de Liège et Charleroi, auxquels s’ajoutent Louvain-la-Neuve et la province de Luxembourg (Galaxia, ESA, Redu...) ». La Commission européenne a d’ailleurs désigné le site de Galaxia pour installer la plateforme terrestre de maintenance de la  constellation Galileo, système européen de navigation par satellite. Sans oublier le programme Space Safety, avec les projets HERA et Cosmic sur lesquels de nombreux acteurs wallons sont positionnés. Le site avait impressionné le nouveau directeur général de l’Agence Spatiale Européenne, Josef Aschbacher, lors de sa visite à Redu : « J’aimerais développer encore plus l’importance de ce site de l’ESA car la Belgique est un pays important dans le secteur de l’espace », avait-il  souligné tout en rappelant que des investissements pour une somme de 30 millions d’euros vont être réalisés d’ici à 2025 et qu’ils concernent la cybersécurité spatiale.

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Des entreprises de pointe

Dans le secteur spatial, les fleurons wallons sont des acteurs majeurs en Belgique et à l’étranger : Thales Alenia Space (équipements pour les stallites et les lanceurs) et Aerospacelab (LouvainLa-Neuve), qui construit actuellement la plus grosse  usine de satellites en Europe à Charleroi. Mais aussi Safran Aero Boosters à Herstal. Il existe aussi Spacebel (software), Amos à Liège (solutions optiques) ou Deltatec à Ans (composants électroniques pour satellites), sans oublier Scan World (un des  leaders wallons dans l’utilisation des données spatiales), Lambda-X (optique)...

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Une vision à 360°

Dans le cadre de ses responsabilités, le pôle Skywin porte deux chantiers qui traversent les 7 segments à l’horizon 2025 : supporter la recherche industrielle et scientifique, et assurer la création d’une filière industrielle New Space en Wallonie via le développement de nouveaux outils et en créant le climat nécessaire pour attirer de nouveaux investisseurs.
 

La Wallonie possède donc cette autre particularité : ses activités couvrent les principaux segments du secteur spatial : « Les essais au sol, les lanceurs, les satellites et sondes, la gestion du vol des satellites, la réception des données, le traitement  des données et le développement de services utilisant les données d’observation de la terre ou de géo-positionnement, la cybersécurité et l’exploration spatiale… sans oublier la formation pour les étudiants et les jeunes », ajoute Jean-Pierre  Chisogne. Un atout unique que confirme Michel Stassart : « Nous travaillons en effet sur les segments en amont (réaliser et lancer des satellites et récupérer les données...) et en aval (fourniture de services ou de données liés à l’observation de la  terre par les satellites…). Enfin, il ne faut pas oublier que le secteur spatial est utile aussi pour notre sécurité et la défense ».

 

A noter que la Wallonie ne travaille pas que pour l’Europe : « Nous avons des entreprises, des centres de recherche et des universités inscrites dans des projets avec la NASA (Solar Orbiter). Nous travaillons aussi pour d’autres agences spatiales  (Inde, Japon...) ou le privé à travers le monde », ajoute Jean-Pierre Chisogne.

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Une vision à long terme

Si aujourd’hui le secteur se porte bien face à la concurrence internationale, il faut garantir sa pérennité. Un institut wallon du spatial intitulé JRI4Space (Joint Research Institute for Space) va bientôt voir le jour. Il regroupera les représentants des  universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des centres de recherche agréés (Cenaero, Sirris et Multitel), le pôle de compétitivité wallon de l’aérospatial (Skywin) et une série d’entreprises du secteur dans le but de maximiser l’adéquation entre « besoins industriels et offres scientifiques ».
 

Enfin, Win4Excellence, le programme d’excellence à destination des universités en collaboration avec les centres de recherche agréés, visant à financer des recherches ambitieuses et fortement positionnées en amont, a été lancé par le  Gouvernement wallon, a récemment rappelé le ministre wallon Willy Borsus au Parlement. Afin de mieux accompagner encore les entreprises wallonnes dans leur mutation vers l’industrie 4.0 et le New Space, Skywin a par ailleurs intégré le  programme Made Different de Digital Wallonia, qui soutient les innovations orientées processus de fabrication.

Retour au début

L'avenir passera par le new space (de la réutilisation des lanceurs aux micro-satellites d'observation de la Terre)

La Région peut aussi compter sur des acteurs qui s’investissent dans les futurs lanceurs (électronique embarquée, incluses les chaînes de sauvegarde, vannes électriques régulées cryogéniques, logiciels embarqués et simulateurs de vol, pièces  structurelles des lanceurs...) et sur le marché des constellations de satellites. « Nous avons un travail de fond avec le gouvernement wallon au niveau des lanceurs réutilisables ‘à l’américaine’, sans oublier l’observation de la Terre avec la  composante cybersécurité notamment. Aujourd’hui, il convient d’être conscient que l’on est dans un changement majeur d’utilisation dans le domaine spatial. Par exemple, certaines entreprises automobiles voudraient avoir une constellation de  satellites (20-30 satellites) pour gérer leur flotte. Les demandes sont donc fortes et variées », précise Jean-Pierre Chisogne.

