
Les années 70 et 80 au Chili : une période mouvementée
Flash-back. Tout a commencé pendant la dictature que connaît le Chili sous Pinochet dans les années 70 et 80. « A l’époque, nos universités ont largement ouvert leurs portes et apporté un vrai soutien à ceux qui ont connu l’exil, relate Alexandre Gofflot, chef de service Amérique latine pour Wallonie-Bruxelles International (WBI). De premières bourses sont alors octroyées à des citoyens chiliens ». Des liens forts se tissent entre nos deux communautés, avec des acteurs du monde académique et culturel de Wallonie-Bruxelles. Après la chute du régime, en 1993, un premier accord est signé entre l’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (APEFE) et l’Agence chilienne de coopération internationale au développement (AGCID), un bureau s’ouvre à Santiago. L’objectif est d’aider le pays à sortir de la dictature et à se bâtir un régime démocratique. Les thématiques sont variées : le droit des femmes, l’entrepreneuriat, l’éducation, l’éducation à l’environnement, etc.
Retour au début1997 : La signature d'accords de coopération
La relation évolue et quatre ans plus tard, en 1997, un accord-cadre de coopération bilatérale est signé entre, d’une part la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) et d’autre part, la République du Chili. Cette coopération se traduit via des Commissions mixtes permanentes (CMP) qui se réunissent tous les trois ans. Partenaire de WBI, l’AGCID coordonne ces commissions localement. En parallèle, de nombreux événements culturels sont également soutenus via des programmes d’actions.
Enfin, en 2005 sont inaugurés les bureaux permanents de la Délégation Générale Wallonie-Bruxelles à Santiago, devenue une Représentation multi-services au 1er janvier 2023.
Retour au débutUn quart de siècle plus tard...
Fin décembre 2022, une délégation de Wallonie-Bruxelles s’est rendue au Chili pour la signature du septième cycle de coopération pour les trois prochaines années, de 2023 à 2025. « Cette convention structure notre collaboration avec le Chili, rappelle Pascale Delcomminette, Administratrice générale de Wallonie-Bruxelles International. Les formes de synergie sont nombreuses : échanges académiques, recherche scientifique, promotion de la langue française, participation à des événements culturels, etc. Depuis tout ce temps, nos équipes, les universités et hautes écoles, les porteurs de projet, les opérateurs culturels de Wallonie et de Bruxelles maintiennent d’étroits contacts avec leurs homologues chiliens. Aujourd’hui, l’ancrage de notre coopération est très fort. A ce jour, avec la signature de la septième CMP, plus de 150 projets ont déjà été soutenus ! ».
Sur les 26 projets sélectionnés l’an dernier, 23 émanent du monde académique. A titre d’exemple, dans le secteur de la santé, un programme d’innovation et de recherche sera mené par des équipes de l’ULiège - Gembloux Agro-Bio-Tech en partenariat avec la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso. «L’objet en est l’optimisation de la production d’enzymes présentant un effet antiprolifératif sur les cellules cancéreuses en utilisant une levure comme usine cellulaire. On produit ainsi des protéines recombinantes ayant des applications dans le traitement de certains cancers. C’est le troisième projet que nous déposons depuis 2018 et qui prend forme grâce aux possibilités de cofinancement, relate Patrick Fickers, professeur à l’ULiège. A Valparaíso, ils possèdent une expertise que nous n’avons pas ici, nous sommes complémentaires. Ensemble, nous avons cosigné plusieurs publications scientifiques et trois doctorants font actuellement leur thèse en cotutelle. Ils seront diplômés de nos deux universités».
Retour au débutRayonnement de la Francophonie au Chili
Deux événements majeurs œuvrent à la promotion de la langue française et au soutien de la création francophone en partenariat avec l’Institut français du Chili et de nombreux autres acteurs de terrain. « Autour du 20 mars, journée internationale de la Francophonie, une vraie Fête de la Francophonie est organisée au Chili. Le concours d’art oratoire en langue française que nous avons lancé, il y a quelques années, rencontre un succès grandissant. Le mois de mars est toujours important pour notre visibilité et requiert les énergies de toute notre équipe », souligne Emmanuelle Dienga, représentante de WBI au Chili.
Retour au débutDécentralisation avant tout
Cap sur la ville côtière d’Antofagasta à plus de 1.200 km de Santiago. En 2021, trois artistes de Wallonie-Bruxelles ont été invités à la Biennale d’Art contemporain SACO. Le contexte Covid n’était pas facile. Elodie Antoine, artiste plasticienne, partage son expérience : « Tout s’est bien passé mais notre voyage a été marqué par la crise sanitaire qui nous a obligé à rester une semaine en quarantaine dans notre hôtel. Après l’apocalypse, le thème de la Biennale, était de circonstance. Je crois que nous étions les premiers européens à débarquer au Chili après cette période très particulière mais c’est aussi important de continuer à créer, à bouger malgré le contexte qui a raccourci notre temps de travail. Le site est magnifique, les paysages incroyables. Je me suis sentie ailleurs, dans un paysage lunaire, qui ne ressemble à rien de ce que l’on connaît ici ». Le partenariat avec notre Fédération est particulièrement apprécié au Chili parce que nos actions s’inscrivent dans une dynamique de régionalisation. « Depuis longtemps, nous avons veillé à ne pas tout centraliser dans la capitale chilienne et avons donc cherché à établir des liens forts avec des partenaires en région, rappelle notre représentante de Wallonie-Bruxelles au Chili. Au fil du temps, se développent de vrais réseaux professionnels mais en même temps, nous restons ouverts à tout nouveau projet d’échange porteur pour nos deux communautés ».
Retour au début2017, un accord de coproduction cinématographique et audiovisuel
Au Chili, les Frères Dardenne, Chantal Akerman sont des cinéastes appréciés et reconnus. Le public chilien est friand du cinéma d’auteur, et de ce qu’ils appellent l’exception culturelle européenne contrastant avec l’omniprésente culture nord-américaine. Ainsi, la FWB a signé en 2017 son premier accord de coproduction avec le Chili. Nous souhaitons « jeter les bases de futures coproductions et provoquer de nouvelles synergies entre producteurs ou réalisateurs, au Chili, ici et dans les grands festivals. Par ailleurs, il faut souligner les échanges qui existent avec nos écoles supérieures artistiques. L’école de cinéma de Valparaíso a eu un partenariat avec l’INSAS. Nous avons aussi pas mal de contact avec des festivals liés à la question du genre et de la cause féministe qui est marquante aujourd’hui au Chili, davantage encore que chez nous », explique Emmanuelle Dienga.
Retour au débutTeatro a Mil, le festival souffle ses 30 bougies avec Wallonie-Bruxelles...
Partenaire de longue date, le festival a programmé, pour cette édition anniversaire, quatre spectacles de notre communauté : deux en présentiel et deux en ligne. « Aujourd’hui, c’est l’un des plus importants dans le domaine des arts de la scène au Chili et sa notoriété est grande sur tout le continent, relate Emmanuelle Dienga. Il représente une voie royale pour tourner en Amérique latine, les programmateurs s’y déplaçant en grand nombre. Cette année, les organisateurs ont sollicité le public pour qu’il plébiscite les œuvres marquantes des éditions précédentes. Dans le top cinq, Kiss and Cry de Michèle-Anne de Mey et Jaco Van Dormael, qui a ainsi été reprogrammé en 2023 ».
En janvier dernier, Discours à la Nation d’Ascanio Celestini et David Murgia s’est également joué en espagnol à Santiago. Acclamée, la pièce a sans conteste touché le public chilien au regard du contexte social et politique qu’a connu le pays.
Retour au débutEt demain ?
Pascale Delcomminette en témoigne, « ces noces d’argent sont souvent décrites comme une relation pure, sincère et durable. C’est grâce à l’ensemble des opérateurs de Wallonie-Bruxelles que la coopération est concrète et visible sur le terrain. Des liens forts ont pu être maintenus, même pendant la pandémie ». Dès cette année, de nombreux projets sont soutenus, et ce jusqu’en 2025. L’avenir est ouvert…
***
Retour au débutQuelques témoignages
Thomas Gunzig, écrivain, scénariste, chroniqueur
Thomas Gunzig est arrivé au Chili dans le cadre d’un accord dans le domaine de la littérature signé en 2020 entre Wallonie-Bruxelles International et l’Université Diego Portales de Santiago. Une fois par an, un auteur ou une autrice belge francophone est invité avant de réaliser un plus large tour du pays.
« Cette mission d’une dizaine de jours était prévue de longue date mais elle a été reportée jusqu’en juin passé. Pour donner le contexte précis, nous sommes partis, Isabelle Wéry et moi- même, dans le contexte de l’opération « Lisez-vous le belge ? ». Le programme d’activités, bien rempli, s’est réparti entre trois villes : Santiago, Concepción et Valparaíso. Sur place, nous avons animé des ateliers d’écriture, donné des lectures, participé à des rencontres dans différentes universités notamment avec des étudiants mais aussi dans la librairie francophone de Santiago. J’ai assisté également à une projection du Tout Nouveau Testament, film de Jaco Van Dormael dont je suis coscénariste et participé à un débat avec des étudiants de la filière cinéma à l’issue de la projection. Il est enrichissant de provoquer ces rencontres qui permettent un partage d’expérience très concret sur l’écriture ».
Carole Louis, artiste plasticienne
Diplômée de l’ENSAV La Cambre, Carole Louis réalise des performances in situ qui se déroulent dans des installations qu’elle crée au préalable. En 2021, elle était l’une des invitées d’honneur de la Biennale d’Art Contemporain SACO au Nord du Chili dans la région d’Atacama.
« Cette résidence de trois semaines a été une expérience intense, qui a nourri mon travail d’artiste. Je me suis ici réellement inspirée de notre lieu d’accueil, j’ai beaucoup lu avant mon départ et recueilli des informations sur le contexte géopolitique du Chili et sur cette région minière où s’extraient à la fois du cuivre et du lithium. Pour cette performance, je suis partie d’une légende locale qui raconte l’histoire d’un enfant qui a survécu dans un frigo aux inondations qui surviennent assez régulièrement dans cette région, entre océan et montagnes. La réception de l’installation et de la performance a été incroyable, le public était touché de retrouver des éléments de cette légende. Depuis, Dagmara Wyskiel, commissaire de la Biennale, est venue en prospection à Bruxelles, cela crée des synergies sur du long terme ».
Cloé du Trèfle, musicienne
Autrice, compositrice et interprète, Cloé du Trèfle est une artiste inclassable, la liberté vibre au cœur de ses créations. A l’automne 2019, Cloé du Trèfle et Céline Chappuis se lancent dans le Chili Tour (Vertige horizontal) avec plus d’une dizaine de dates de concert dans tout le pays.
« Cette tournée reste une très belle expérience et fait suite à une première invitation en Amérique du Sud, au Brésil, où nous avons enregistré l’album Vertige horizontal à l’initiative du label Tratore. Nous aurions aimé allier un concept entre São Paulo et le Chili mais la crise de la Covid l’a empêché jusqu’ici, le projet est resté dans les cartons. Lors de ce Tour, nous nous sommes produites aussi bien dans des universités que dans un festival dédié aux droits humains ou dans des espaces culturels comme le Centro Arte Alameda à Santiago, un lieu assez hybride, entre cinéma, galerie d’art et espace culturel. Le public était vraiment curieux et ouvert. Deux DJ sets ont été organisés, notamment à Santiago. D’un point de vue plus politique, nous avons également été témoins du climat social tendu de l’époque. Ce qui m’a frappée enfin, c’est la modernité des villes dans un pays tout en contraste qui laisse des impressions très diverses ».
Alexandre Christiaens, photographe voyageur
En 2021, Alexandre Christiaens était invité par le Festival de photographie de Valparaíso, il a participé, dans la foulée, à la Biennale d’Art Contemporain SACO. En septembre 2022, dans un esprit de regard croisé, une exposition de la photographe chilienne Julia Toro s’est tenue à l’Espace Contretype à Bruxelles.
« J’ai adoré travailler au Chili où j’ai voyagé à plusieurs reprises, le pays me fascine tant sur le plan humain qu’au niveau d’un territoire que je trouve étonnant. Le Festival est le plus important au niveau de la photographie au Chili mais il compte également comme un incontournable en Amérique latine. Ma résidence a duré environ trois mois avec un permis de travail qui m’a laissé circuler librement. Les premières semaines, j’ai séjourné à Valparaíso et j’ai travaillé autour du thème de la mer, des pêcheurs et de leurs origines. Ensuite, j’ai quitté la ville pour me rendre, dans un premier temps dans le sud, en Terre de Feu, avant de revenir dans le nord pour participer à la Biennale SACO. Là, mes photos étaient exposées dans le désert sur de grands panneaux publicitaires, mettant un paysage chilien en abîme dans le paysage chilien. Un beau moment. Certains clichés pris au Chili seront présentés en avril prochain à Bordeaux dans le cadre du festival ‘Itinéraires des photographes voyageurs’ ».
Alain Vande Wouwer, enseignant et chercheur
Professeur à l’UMons au sein de la Faculté Polytechnique, Alain Vande Wouwer coordonne ici l’un des projets sélectionnés dans le cadre de la 7eme CMP avec ses homologues de l’Universitad Tecnica Federico Santa Maria (USM) de Valparaíso.
« Ces projets de coopération se développent sur base d’affinités nées des échanges conviviaux menés ces dernières années. Nos anciens étudiants chiliens gardent souvent contact avec leurs professeurs. Aujourd’hui, une véritable amitié nous lie à nos homologues chiliens. Le travail de recherche qui démarre vise à contribuer à l’amélioration et l’intensification du procédé de digestion anaérobie pour la production de biométhane renouvelable dans le cadre d’une gestion innovante de l’environnement. Il fera l’objet d’une thèse de doctorat en cotutelle entre l’USM et l’UMons. C’est le second projet soutenu par WBI. Nous suivons aussi la thèse d’Alejandra Vesga sur un traitement d’épuration des eaux par l’utilisation de phages en partenariat avec la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso ».
Par Emmanuelle Dejaiffe
Cet article est issu de la Revue W+B n°159.
Retrouvrez toutes les actions de la Représentation multiservices Wallonie-Bruxelles au Chili sur le portail dédié.
Retour au débutLes années 70 et 80 au Chili : une période mouvementée
Flash-back. Tout a commencé pendant la dictature que connaît le Chili sous Pinochet dans les années 70 et 80. « A l’époque, nos universités ont largement ouvert leurs portes et apporté un vrai soutien à ceux qui ont connu l’exil, relate Alexandre Gofflot, chef de service Amérique latine pour Wallonie-Bruxelles International (WBI). De premières bourses sont alors octroyées à des citoyens chiliens ». Des liens forts se tissent entre nos deux communautés, avec des acteurs du monde académique et culturel de Wallonie-Bruxelles. Après la chute du régime, en 1993, un premier accord est signé entre l’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (APEFE) et l’Agence chilienne de coopération internationale au développement (AGCID), un bureau s’ouvre à Santiago. L’objectif est d’aider le pays à sortir de la dictature et à se bâtir un régime démocratique. Les thématiques sont variées : le droit des femmes, l’entrepreneuriat, l’éducation, l’éducation à l’environnement, etc.
Retour au début1997 : La signature d'accords de coopération
La relation évolue et quatre ans plus tard, en 1997, un accord-cadre de coopération bilatérale est signé entre, d’une part la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) et d’autre part, la République du Chili. Cette coopération se traduit via des Commissions mixtes permanentes (CMP) qui se réunissent tous les trois ans. Partenaire de WBI, l’AGCID coordonne ces commissions localement. En parallèle, de nombreux événements culturels sont également soutenus via des programmes d’actions.
Enfin, en 2005 sont inaugurés les bureaux permanents de la Délégation Générale Wallonie-Bruxelles à Santiago, devenue une Représentation multi-services au 1er janvier 2023.
Retour au débutUn quart de siècle plus tard...
Fin décembre 2022, une délégation de Wallonie-Bruxelles s’est rendue au Chili pour la signature du septième cycle de coopération pour les trois prochaines années, de 2023 à 2025. « Cette convention structure notre collaboration avec le Chili, rappelle Pascale Delcomminette, Administratrice générale de Wallonie-Bruxelles International. Les formes de synergie sont nombreuses : échanges académiques, recherche scientifique, promotion de la langue française, participation à des événements culturels, etc. Depuis tout ce temps, nos équipes, les universités et hautes écoles, les porteurs de projet, les opérateurs culturels de Wallonie et de Bruxelles maintiennent d’étroits contacts avec leurs homologues chiliens. Aujourd’hui, l’ancrage de notre coopération est très fort. A ce jour, avec la signature de la septième CMP, plus de 150 projets ont déjà été soutenus ! ».
Sur les 26 projets sélectionnés l’an dernier, 23 émanent du monde académique. A titre d’exemple, dans le secteur de la santé, un programme d’innovation et de recherche sera mené par des équipes de l’ULiège - Gembloux Agro-Bio-Tech en partenariat avec la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso. «L’objet en est l’optimisation de la production d’enzymes présentant un effet antiprolifératif sur les cellules cancéreuses en utilisant une levure comme usine cellulaire. On produit ainsi des protéines recombinantes ayant des applications dans le traitement de certains cancers. C’est le troisième projet que nous déposons depuis 2018 et qui prend forme grâce aux possibilités de cofinancement, relate Patrick Fickers, professeur à l’ULiège. A Valparaíso, ils possèdent une expertise que nous n’avons pas ici, nous sommes complémentaires. Ensemble, nous avons cosigné plusieurs publications scientifiques et trois doctorants font actuellement leur thèse en cotutelle. Ils seront diplômés de nos deux universités».
Retour au débutRayonnement de la Francophonie au Chili
Deux événements majeurs œuvrent à la promotion de la langue française et au soutien de la création francophone en partenariat avec l’Institut français du Chili et de nombreux autres acteurs de terrain. « Autour du 20 mars, journée internationale de la Francophonie, une vraie Fête de la Francophonie est organisée au Chili. Le concours d’art oratoire en langue française que nous avons lancé, il y a quelques années, rencontre un succès grandissant. Le mois de mars est toujours important pour notre visibilité et requiert les énergies de toute notre équipe », souligne Emmanuelle Dienga, représentante de WBI au Chili.