Retour au début

La formation indispensable

Pour que tous les acteurs de la chaîne se coordonnent bien, les entreprises ont besoin d’un personnel hautement formé, comme l’explique Michel Stassart : « Nous avons en Wallonie beaucoup de compétences académiques et d’initiatives qui  permettent d’acquérir d’excellentes formations. Un ingénieur wallon ou belge dans le domaine est très bien côté. Après, évidemment, il faut pouvoir garder nos talents face à la concurrence ou aller chercher les meilleurs à l’étranger». 
 

L’attractivité du secteur pour les jeunes fait partie du processus : « L’Euro Space Center joue un rôle à ce niveau. Par ailleurs, il s’agit d’un secteur où l’on ne parle pas que des planètes ou des étoiles, mais aussi d’agriculture, d’occupation du sol,  du monitoring des risques (inondations...), de complémentarité avec les drones, de gestion des forêts et de l’environnement... Les débouchés sont très nombreux. Les acteurs du spatial n’ont pas de frontière. Les industriels et les académiques  travaillent ensemble ». 

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Une histoire d'excellence, des exemples concrets

Actuellement, sur le terrain, la nouvelle filiale du fleuron belge de l’aérospatial Sabca mène une mission d’envergure pour la stratégie du groupe : concevoir et fabriquer les systèmes d’actionnement du futur, afin qu’ils montent à bord du marché  New Space. Ces derniers procurent des ailes aux fusées, comme l’a expliqué récemment Thibauld Jongen, CEO de la Sabca : « Notre rôle d’équipementier bascule vers celui de ‘structurateur’ responsable de la conception et de la fabrication  d’ensemble, ce qu’aucun concurrent ne sait proposer à ses clients actuellement ».
 

De son côté, la société Amos, leader sur le marché des grands télescopes, a testé un système innovant et autonome « d’optique adaptative guidée par laser », baptisé SALTO, sur le site de l’ESA à Redu avec l’ULiège, le Centre Spatial de Liège et  l’UCLouvain pour développer un système qui permet de corriger les effets de turbulence de l’atmosphère. 
 

Enfin, il ne faut pas oublier que ces entreprises s’inscrivent aussi sur la durée comme Thales Alenia Space qui a célébré récemment ses 60 ans : « Nous allons bâtir l’avenir en faveur d’avancées technologiques significatives dans tous les pans de  l’industrie satellitaire », avait déclaré Emmanuel Terrasse, Vice-Président Pays & Equipement de Thales Alenia Space, qui soulignait avoir la conviction que l’espace apporte une nouvelle dimension à l’humanité pour bâtir une vie meilleure et durable sur Terre.
 

De son côté, Spacebel s’est rapidement forgé une solide réputation grâce à ses solutions logicielles innovantes (logiciels de contrôle de vol embarqués pour satellites et véhicules spatiaux, systèmes au sol pour les centres de contrôle et de mission,  systèmes d’accès aux données spatiales...). La société a participé au module Columbus de la Station Spatiale Internationale, aux satellites d’observation de la Terre SPOT, à l’observateur de la couche d’ozone Altius « Made in Belgium », au lanceur  Vega, à la mission de défense planétaire Hera… À noter que depuis 2015, Spacebel est en charge du développement du logiciel d’application de l’unité de contrôle et de gestion des données d’Euclid, qui contrôlera le vaisseau spatial et tous ses  sous-systèmes.
 

De son côté, l’ULiège a aussi été très impliquée dans la mission spatiale Juice qui étudiera Jupiter et ses lunes. Juice est une mission dirigée par l’ESA, avec des contributions de la Nasa, de la Jaxa (l’agence spatiale japonaise) et de l’Agence spatiale  israélienne. Il s’agit surtout de la première mission de grande envergure du programme Cosmic Vision de l’ESA. En outre, le secteur wallon collabore aussi avec l’Inde, comme l’a montré l’inauguration de l’ILMT, un télescope à miroir liquide situé au sein de l’observatoire de Devasthal (Inde). La mise en place de ce télescope s’inscrit dans le cadre du Réseau belgo-indien pour l’Astronomie et l’Astrophysique (Bina).
 