Retour au débutDécentralisation avant tout
Cap sur la ville côtière d’Antofagasta à plus de 1.200 km de Santiago. En 2021, trois artistes de Wallonie-Bruxelles ont été invités à la Biennale d’Art contemporain SACO. Le contexte Covid n’était pas facile. Elodie Antoine, artiste plasticienne, partage son expérience : « Tout s’est bien passé mais notre voyage a été marqué par la crise sanitaire qui nous a obligé à rester une semaine en quarantaine dans notre hôtel. Après l’apocalypse, le thème de la Biennale, était de circonstance. Je crois que nous étions les premiers européens à débarquer au Chili après cette période très particulière mais c’est aussi important de continuer à créer, à bouger malgré le contexte qui a raccourci notre temps de travail. Le site est magnifique, les paysages incroyables. Je me suis sentie ailleurs, dans un paysage lunaire, qui ne ressemble à rien de ce que l’on connaît ici ». Le partenariat avec notre Fédération est particulièrement apprécié au Chili parce que nos actions s’inscrivent dans une dynamique de régionalisation. « Depuis longtemps, nous avons veillé à ne pas tout centraliser dans la capitale chilienne et avons donc cherché à établir des liens forts avec des partenaires en région, rappelle notre représentante de Wallonie-Bruxelles au Chili. Au fil du temps, se développent de vrais réseaux professionnels mais en même temps, nous restons ouverts à tout nouveau projet d’échange porteur pour nos deux communautés ».
Retour au début2017, un accord de coproduction cinématographique et audiovisuel
Au Chili, les Frères Dardenne, Chantal Akerman sont des cinéastes appréciés et reconnus. Le public chilien est friand du cinéma d’auteur, et de ce qu’ils appellent l’exception culturelle européenne contrastant avec l’omniprésente culture nord-américaine. Ainsi, la FWB a signé en 2017 son premier accord de coproduction avec le Chili. Nous souhaitons « jeter les bases de futures coproductions et provoquer de nouvelles synergies entre producteurs ou réalisateurs, au Chili, ici et dans les grands festivals. Par ailleurs, il faut souligner les échanges qui existent avec nos écoles supérieures artistiques. L’école de cinéma de Valparaíso a eu un partenariat avec l’INSAS. Nous avons aussi pas mal de contact avec des festivals liés à la question du genre et de la cause féministe qui est marquante aujourd’hui au Chili, davantage encore que chez nous », explique Emmanuelle Dienga.
Retour au débutTeatro a Mil, le festival souffle ses 30 bougies avec Wallonie-Bruxelles...
Partenaire de longue date, le festival a programmé, pour cette édition anniversaire, quatre spectacles de notre communauté : deux en présentiel et deux en ligne. « Aujourd’hui, c’est l’un des plus importants dans le domaine des arts de la scène au Chili et sa notoriété est grande sur tout le continent, relate Emmanuelle Dienga. Il représente une voie royale pour tourner en Amérique latine, les programmateurs s’y déplaçant en grand nombre. Cette année, les organisateurs ont sollicité le public pour qu’il plébiscite les œuvres marquantes des éditions précédentes. Dans le top cinq, Kiss and Cry de Michèle-Anne de Mey et Jaco Van Dormael, qui a ainsi été reprogrammé en 2023 ».
En janvier dernier, Discours à la Nation d’Ascanio Celestini et David Murgia s’est également joué en espagnol à Santiago. Acclamée, la pièce a sans conteste touché le public chilien au regard du contexte social et politique qu’a connu le pays.
Retour au débutEt demain ?
Pascale Delcomminette en témoigne, « ces noces d’argent sont souvent décrites comme une relation pure, sincère et durable. C’est grâce à l’ensemble des opérateurs de Wallonie-Bruxelles que la coopération est concrète et visible sur le terrain. Des liens forts ont pu être maintenus, même pendant la pandémie ». Dès cette année, de nombreux projets sont soutenus, et ce jusqu’en 2025. L’avenir est ouvert…
***
Retour au débutQuelques témoignages
Thomas Gunzig, écrivain, scénariste, chroniqueur
Thomas Gunzig est arrivé au Chili dans le cadre d’un accord dans le domaine de la littérature signé en 2020 entre Wallonie-Bruxelles International et l’Université Diego Portales de Santiago. Une fois par an, un auteur ou une autrice belge francophone est invité avant de réaliser un plus large tour du pays.
« Cette mission d’une dizaine de jours était prévue de longue date mais elle a été reportée jusqu’en juin passé. Pour donner le contexte précis, nous sommes partis, Isabelle Wéry et moi- même, dans le contexte de l’opération « Lisez-vous le belge ? ». Le programme d’activités, bien rempli, s’est réparti entre trois villes : Santiago, Concepción et Valparaíso. Sur place, nous avons animé des ateliers d’écriture, donné des lectures, participé à des rencontres dans différentes universités notamment avec des étudiants mais aussi dans la librairie francophone de Santiago. J’ai assisté également à une projection du Tout Nouveau Testament, film de Jaco Van Dormael dont je suis coscénariste et participé à un débat avec des étudiants de la filière cinéma à l’issue de la projection. Il est enrichissant de provoquer ces rencontres qui permettent un partage d’expérience très concret sur l’écriture ».
Carole Louis, artiste plasticienne
Diplômée de l’ENSAV La Cambre, Carole Louis réalise des performances in situ qui se déroulent dans des installations qu’elle crée au préalable. En 2021, elle était l’une des invitées d’honneur de la Biennale d’Art Contemporain SACO au Nord du Chili dans la région d’Atacama.
« Cette résidence de trois semaines a été une expérience intense, qui a nourri mon travail d’artiste. Je me suis ici réellement inspirée de notre lieu d’accueil, j’ai beaucoup lu avant mon départ et recueilli des informations sur le contexte géopolitique du Chili et sur cette région minière où s’extraient à la fois du cuivre et du lithium. Pour cette performance, je suis partie d’une légende locale qui raconte l’histoire d’un enfant qui a survécu dans un frigo aux inondations qui surviennent assez régulièrement dans cette région, entre océan et montagnes. La réception de l’installation et de la performance a été incroyable, le public était touché de retrouver des éléments de cette légende. Depuis, Dagmara Wyskiel, commissaire de la Biennale, est venue en prospection à Bruxelles, cela crée des synergies sur du long terme ».
Cloé du Trèfle, musicienne
Autrice, compositrice et interprète, Cloé du Trèfle est une artiste inclassable, la liberté vibre au cœur de ses créations. A l’automne 2019, Cloé du Trèfle et Céline Chappuis se lancent dans le Chili Tour (Vertige horizontal) avec plus d’une dizaine de dates de concert dans tout le pays.
« Cette tournée reste une très belle expérience et fait suite à une première invitation en Amérique du Sud, au Brésil, où nous avons enregistré l’album Vertige horizontal à l’initiative du label Tratore. Nous aurions aimé allier un concept entre São Paulo et le Chili mais la crise de la Covid l’a empêché jusqu’ici, le projet est resté dans les cartons. Lors de ce Tour, nous nous sommes produites aussi bien dans des universités que dans un festival dédié aux droits humains ou dans des espaces culturels comme le Centro Arte Alameda à Santiago, un lieu assez hybride, entre cinéma, galerie d’art et espace culturel. Le public était vraiment curieux et ouvert. Deux DJ sets ont été organisés, notamment à Santiago. D’un point de vue plus politique, nous avons également été témoins du climat social tendu de l’époque. Ce qui m’a frappée enfin, c’est la modernité des villes dans un pays tout en contraste qui laisse des impressions très diverses ».
Alexandre Christiaens, photographe voyageur
En 2021, Alexandre Christiaens était invité par le Festival de photographie de Valparaíso, il a participé, dans la foulée, à la Biennale d’Art Contemporain SACO. En septembre 2022, dans un esprit de regard croisé, une exposition de la photographe chilienne Julia Toro s’est tenue à l’Espace Contretype à Bruxelles.
« J’ai adoré travailler au Chili où j’ai voyagé à plusieurs reprises, le pays me fascine tant sur le plan humain qu’au niveau d’un territoire que je trouve étonnant. Le Festival est le plus important au niveau de la photographie au Chili mais il compte également comme un incontournable en Amérique latine. Ma résidence a duré environ trois mois avec un permis de travail qui m’a laissé circuler librement. Les premières semaines, j’ai séjourné à Valparaíso et j’ai travaillé autour du thème de la mer, des pêcheurs et de leurs origines. Ensuite, j’ai quitté la ville pour me rendre, dans un premier temps dans le sud, en Terre de Feu, avant de revenir dans le nord pour participer à la Biennale SACO. Là, mes photos étaient exposées dans le désert sur de grands panneaux publicitaires, mettant un paysage chilien en abîme dans le paysage chilien. Un beau moment. Certains clichés pris au Chili seront présentés en avril prochain à Bordeaux dans le cadre du festival ‘Itinéraires des photographes voyageurs’ ».
Alain Vande Wouwer, enseignant et chercheur
Professeur à l’UMons au sein de la Faculté Polytechnique, Alain Vande Wouwer coordonne ici l’un des projets sélectionnés dans le cadre de la 7eme CMP avec ses homologues de l’Universitad Tecnica Federico Santa Maria (USM) de Valparaíso.
« Ces projets de coopération se développent sur base d’affinités nées des échanges conviviaux menés ces dernières années. Nos anciens étudiants chiliens gardent souvent contact avec leurs professeurs. Aujourd’hui, une véritable amitié nous lie à nos homologues chiliens. Le travail de recherche qui démarre vise à contribuer à l’amélioration et l’intensification du procédé de digestion anaérobie pour la production de biométhane renouvelable dans le cadre d’une gestion innovante de l’environnement. Il fera l’objet d’une thèse de doctorat en cotutelle entre l’USM et l’UMons. C’est le second projet soutenu par WBI. Nous suivons aussi la thèse d’Alejandra Vesga sur un traitement d’épuration des eaux par l’utilisation de phages en partenariat avec la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso ».
Par Emmanuelle Dejaiffe
Cet article est issu de la Revue W+B n°159.
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C’est un événement à 360° unique, organisé par Wallonie-Bruxelles International (WBI) et l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers (AWEX), pour présenter Wallonie-Bruxelles sous toutes ses facettes, à la fois académiques, culturelles, touristiques, gastronomiques, diplomatiques et économiques.
C’est une délégation belge importante qui se déplace à Madrid, menée par Pierre-Yves Jeholet, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Pascale Delcomminette, Administratice générale de Wallonie-Bruxelles International, et composée d’une délégation académique d’une douzaine de représentantes et de représentants issus de cinq établissements de la FWB (universités et hautes écoles), de l’ARES et de WB Campus.
Cette troisième édition madrilène vise à renforcer les liens entre les acteurs du numérique de Belgique francophone et d’Espagne. Ce secteur de pointe de Wallonie-Bruxelles intéresse particulièrement les Espagnols, grands amateurs de gaming, de life show et de XR (réalité étendue). De son côté, l'Espagne est aussi le 2ème producteur européen et le 5ème producteur mondial de long-métrages d’animation.
Durant trois jours, la prestigieuse Fundación Carlos de Amberes, l'Université Rey Juan Carlos et l'ESNE (Ecole Universitaire de Design, Innovation et Technologie) seront le cadre d'un grand évènement de visibilité et de contacts pour les différents acteurs des industries culturelles et créatives de Wallonie-Bruxelles.
Mis sur pied initialement en Espagne en 2019, l’événement Casa Valonia a été reconduit en 2021 à Madrid et déployé en 2022 à Milan. Cette opération de visibilité pour les acteurs de la recherche et de l’innovation, les opérateurs académiques, culturels, touristiques avec Wallonie-Bruxelles Tourisme et économiques de Wallonie-Bruxelles est désormais conçue comme un événement itinérant, organisé tous les deux ans dans une ville espagnole et amené à éventuellement se développer dans d'autres lieux.
Au programme de Casa Valonia Madrid 2023
Des visites de Hautes-Ecoles et d’universités offrant des formations diplômantes et à la pointe du secteur numérique, des partenariats et coopérations universitaires, des échanges de bonnes pratiques entre professeurs des deux pays autour de l'innovation, des programmes Erasmus+ ou des projets européens, des visites d'entreprises, incubateurs et laboratoires espagnols du secteur, des tables rondes et des sessions de présentation des entreprises ou des studios de Wallonie-Bruxelles face à leurs homologues espagnoles ou encore un workshop touristique d'immersion en Wallonie, autant d'activités qui présenteront les atouts de Wallonies-Bruxelles.
Créativité, culture et technologie seront également mis à l'honneur lors de productions menées par des artistes numériques de Wallonie-Bruxelles. Les questions de co-production et de partenariat seront aussi abordées, notamment avec la présentation du Tax Shelter wallon pour le gaming et l’animation.
Pour le volet musical, Mike Latona, Matthieu Béghin et le groupe Kowari proposeront Ardent, un spectacle transversal, hommage à un pan de notre patrimoine : l’histoire du bassin sidérurgique liégeois. A travers ce spectacle, les thématiques sociétales d’autrefois, trouveront un écho dans l’actualité, et permettront une réflexion sur l’avenir.
En amont de Casa Valonia, des équipes mixtes composées d'étudiants et d'entreprises belges et espagnols se réuniront lors d'un hackathon sur l’utilisation de la technologie des jeux vidéo et de l’animation en milieu académique et/ou culturel. Les prototype de jeux seront soumis à un jury de professionnels et les meilleurs récompensés lors de Casa Valonia.
C’est un événement à 360° unique, organisé par Wallonie-Bruxelles International (WBI) et l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers (AWEX), pour présenter Wallonie-Bruxelles sous toutes ses facettes, à la fois académiques, culturelles, touristiques, gastronomiques, diplomatiques et économiques.
C’est une délégation belge importante qui se déplace à Madrid, menée par Pierre-Yves Jeholet, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Pascale Delcomminette, Administratice générale de Wallonie-Bruxelles International, et composée d’une délégation académique d’une douzaine de représentantes et de représentants issus de cinq établissements de la FWB (universités et hautes écoles), de l’ARES et de WB Campus.
Cette troisième édition madrilène vise à renforcer les liens entre les acteurs du numérique de Belgique francophone et d’Espagne. Ce secteur de pointe de Wallonie-Bruxelles intéresse particulièrement les Espagnols, grands amateurs de gaming, de life show et de XR (réalité étendue). De son côté, l'Espagne est aussi le 2ème producteur européen et le 5ème producteur mondial de long-métrages d’animation.
Durant trois jours, la prestigieuse Fundación Carlos de Amberes, l'Université Rey Juan Carlos et l'ESNE (Ecole Universitaire de Design, Innovation et Technologie) seront le cadre d'un grand évènement de visibilité et de contacts pour les différents acteurs des industries culturelles et créatives de Wallonie-Bruxelles.
Mis sur pied initialement en Espagne en 2019, l’événement Casa Valonia a été reconduit en 2021 à Madrid et déployé en 2022 à Milan. Cette opération de visibilité pour les acteurs de la recherche et de l’innovation, les opérateurs académiques, culturels, touristiques avec Wallonie-Bruxelles Tourisme et économiques de Wallonie-Bruxelles est désormais conçue comme un événement itinérant, organisé tous les deux ans dans une ville espagnole et amené à éventuellement se développer dans d'autres lieux.
Au programme de Casa Valonia Madrid 2023
Des visites de Hautes-Ecoles et d’universités offrant des formations diplômantes et à la pointe du secteur numérique, des partenariats et coopérations universitaires, des échanges de bonnes pratiques entre professeurs des deux pays autour de l'innovation, des programmes Erasmus+ ou des projets européens, des visites d'entreprises, incubateurs et laboratoires espagnols du secteur, des tables rondes et des sessions de présentation des entreprises ou des studios de Wallonie-Bruxelles face à leurs homologues espagnoles ou encore un workshop touristique d'immersion en Wallonie, autant d'activités qui présenteront les atouts de Wallonies-Bruxelles.
Créativité, culture et technologie seront également mis à l'honneur lors de productions menées par des artistes numériques de Wallonie-Bruxelles. Les questions de co-production et de partenariat seront aussi abordées, notamment avec la présentation du Tax Shelter wallon pour le gaming et l’animation.
Pour le volet musical, Mike Latona, Matthieu Béghin et le groupe Kowari proposeront Ardent, un spectacle transversal, hommage à un pan de notre patrimoine : l’histoire du bassin sidérurgique liégeois. A travers ce spectacle, les thématiques sociétales d’autrefois, trouveront un écho dans l’actualité, et permettront une réflexion sur l’avenir.
En amont de Casa Valonia, des équipes mixtes composées d'étudiants et d'entreprises belges et espagnols se réuniront lors d'un hackathon sur l’utilisation de la technologie des jeux vidéo et de l’animation en milieu académique et/ou culturel. Les prototype de jeux seront soumis à un jury de professionnels et les meilleurs récompensés lors de Casa Valonia.
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Le message qui vient d’arriver a été transmis par la lumière, celle diffusée par l’éclairage public. Et ce n’est pas l’antenne du téléphone qui l’a capté, mais bien son appareil photo.
Contrairement aux apparences, ce scénario n’a rien d’une fiction. « Je viens de terminer ma thèse de doctorat sur cette thématique de transmission d’informations par la lumière », explique la Dre Véronique Georlette. Cette ingénieure de Polytech Mons (service d’Electromagnétisme et Télécommunications) est en passe de boucler ses travaux menés dans le cadre du projet Feder Wal-e-Cities (développement de villes intelligentes au sein d’un territoire wallon interconnecté), en collaboration avec le Centre de Recherche Multitel.
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La lumière trahie par son code-barres
Son travail porte sur l’OWC (Optical Wireless Communication), la famille des techniques de communication utilisant les spectres de la lumière visible et de l’infrarouge pour transmettre des données.
« Quand on utilise des leds pour produire une lumière blanche, ce n’est pas exactement une lumière blanche qui est diffusée, mais une combinaison rapide et spécifique de ses trois couleurs de base : le rouge, le bleu et le vert », détaille la chercheuse.
« Cette répétition est tellement rapide que nos yeux ne perçoivent que le résultat: la lumière blanche. Mais si on regarde cette lumière via un capteur optique, comme ceux qui équipent nos téléphones portables, cette lumière blanche se manifeste bien comme une combinaison de raies lumineuses formées par les trois couleurs de base des leds. Chaque nuance de couleur blanche finale étant composée d’une séquence unique des trois lumières de base. Une certaine lumière signe donc en réalité une sorte de code-barres lumineux et coloré unique, auquel peut être attaché une information. »
Pourquoi s’embarrasser d’envoyer des infos par la lumière plutôt que par les signaux « radios » habituels? Invitée par le service Recherche et Innovation de WBI à venir présenter le fruit de ses travaux à l’Hannover Messe, la grand-messe techno-industrielle allemande, la Dre Georlette explique: « Avec l’augmentation du nombre et de la diversité des appareils connectés, on risque de voir une partie du spectre des radiofréquences (RF) devenir saturé. Passer par des communications via la lumière présente, dans ce contexte, une alternative intéressante. »
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Une technologie désormais abordable
Transmettre de l’information par la lumière n’est en soi pas une nouveauté. « Mais le développement des leds et leur grande disponibilité à des coûts abordables font que cette technologie a fortement évolué ces dernières années, ce qui la rend intéressante », précise l’ingénieure polytechnicienne en électricité, avec spécialisation en télécoms et multimédia.