Enfin, un acteur comme Cenaero, le Centre Spatial de Liège et d’autres centres de recherche contribuent à alimenter le secteur par la qualité de leurs programmes de recherche et d’innovations. Un exemple avec Michaël Gillon, qui est à l’origine de  la découverte du système exoplanétaire Trappist-1.

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Des liens existent avec Bruxelles

Sur le terrain et suivant les projets, des collaborations se nouent avec l’Observatoire royal de Belgique, l’Institut Royal Météorologique (IRM) et l’Institut royal d’Aéronomie spatiale de Belgique (IASB)... Sans oublier des entreprises comme Veoware à  Bruxelles... ou encore Space Applications Services, à Woluwe-SaintÉtienne (robotique et impression 3D sur la Lune).

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Un trinôme

Pour les soutenir dans le processus d’identification de sources de financement pour la R&I et de montage de projets, les entreprises wallonnes peuvent s’adresser au trinôme constitué du SPW EER (Département de la recherche et du développement  technologique), du NCP-Wallonie et du Pôle de compétitivité Skywin.

 

Par Vincent Liévin

 

Cet article est issu de la Revue W+B n°162.

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04/01/2024
Le chanteur Pierre de Maere © J. Van Belle - WBI | Graphisme : Polygraph

Afin de terminer en beauté 2023 et d’accueillir au mieux 2024, prenons de la hauteur et envolons-nous pour l’espace ! Wallonie-Bruxelles est une terre fertile pour le spatial. Avec le pôle  Skywin, les centres de recherche et les nombreuses entreprises actives dans le secteur, c’est tout un écosystème qui vibre pour l’espace sur notre territoire. Sans oublier notre astronaute  sélectionné par l’Agence Spatiale Européenne, Raphaël Liégeois. Voilà qui vaut bien la peine d’y consacrer le dossier de ce numéro hivernal de la Revue W+B !

 

2024, c’est aussi l’année de la Présidence belge de l’Union européenne. Nous en reparlerons évidemment plus longuement dans un prochain numéro, mais vous trouverez déjà ici de quoi  comprendre les enjeux de cette présidence pour la Belgique, et singulièrement pour Wallonie-Bruxelles.

 

De belles rencontres également avec Pierre de Maere, chanteur au succès grandissant, Yoann Frédéric, nouveau directeur des Francofolies de Spa et Flaviano Sangiorgi, styliste de talent.

 

Enfin, des découvertes avec l’Agora Jeunes Citoyens du BIJ, les Industries Culturelles et Créatives dans les pays partenaires, les sites funéraires de la 1e Guerre mondiale classés à l’UNESCO,  l’Agence du Numérique, le Centre européen du Cheval ou l’ONG Sensorial Handicap Cooperation et son projet au Sénégal.

Au programme

  • Présidence belge du Conseil de l'Union européenne
  • Dossier : La Wallonie, la terre spatiale par excellence
  • Culture : Pierre de Maere, un dandy flamboyant réaliste
  • Portrait : Yoann Frédéric, nouveau directeur des Francofolies de Spa
  • Jeunesse : L'Agora Jeunes ne perd pas le Nord
  • Coopération au développement : Les Industries Culturelles et Créatives : la culture au service de l'économie et de l'emploi
  • Tourisme : Les sites funéraires et mémoriels de la Grande Guerre reconnus par l'UNESCO
  • Mode : Flaviano Sangiorgi, jeune styliste liégeois à la Fashion Week de New York
  • Innovation : L'Agence du Numérique : créer l'avenir de la Wallonie
  • Entreprise : Le Centre européen du Cheval, bien en selle sur la scène internationale
  • Société : Les enfants malvoyants sénégalais soutenus par l'asbl belge SHC et son partenaire loical, l'INEFJA
  • Survols

 

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Afin de terminer en beauté 2023 et d’accueillir au mieux 2024, prenons de la hauteur et envolons-nous pour l’espace ! Wallonie-Bruxelles est une terre fertile pour le spatial. Avec le pôle  Skywin, les centres de recherche et les nombreuses entreprises actives dans le secteur, c’est tout un écosystème qui vibre pour l’espace sur notre territoire. Sans oublier notre astronaute  sélectionné par l’Agence Spatiale Européenne, Raphaël Liégeois. Voilà qui vaut bien la peine d’y consacrer le dossier de ce numéro hivernal de la Revue W+B !

 

2024, c’est aussi l’année de la Présidence belge de l’Union européenne. Nous en reparlerons évidemment plus longuement dans un prochain numéro, mais vous trouverez déjà ici de quoi  comprendre les enjeux de cette présidence pour la Belgique, et singulièrement pour Wallonie-Bruxelles.