On parle de technologie Li-Fi (Light Fidelity), qui passe par la lumière, plutôt que Wi-fi, qui passe par les ondes radios. Cette technologie sans fil présente aussi un autre intérêt, celui de la vitesse de transmission de l’information. « Dans le domaine infrarouge, on peut atteindre le gigabit par seconde. En lumière blanche, on arrive à des vitesses de transmission de l’ordre de 50 à 60 mégabits par seconde. Ce qui est suffisant pour se connecter confortablement à l’Internet pourvu que nous dotions nos ordinateurs et nos smartphones de photodiodes, plus efficaces pour décoder les communications lumineuses de ce type. »
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De multiples applications industrielles à explorer
Véronique Georlette identifie plusieurs marchés potentiels pour cette technologie, dont celui de l’industrie. « Dans les hangars industriels où le Wi-fi ne fonctionne pas, une antenne lumineuse s’avère intéressante pour pouvoir disposer d’un signal à haut débit, localisé et sans fil », dit-elle.
« Dans le cadre de ma thèse, je me suis intéressée à plusieurs cas de figure industriels, comme les véhicules automatiques utilisés dans l’industrie agro-alimentaire, ou encore les chaînes de montage mobile où on utilise toujours des communications par câbles. Passer au 'sans-fil' peut améliorer la production. »
« Il existe de nombreux autres exemples où ce type de communication lumineuse peut s’avérer séduisant: dans les tunnels par exemple, pour communiquer avec les véhicules, dans les mines, dans les zones industrielles sensibles aux rayonnements électromagnétiques, comme des sites à risque d’explosion, etc. »
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Démonstrateur géant en perspective
La suite ? « On parle de l’élaboration d’un démonstrateur extérieur de grande taille, sur le site de Multitel. Il devrait permettre de mener des tests, de présenter ces technologies lumineuses au public, mais aussi d’étudier l’impact que peuvent avoir les intempéries sur leur fonctionnement. Comment va se comporter ce système de communication quand il pleut ou en cas de brouillard ? Autant de questions qui restent intéressantes à explorer, notamment dans le cadre du développement des 'smart cities' », conclut la chercheuse.
Cet article a été rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science, avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International.
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Le message qui vient d’arriver a été transmis par la lumière, celle diffusée par l’éclairage public. Et ce n’est pas l’antenne du téléphone qui l’a capté, mais bien son appareil photo.
Contrairement aux apparences, ce scénario n’a rien d’une fiction. « Je viens de terminer ma thèse de doctorat sur cette thématique de transmission d’informations par la lumière », explique la Dre Véronique Georlette. Cette ingénieure de Polytech Mons (service d’Electromagnétisme et Télécommunications) est en passe de boucler ses travaux menés dans le cadre du projet Feder Wal-e-Cities (développement de villes intelligentes au sein d’un territoire wallon interconnecté), en collaboration avec le Centre de Recherche Multitel.
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La lumière trahie par son code-barres
Son travail porte sur l’OWC (Optical Wireless Communication), la famille des techniques de communication utilisant les spectres de la lumière visible et de l’infrarouge pour transmettre des données.
« Quand on utilise des leds pour produire une lumière blanche, ce n’est pas exactement une lumière blanche qui est diffusée, mais une combinaison rapide et spécifique de ses trois couleurs de base : le rouge, le bleu et le vert », détaille la chercheuse.
« Cette répétition est tellement rapide que nos yeux ne perçoivent que le résultat: la lumière blanche. Mais si on regarde cette lumière via un capteur optique, comme ceux qui équipent nos téléphones portables, cette lumière blanche se manifeste bien comme une combinaison de raies lumineuses formées par les trois couleurs de base des leds. Chaque nuance de couleur blanche finale étant composée d’une séquence unique des trois lumières de base. Une certaine lumière signe donc en réalité une sorte de code-barres lumineux et coloré unique, auquel peut être attaché une information. »
Pourquoi s’embarrasser d’envoyer des infos par la lumière plutôt que par les signaux « radios » habituels? Invitée par le service Recherche et Innovation de WBI à venir présenter le fruit de ses travaux à l’Hannover Messe, la grand-messe techno-industrielle allemande, la Dre Georlette explique: « Avec l’augmentation du nombre et de la diversité des appareils connectés, on risque de voir une partie du spectre des radiofréquences (RF) devenir saturé. Passer par des communications via la lumière présente, dans ce contexte, une alternative intéressante. »
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Une technologie désormais abordable
Transmettre de l’information par la lumière n’est en soi pas une nouveauté. « Mais le développement des leds et leur grande disponibilité à des coûts abordables font que cette technologie a fortement évolué ces dernières années, ce qui la rend intéressante », précise l’ingénieure polytechnicienne en électricité, avec spécialisation en télécoms et multimédia.
On parle de technologie Li-Fi (Light Fidelity), qui passe par la lumière, plutôt que Wi-fi, qui passe par les ondes radios. Cette technologie sans fil présente aussi un autre intérêt, celui de la vitesse de transmission de l’information. « Dans le domaine infrarouge, on peut atteindre le gigabit par seconde. En lumière blanche, on arrive à des vitesses de transmission de l’ordre de 50 à 60 mégabits par seconde. Ce qui est suffisant pour se connecter confortablement à l’Internet pourvu que nous dotions nos ordinateurs et nos smartphones de photodiodes, plus efficaces pour décoder les communications lumineuses de ce type. »
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De multiples applications industrielles à explorer
Véronique Georlette identifie plusieurs marchés potentiels pour cette technologie, dont celui de l’industrie. « Dans les hangars industriels où le Wi-fi ne fonctionne pas, une antenne lumineuse s’avère intéressante pour pouvoir disposer d’un signal à haut débit, localisé et sans fil », dit-elle.
« Dans le cadre de ma thèse, je me suis intéressée à plusieurs cas de figure industriels, comme les véhicules automatiques utilisés dans l’industrie agro-alimentaire, ou encore les chaînes de montage mobile où on utilise toujours des communications par câbles. Passer au 'sans-fil' peut améliorer la production. »
« Il existe de nombreux autres exemples où ce type de communication lumineuse peut s’avérer séduisant: dans les tunnels par exemple, pour communiquer avec les véhicules, dans les mines, dans les zones industrielles sensibles aux rayonnements électromagnétiques, comme des sites à risque d’explosion, etc. »
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Démonstrateur géant en perspective
La suite ? « On parle de l’élaboration d’un démonstrateur extérieur de grande taille, sur le site de Multitel. Il devrait permettre de mener des tests, de présenter ces technologies lumineuses au public, mais aussi d’étudier l’impact que peuvent avoir les intempéries sur leur fonctionnement. Comment va se comporter ce système de communication quand il pleut ou en cas de brouillard ? Autant de questions qui restent intéressantes à explorer, notamment dans le cadre du développement des 'smart cities' », conclut la chercheuse.
Cet article a été rédigé par Christian Du Brulle pour la plateforme Daily Science, avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International.
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Résultat : en moins de 6 mois elle rentre dans le top 100 des meilleures mondiales, puis atteindra le top 10 et pendant 10 ans, ramassera les trophées en simple comme en double avant de finir en apothéose avec une médaille olympique aux JO de Sydney et de mettre fin à sa carrière.
Résultat : en moins de 6 mois elle rentre dans le top 100 des meilleures mondiales, puis atteindra le top 10 et pendant 10 ans, ramassera les trophées en simple comme en double avant de finir en apothéose avec une médaille olympique aux JO de Sydney et de mettre fin à sa carrière.
L’histoire pourrait s’arrêter là, sauf que derrière toutes ces réussites et ces objectifs atteints se cachent une motivation et une force de caractère à toute épreuve - car il en faut du courage pour décider, en pleine gloire, de stopper une carrière sportive qui ne vous apporte plus la satisfaction espérée.
Le sens, c’est ce qui motive Dominique Monami et c’est aussi ce qui explique qu’elle ait décidé de devenir coach, sportive d’abord, puis en entreprise, pour permettre à d’autres d’ajouter ce sens à leur vie, en fixant leurs objectifs et en gérant leur stress comme leur énergie. Comme le font les champions.
L’énergie, elle n’en manque pas, c’est même son domaine d'expertise, elle vient d’ailleurs d’écrire un livre sur le sujet (Boostez votre énergie, Édition Kennes). Mais si elle explique à ses clients comment gérer la leur, elle utilise la sienne également dans d’autres domaines… et mène de front différentes activités dans l’univers du sport.
Nommée Vice-présidente du COIB en 2021, Dominique Monami a aussi organisé et dirigé différents tournois, elle est également active au sein de la ligue handisport francophone et elle met son expertise tennistique au service des spectateurs en commentant les tournois internationaux sur VOOsport World.
Bref, que l’on soit championne ou coach, il y a une vie, riche et satisfaisante, en dehors des tournois ATP. Dominique Monami le démontre tous les jours.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de Wallonie-Bruxelles International.
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Le site officiel de Dominique Monami
Dominique Monami chez Better Minds at work
La page Instagram de Dominique Monami
La page Facebook de Dominique Monami
Retour au débutLes Belges Histoires - Les talents de Wallonie-Bruxelles
WBI, en partenariat avec la RTBF, vous propose de découvrir les portraits de belges francophones qui font rayonner Wallonie-Bruxelles.
Découvrez la série de portraits :
Retour au débutNos aides et services
Wallonie-Bruxelles International vous aide à développer vos projets à l’international avec des formations, des coachings, des missions de prospections, des aides financières…
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Musicien, DJ et producteur, Kid Noize - The man with a monkey face - propose une synthpop qui ravirales amateurs de musique pop et électro. Son troisième album Nowera vient de sortir ce 17 février 2023, accompagné du tome final de la bande dessinée “L’héritage de Nowera” dont il est co-scénariste. Il sera également à l'affiche de plusieurs festivals lors de l'été 2023.

L’usage de la langue française dans les institutions européennes s’érode au fil de temps au profit de l’anglais et encore plus ces 20 dernières années avec l’élargissement aux pays d’Europe de l’Est. Le multilinguisme est pourtant gravé dans le traité sur l’Union européenne. L’article 3 dispose que l’Union « respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique ». La devise de l’Union européenne est “Unie dans la diversité”. Le français est toujours la deuxième langue la plus pratiquée au sein des pays membres de l’Union européenne. Elle est également la deuxième langue la plus apprise dans le monde, après l’anglais.
Le rapport Lequesne, réalisé en amont de la Présidence française de l’Union européenne en 2022 dresse un état des lieux précis de la situation. Chiffres 2018 -2019 : au Conseil de l’Union européenne, 2 % des documents source sont rédigés en français, 3,7 % à la Commission européenne et 11,7 % au Parlement européen. Le constat de non-multilinguisme est sans équivoque.
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) souhaite remédier à cette situation en accordant la priorité à la défense du multilinguisme en amont et pendant la Présidence belge du Conseil de l’Union européenne, au premier trimestre 2024.
La FWB a donc décidé de mettre en place un programme conjoint de cours de français avec la France à destination des diplomates, des dirigeantes et des dirigeants des institutions européennes dans la continuité de ce que la France a déjà initié dans le cadre de sa Présidence. Plus 1000 personnes ont été formées en 2021 et 2022.
Le programme, soutenu par l’Alliance française, comprend des cours collectifs et individuels adaptés aux besoins spécifiques des apprenantes et apprenants.
Ce programme conjoint doit contribuer à valoriser l’utilisation du français en tant que langue de travail. Il permet également de renforcer la coopération entre la Belgique, la France et les Etats membres de l’UE, membres de la francophonie, tout en renforçant l’Union Européenne dans sa diversité et le multilinguisme.
Trois questions à Máire Killoran, Directrice générale adjointe au Conseil de l’Union européenne et participante au programme
Pourquoi faites-vous cette formation ?
Le multilinguisme est bien présent au sein des institutions européennes, et étant responsable du service de traduction du Conseil européen, il me semble important de perfectionner mes compétences linguistiques autant que faire se peut.
Quelles sont vos attentes ?
Mon objectif aujourd’hui, après plusieurs d’années d’apprentissage, est de pouvoir m’exprimer de façon plus raffinée et d’avoir une meilleure maîtrise des nuances et des registres de langues. Je voudrais être capable de comprendre des textes professionnels plus complexes tels que des documents juridiques. Du point de vue de l’écrit, je souhaiterais pouvoir rédiger des communications formelles et officielles pour l’ensemble du personnel du service de traduction, sans appréhension.
Est-ce un besoin professionnel ou personnel ?
C’est un besoin professionnel en premier lieu. Et évidemment, habitant à Bruxelles, j’utilise le français aussi dans ma vie quotidienne.
Le Conseil européen demande que le personnel maîtrise bien le français et l’anglais. Par conséquent, j’utilise le français d’une manière systématique dans mes fonctions. En tant qu’anglophone et travaillant dans un environnement multilingue au sein des institutions européennes, il est important de ne pas me limiter à une seule lingua franca. En outre, pour moi, il est naturel de faire l’effort, comme les autres collègues, d’apprendre l’une des langues officielles du pays au lieu de se reposer sur ses lauriers !
L’usage de la langue française dans les institutions européennes s’érode au fil de temps au profit de l’anglais et encore plus ces 20 dernières années avec l’élargissement aux pays d’Europe de l’Est. Le multilinguisme est pourtant gravé dans le traité sur l’Union européenne. L’article 3 dispose que l’Union « respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique ». La devise de l’Union européenne est “Unie dans la diversité”. Le français est toujours la deuxième langue la plus pratiquée au sein des pays membres de l’Union européenne. Elle est également la deuxième langue la plus apprise dans le monde, après l’anglais.
Le rapport Lequesne, réalisé en amont de la Présidence française de l’Union européenne en 2022 dresse un état des lieux précis de la situation. Chiffres 2018 -2019 : au Conseil de l’Union européenne, 2 % des documents source sont rédigés en français, 3,7 % à la Commission européenne et 11,7 % au Parlement européen. Le constat de non-multilinguisme est sans équivoque.
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) souhaite remédier à cette situation en accordant la priorité à la défense du multilinguisme en amont et pendant la Présidence belge du Conseil de l’Union européenne, au premier trimestre 2024.
La FWB a donc décidé de mettre en place un programme conjoint de cours de français avec la France à destination des diplomates, des dirigeantes et des dirigeants des institutions européennes dans la continuité de ce que la France a déjà initié dans le cadre de sa Présidence. Plus 1000 personnes ont été formées en 2021 et 2022.
Le programme, soutenu par l’Alliance française, comprend des cours collectifs et individuels adaptés aux besoins spécifiques des apprenantes et apprenants.
Ce programme conjoint doit contribuer à valoriser l’utilisation du français en tant que langue de travail. Il permet également de renforcer la coopération entre la Belgique, la France et les Etats membres de l’UE, membres de la francophonie, tout en renforçant l’Union Européenne dans sa diversité et le multilinguisme.
Trois questions à Máire Killoran, Directrice générale adjointe au Conseil de l’Union européenne et participante au programme
Pourquoi faites-vous cette formation ?
Le multilinguisme est bien présent au sein des institutions européennes, et étant responsable du service de traduction du Conseil européen, il me semble important de perfectionner mes compétences linguistiques autant que faire se peut.
Quelles sont vos attentes ?
Mon objectif aujourd’hui, après plusieurs d’années d’apprentissage, est de pouvoir m’exprimer de façon plus raffinée et d’avoir une meilleure maîtrise des nuances et des registres de langues. Je voudrais être capable de comprendre des textes professionnels plus complexes tels que des documents juridiques. Du point de vue de l’écrit, je souhaiterais pouvoir rédiger des communications formelles et officielles pour l’ensemble du personnel du service de traduction, sans appréhension.
Est-ce un besoin professionnel ou personnel ?
C’est un besoin professionnel en premier lieu. Et évidemment, habitant à Bruxelles, j’utilise le français aussi dans ma vie quotidienne.
Le Conseil européen demande que le personnel maîtrise bien le français et l’anglais. Par conséquent, j’utilise le français d’une manière systématique dans mes fonctions. En tant qu’anglophone et travaillant dans un environnement multilingue au sein des institutions européennes, il est important de ne pas me limiter à une seule lingua franca. En outre, pour moi, il est naturel de faire l’effort, comme les autres collègues, d’apprendre l’une des langues officielles du pays au lieu de se reposer sur ses lauriers !
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Le Focus Pro Jeune Public (FPJP) est un rendez-vous qui offre aux professionnels de ce secteur, la possibilité d’assister à des spectacles pour le jeune public en conditions réelles. Familles, enfants, écoles et programmateurs se mêlent dans les gradins. Les uns sont venus uniquement pour le plaisir du spectacle, les autres pour découvrir les pépites qu’ils programmeront prochainement dans leur théâtre.
Retour au débutUne opération de visibilité
Afin de mettre en lumière le secteur jeune public, les artistes et leurs projets créatifs, le Théâtre des Doms a choisi en 2022, cette opération de visibilité et de soutien, avec pour ambition de créer un événement de prospection où se croisent créateurs et programmateurs. Cette attention spécifique portée au spectacle vivant à destination du jeune public, a toujours habité Alain Cofino Gomez, directeur du Théâtre des Doms depuis 2015. Dès son arrivée, il inscrit régulièrement des spectacles à destination des jeunes dans sa programmation.
« C’est mon regard, c’est essentiel selon moi, d’aller vers la jeunesse et l’enfance. Ce public a des choses à dire et nous, adultes, avons à entendre ».
La préoccupation d’Alain Cofino Gomez rencontre celle du politique lors de la négociation du dernier accord-programme du théâtre, permettant, sous son impulsion, le lancement du premier Focus Pro en 2022, avec le soutien financier de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le théâtre propose alors six spectacles dont cinq estampillés Fédération Wallonie Bruxelles et c’est un succès immédiat. Cette nouvelle initiative s’inscrit complètement dans la mission générale du Théâtre des Doms : « contribuer au rayonnement d'artistes, de créations et de projets artistiques issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles, par la promotion et la diffusion des œuvres et des artistes ».
Ce théâtre, financé principalement par Wallonie-Bruxelles International, est une vitrine symbolique qui permet de séduire des programmateurs et d’aider les artistes à construire des tournées en vue des festivals. C’est un travail de réseautage à long terme qui s’effectue toute l’année. « On est là pour aider les artistes belges francophones à fabriquer une vie en dehors de leur territoire d’origine », ajoute Alain Cofino Gomez.