 

De belles rencontres également avec Pierre de Maere, chanteur au succès grandissant, Yoann Frédéric, nouveau directeur des Francofolies de Spa et Flaviano Sangiorgi, styliste de talent.

 

Enfin, des découvertes avec l’Agora Jeunes Citoyens du BIJ, les Industries Culturelles et Créatives dans les pays partenaires, les sites funéraires de la 1e Guerre mondiale classés à l’UNESCO,  l’Agence du Numérique, le Centre européen du Cheval ou l’ONG Sensorial Handicap Cooperation et son projet au Sénégal.

Au programme

  • Présidence belge du Conseil de l'Union européenne
  • Dossier : La Wallonie, la terre spatiale par excellence
  • Culture : Pierre de Maere, un dandy flamboyant réaliste
  • Portrait : Yoann Frédéric, nouveau directeur des Francofolies de Spa
  • Jeunesse : L'Agora Jeunes ne perd pas le Nord
  • Coopération au développement : Les Industries Culturelles et Créatives : la culture au service de l'économie et de l'emploi
  • Tourisme : Les sites funéraires et mémoriels de la Grande Guerre reconnus par l'UNESCO
  • Mode : Flaviano Sangiorgi, jeune styliste liégeois à la Fashion Week de New York
  • Innovation : L'Agence du Numérique : créer l'avenir de la Wallonie
  • Entreprise : Le Centre européen du Cheval, bien en selle sur la scène internationale
  • Société : Les enfants malvoyants sénégalais soutenus par l'asbl belge SHC et son partenaire loical, l'INEFJA
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Documents liés

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04/01/2024
Crédit : European Parliament (CC BY-NC-ND 2.0 DEED)
Coordination et coopération

Pendant les six prochains mois, la Belgique assurera la coordination des activités du Conseil et encouragera la coopération entre les États membres. Elle s'engage à atteindre les objectifs définis dans ses propres priorités et dans le programme du trio formé avec l'Espagne et la Hongrie, tout en s'alignant sur son slogan : « Protéger, Renforcer et Regarder vers l'avenir ».

Les six priorités de la Présidence belge sont :

  • Défendre l’état de droit, la démocratie et l’unité
  • Renforcer sa compétitivité
  • Poursuivre une transition écologique juste
  • Renforcer son programme social et sanitaire
  • Protéger les individus et les frontières
  • Promouvoir l’Europe mondiale
Cérémonie d’ouverture à Bozar

La cérémonie officielle d'ouverture de la Présidence belge aura lieu ce vendredi 5 janvier. Un spectacle musical dirigé par Jef Neve se déroulera pour l'occasion dans la salle Henry Le Bœuf de Bozar, en présence de Leurs Majestés le Roi Philippe et la Reine Mathilde, ainsi que de plusieurs centaines de personnalités belges et internationales.

 

Cet événement, organisé en collaboration avec les Communautés et les Régions, s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale "Belgium. Embracing openness", qui vise à mettre en lumière l'ouverture de la Belgique à l'innovation, en misant sur la coopération et la diversité.

 

Pour plus d’informations sur le programme et les événements de la Présidence belge, consultez www.belgium24.eu

 

Toutes nos actualités en lien avec la Présidence sont à retrouver sur www.wbi.be/eu2024be

 

Coordination et coopération

Pendant les six prochains mois, la Belgique assurera la coordination des activités du Conseil et encouragera la coopération entre les États membres. Elle s'engage à atteindre les objectifs définis dans ses propres priorités et dans le programme du trio formé avec l'Espagne et la Hongrie, tout en s'alignant sur son slogan : « Protéger, Renforcer et Regarder vers l'avenir ».

Les six priorités de la Présidence belge sont :

  • Défendre l’état de droit, la démocratie et l’unité
  • Renforcer sa compétitivité
  • Poursuivre une transition écologique juste
  • Renforcer son programme social et sanitaire
  • Protéger les individus et les frontières
  • Promouvoir l’Europe mondiale
Cérémonie d’ouverture à Bozar

La cérémonie officielle d'ouverture de la Présidence belge aura lieu ce vendredi 5 janvier. Un spectacle musical dirigé par Jef Neve se déroulera pour l'occasion dans la salle Henry Le Bœuf de Bozar, en présence de Leurs Majestés le Roi Philippe et la Reine Mathilde, ainsi que de plusieurs centaines de personnalités belges et internationales.

 

Cet événement, organisé en collaboration avec les Communautés et les Régions, s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale "Belgium. Embracing openness", qui vise à mettre en lumière l'ouverture de la Belgique à l'innovation, en misant sur la coopération et la diversité.

 

Pour plus d’informations sur le programme et les événements de la Présidence belge, consultez www.belgium24.eu

 

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