Forte de ce premier succès et aiguillée par l’appétit grandissant des lieux culturels pour les spectacles jeunes publics, l’équipe des Doms, décide d’amplifier alors son action en invitant des partenaires francophones à participer au rendez-vous.
Retour au débutUne deuxième édition ambitieuse
Cette année, onze compagnies ont ainsi déployé des spectacles inédits à l’international, sur 9 scènes d’Avignon, en présence de programmateurs et de professionnels venant de Suisse, Québec, France et Belgique francophone.
Cette riche programmation a plusieurs atouts : élargir le champ de visibilité, répartir l’organisation en invitant les entités territoriales en présence à proposer leurs artistes, favoriser un réseautage par le biais notamment de la francophonie et créer une dynamique entre partenaires étrangers. Chacun participe en énergie et en financement pour un bénéfice de notoriété démultiplié.
Les consignes : choisir des spectacles pour des âges différents, qui ont déjà tourné et vécu l’épreuve de la scène mais qui restent inédits à l’étranger. Ils doivent évidemment avoir la capacité de tourner à l’international. Pas de thématique imposée. C’est la singularité qui se distingue sur scène et que le public reconnait et demande.
Evidemment, la tension sociale émerge dans le spectacle vivant, y compris pour le jeune public. Les questions de genre, sur l’identité, la politique ou le climat traversent aussi ce théâtre-là. Parfois, les compagnies construisent un spectacle à destination des adultes et des enfants mais dans deux versions adaptées. Sans concertation entre les compagnies ou les programmateurs, il arrive aussi qu’un thème émerge. Lors de ces trois jours par exemple, la famille, avec ces chaos, ses places, son emprise, ses joies et ses douleurs, ses amours et ses haines, a largement été questionnée.
C’est ainsi qu’évolue ce secteur autrefois cantonné aux écoles ou aux lieux dédiés. Equipées d’une créativité sans borne, d’une énergie toujours renouvelée et ouvertes à tous les possibles, les compagnies s’adaptent.
Virginie Devaster, directrice de la Chambre des Théâtres pour l’Enfance et la Jeunesse (CTEJ), qui accueille dans cette association plus de 102 compagnies de théâtre et danse pour le jeune public de la Fédération Wallonie Bruxelles, confirme cette capacité des acteurs du secteur à questionner, à construire, à se réinventer. L’association qui existe depuis quarante ans contribue à l'élaboration d'une certaine politique culturelle en Belgique francophone. Elle informe, sensibilise, forme, soutient, édite des analyses mais aussi du théâtre jeunesse et crée des événements comme le festival Noël au Théâtre, autre focus professionnel du secteur qui a lieu chaque année à Bruxelles.
Malgré le déploiement de nouvelles aides, les statuts des artistes et des compagnies restent souvent fragiles. Cependant, Virginie Devaster assiste depuis quelques années à un véritable décloisonnement du théâtre jeune public qui existe dans des lieux de plus en plus variés. « Les focus ouverts aux professionnels créent un effet boule de neige unique », nous confie-t-elle. « L’offre est là, la demande du public et des lieux existe aussi. Alors, il nous faut professionnaliser plus encore la publicité et la diffusion, aller dans les salons, expliquer la palette des programmes déployés par les compagnies, qu’ils s’adressent aux tout jeunes enfants, aux adolescents, qu’ils soient sans parole ou étudiés pour des personnes non voyantes, avec des marionnettes ou de la danse… »
Cette nécessité d'accompagner les compagnies dans leur développement, particulièrement à l'international, Pierre Ronti, présent au FPJP, en a bien conscience. Avec sa structure de diffusion Mes idées Fixes, il les suit de la création jusqu'à la prospection. Il tient à préserver et développer avant tout un lien personnel et humain entre les compagnies, les diffuseurs, les programmateurs et le public. Pour cette raison, il se déplace notamment sur les focus professionnels qui foisonnent de contacts et permettent de soutenir les compagnies dont il s'occupe.
Un besoin qu’a bien saisi le Théâtre des Doms, avec ce rendez-vous printanier déjà incontournable au vu de la réponse enthousiaste du public et du secteur lors de cette deuxième édition du Focus Pro Jeune Public.
Retour au début
Retrouvez l'actualité des compagnies belges francophones présentes sur le focus 2023:
Petit concert à l’aube de la Compagnie Bulle à sons.
Dans un cercle de lumière et en chaussette, Fabienne Van Den Driessche et Benjamin Eppe, emmène les tout jeunes enfants de l'aube au crépuscule. Percussion, xylo, violoncelle, flûte, jeux de mains ou oiseaux, tout captive. Les enfants se glissent dans les nuances, certains préfèrent les rires, d'autres les moments doux.
© J. Van Belle - WBI
Frankenstein de la Compagnie Karyatides.
Adaptation de l’œuvre originale de Mary Shelley, ce Frankenstein évolue entre opéra et théâtre d'objets dans une intensité dramatique saisissante. Une mise en scène au cordeau matinée d'étincelles humoristiques pour servir un Frankenstein philosophe.
© J. Van Belle - WBI
Au-dedans de la forêt du Théâtre de la Guimbarde.
Fiction sonore à découvrir au casque, où la survie de trois jeunes frère et sœurs passe par l’isolement et la solidarité. Par l’immersion sonore, le public devient captif de l’univers partagé, ici la forêt sauvage et sa palette de sons inquiétants.
© J. Van Belle - WBI
Monsieur Phône et les sardines de la Compagnie La Bête Curieuse.
La comédie musicale Monsieur Phône et les sardines nous désordonne ! Monsieur Phone, ramasseur compulsif d’objets éreintés, ne sait pas ranger. Les sardines alignées dans une boite depuis plus de trente ans, elles, aimeraient bien revoir la mer. Ils ont en commun la faculté de rêver et de changer l'ordre du monde.
© J. Van Belle - WBI
Mais aussi la compagnie L'Algue rousse, Yassin Mrabtifi, Marie-Charlotte Siokos, Théâtre Pépite qui ont chacun pris le pari, avec 6 autres artistes québécois, suisses et français, de présenter une création de 5 minutes autour d'une table, devant un public unique de professionnels. Une autre façon de déployer des talents et de la visibilité.
Retour au débutPour aller plus loin
Wallonie-Bruxelles International (WBI) accompagne les artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’international avec différents types de soutien.
Retrouvez sur le site de WBI :
- Les aides pour le secteur Théâtre, Cirque et Arts de la rue, humour
- Les aides pour le secteur de la danse
Vous pouvez contacter également l’agence Wallonie-Bruxelles Théâtre et Danse, bureau d’aide, de conseil et d’accompagnement pour la promotion et la diffusion internationales des créations de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le Théâtre des Doms programme toute l'année au coeur d'Avignon des artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, suivez leur actualité!
Retour au débutLe Focus Pro Jeune Public (FPJP) est un rendez-vous qui offre aux professionnels de ce secteur, la possibilité d’assister à des spectacles pour le jeune public en conditions réelles. Familles, enfants, écoles et programmateurs se mêlent dans les gradins. Les uns sont venus uniquement pour le plaisir du spectacle, les autres pour découvrir les pépites qu’ils programmeront prochainement dans leur théâtre.
Retour au débutUne opération de visibilité
Afin de mettre en lumière le secteur jeune public, les artistes et leurs projets créatifs, le Théâtre des Doms a choisi en 2022, cette opération de visibilité et de soutien, avec pour ambition de créer un événement de prospection où se croisent créateurs et programmateurs. Cette attention spécifique portée au spectacle vivant à destination du jeune public, a toujours habité Alain Cofino Gomez, directeur du Théâtre des Doms depuis 2015. Dès son arrivée, il inscrit régulièrement des spectacles à destination des jeunes dans sa programmation.
« C’est mon regard, c’est essentiel selon moi, d’aller vers la jeunesse et l’enfance. Ce public a des choses à dire et nous, adultes, avons à entendre ».
La préoccupation d’Alain Cofino Gomez rencontre celle du politique lors de la négociation du dernier accord-programme du théâtre, permettant, sous son impulsion, le lancement du premier Focus Pro en 2022, avec le soutien financier de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le théâtre propose alors six spectacles dont cinq estampillés Fédération Wallonie Bruxelles et c’est un succès immédiat. Cette nouvelle initiative s’inscrit complètement dans la mission générale du Théâtre des Doms : « contribuer au rayonnement d'artistes, de créations et de projets artistiques issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles, par la promotion et la diffusion des œuvres et des artistes ».
Ce théâtre, financé principalement par Wallonie-Bruxelles International, est une vitrine symbolique qui permet de séduire des programmateurs et d’aider les artistes à construire des tournées en vue des festivals. C’est un travail de réseautage à long terme qui s’effectue toute l’année. « On est là pour aider les artistes belges francophones à fabriquer une vie en dehors de leur territoire d’origine », ajoute Alain Cofino Gomez.
Forte de ce premier succès et aiguillée par l’appétit grandissant des lieux culturels pour les spectacles jeunes publics, l’équipe des Doms, décide d’amplifier alors son action en invitant des partenaires francophones à participer au rendez-vous.
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Cette année, onze compagnies ont ainsi déployé des spectacles inédits à l’international, sur 9 scènes d’Avignon, en présence de programmateurs et de professionnels venant de Suisse, Québec, France et Belgique francophone.
Cette riche programmation a plusieurs atouts : élargir le champ de visibilité, répartir l’organisation en invitant les entités territoriales en présence à proposer leurs artistes, favoriser un réseautage par le biais notamment de la francophonie et créer une dynamique entre partenaires étrangers. Chacun participe en énergie et en financement pour un bénéfice de notoriété démultiplié.
Les consignes : choisir des spectacles pour des âges différents, qui ont déjà tourné et vécu l’épreuve de la scène mais qui restent inédits à l’étranger. Ils doivent évidemment avoir la capacité de tourner à l’international. Pas de thématique imposée. C’est la singularité qui se distingue sur scène et que le public reconnait et demande.
Evidemment, la tension sociale émerge dans le spectacle vivant, y compris pour le jeune public. Les questions de genre, sur l’identité, la politique ou le climat traversent aussi ce théâtre-là. Parfois, les compagnies construisent un spectacle à destination des adultes et des enfants mais dans deux versions adaptées. Sans concertation entre les compagnies ou les programmateurs, il arrive aussi qu’un thème émerge. Lors de ces trois jours par exemple, la famille, avec ces chaos, ses places, son emprise, ses joies et ses douleurs, ses amours et ses haines, a largement été questionnée.
C’est ainsi qu’évolue ce secteur autrefois cantonné aux écoles ou aux lieux dédiés. Equipées d’une créativité sans borne, d’une énergie toujours renouvelée et ouvertes à tous les possibles, les compagnies s’adaptent.
Virginie Devaster, directrice de la Chambre des Théâtres pour l’Enfance et la Jeunesse (CTEJ), qui accueille dans cette association plus de 102 compagnies de théâtre et danse pour le jeune public de la Fédération Wallonie Bruxelles, confirme cette capacité des acteurs du secteur à questionner, à construire, à se réinventer. L’association qui existe depuis quarante ans contribue à l'élaboration d'une certaine politique culturelle en Belgique francophone. Elle informe, sensibilise, forme, soutient, édite des analyses mais aussi du théâtre jeunesse et crée des événements comme le festival Noël au Théâtre, autre focus professionnel du secteur qui a lieu chaque année à Bruxelles.
Malgré le déploiement de nouvelles aides, les statuts des artistes et des compagnies restent souvent fragiles. Cependant, Virginie Devaster assiste depuis quelques années à un véritable décloisonnement du théâtre jeune public qui existe dans des lieux de plus en plus variés. « Les focus ouverts aux professionnels créent un effet boule de neige unique », nous confie-t-elle. « L’offre est là, la demande du public et des lieux existe aussi. Alors, il nous faut professionnaliser plus encore la publicité et la diffusion, aller dans les salons, expliquer la palette des programmes déployés par les compagnies, qu’ils s’adressent aux tout jeunes enfants, aux adolescents, qu’ils soient sans parole ou étudiés pour des personnes non voyantes, avec des marionnettes ou de la danse… »
Cette nécessité d'accompagner les compagnies dans leur développement, particulièrement à l'international, Pierre Ronti, présent au FPJP, en a bien conscience. Avec sa structure de diffusion Mes idées Fixes, il les suit de la création jusqu'à la prospection. Il tient à préserver et développer avant tout un lien personnel et humain entre les compagnies, les diffuseurs, les programmateurs et le public. Pour cette raison, il se déplace notamment sur les focus professionnels qui foisonnent de contacts et permettent de soutenir les compagnies dont il s'occupe.
Un besoin qu’a bien saisi le Théâtre des Doms, avec ce rendez-vous printanier déjà incontournable au vu de la réponse enthousiaste du public et du secteur lors de cette deuxième édition du Focus Pro Jeune Public.
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Retrouvez l'actualité des compagnies belges francophones présentes sur le focus 2023:
Petit concert à l’aube de la Compagnie Bulle à sons.
Dans un cercle de lumière et en chaussette, Fabienne Van Den Driessche et Benjamin Eppe, emmène les tout jeunes enfants de l'aube au crépuscule. Percussion, xylo, violoncelle, flûte, jeux de mains ou oiseaux, tout captive. Les enfants se glissent dans les nuances, certains préfèrent les rires, d'autres les moments doux.
© J. Van Belle - WBI
Frankenstein de la Compagnie Karyatides.
Adaptation de l’œuvre originale de Mary Shelley, ce Frankenstein évolue entre opéra et théâtre d'objets dans une intensité dramatique saisissante. Une mise en scène au cordeau matinée d'étincelles humoristiques pour servir un Frankenstein philosophe.
© J. Van Belle - WBI
Au-dedans de la forêt du Théâtre de la Guimbarde.
Fiction sonore à découvrir au casque, où la survie de trois jeunes frère et sœurs passe par l’isolement et la solidarité. Par l’immersion sonore, le public devient captif de l’univers partagé, ici la forêt sauvage et sa palette de sons inquiétants.
© J. Van Belle - WBI
Monsieur Phône et les sardines de la Compagnie La Bête Curieuse.
La comédie musicale Monsieur Phône et les sardines nous désordonne ! Monsieur Phone, ramasseur compulsif d’objets éreintés, ne sait pas ranger. Les sardines alignées dans une boite depuis plus de trente ans, elles, aimeraient bien revoir la mer. Ils ont en commun la faculté de rêver et de changer l'ordre du monde.
© J. Van Belle - WBI
Mais aussi la compagnie L'Algue rousse, Yassin Mrabtifi, Marie-Charlotte Siokos, Théâtre Pépite qui ont chacun pris le pari, avec 6 autres artistes québécois, suisses et français, de présenter une création de 5 minutes autour d'une table, devant un public unique de professionnels. Une autre façon de déployer des talents et de la visibilité.
Retour au débutPour aller plus loin
Wallonie-Bruxelles International (WBI) accompagne les artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’international avec différents types de soutien.
Retrouvez sur le site de WBI :
- Les aides pour le secteur Théâtre, Cirque et Arts de la rue, humour
- Les aides pour le secteur de la danse
Vous pouvez contacter également l’agence Wallonie-Bruxelles Théâtre et Danse, bureau d’aide, de conseil et d’accompagnement pour la promotion et la diffusion internationales des créations de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le Théâtre des Doms programme toute l'année au coeur d'Avignon des artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, suivez leur actualité!
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L’objectif de cette réforme est le renforcement de la diplomatie scientifique, académique et culturelle des deux entités.
Les réseaux Wallonie-Bruxelles à l’étranger sont des instruments indispensables pour représenter et défendre les atouts et les intérêts de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur la scène internationale. Ils permettent d’augmenter l’impact, l’influence et la notoriété à l’étranger de Wallonie-Bruxelles et de ses acteurs.
Dans le cadre des déclarations de politique régionale et communautaire 2019-2024, les Ministres-Présidents wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles se sont engagés à adapter la manière dont fonctionnent ces réseaux à l’étranger.
Après une analyse menée par WBI, les Gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont acté ce jeudi cette réforme. L’ambition est limpide: clarifier, objectiver et simplifier l’organisation actuelle des différentes composantes internationales pour davantage de visibilité, de cohérence et d’efficience.
Jusqu’à présent, l’architecture des réseaux sectoriels Wallonie-Bruxelles était organisée sur trois niveaux: les Agents de Liaison Scientifique, les Agents de Liaison Académique et Culturelle, et les Chargés de projets.
Il a été décidé de restructurer le réseau en deux niveaux distincts à savoir: un nouveau réseau de « Conseilleurs Scientifiques et Académiques », instrument de diplomatie scientifique et académique ; et des « Chargés de développement culturel et patrimonial », instrument de diplomatie culturelle.
Les Conseillers Scientifiques et Académiques et les Chargés de développement culturel et patrimonial seront directement rattachés aux délégations générales ou, en l’absence de délégation, au Bureau de l’AWEX. Cette réorganisation se justifie par le fait que leurs missions font partie intégrante des missions des Délégués généraux qui constituent la colonne vertébrale de l’action de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’international.
La diplomatie scientifique et académique reposera sur un réseau à l’étranger de 10 Conseillers Scientifiques et Académiques. 4 nouvelles destinations seront couvertes par la présence de Conseillers scientifiques et académiques, en plus des 6 existantes (Allemagne, Brésil, Canada, Etats-Unis, Suisse, Suède).
Ces quatre nouvelles destinations sont:
-
L’Espagne pour, dans un premier temps, renforcer les partenariats avec les universités espagnoles et la présence lors d’événements organisés dans les régions les plus innovantes d’Espagne et dans un second temps, développer une veille au Portugal (notamment pour le numérique) ;
-
La France pour se rapprocher davantage des régions les plus innovantes et renforcer les collaborations universitaires et entre les chercheurs ;
-
Le Japon pour renforcer les partenariats académiques et en Recherche & Innovation avec un pays reconnu pour son enseignement supérieur et sa recherche d’excellence ;
-
Le Royaume-Uni pour maintenir les relations scientifiques post-Brexit avec les institutions d’excellence du Royaume-Uni et soutenir rapidement la mise en œuvre de projets de recherche conjoints.
La diplomatie culturelle s’appuyera sur les 21 chargés de projets existants, appelés désormais Chargés de développement culturel et patrimonial, avec deux nouvelles localisations à Varsovie et Bucarest dans le cadre d’un renforcement des partenariats avec l’Europe de l’Est. Ils travailleront à la promotion de nos opérateurs culturels mais feront le lien également avec les industries culturelles et créatives et d’autres compétences liées notamment au patrimoine, au tourisme ou à la formation.
Pour le Ministre-Président wallon, Elio Di Rupo, « La Wallonie dispose, aujourd’hui, de véritables leviers diplomatiques, économiques, scientifiques et culturels à travers l’Europe et le monde. Et notre région entend s’investir davantage dans son ancrage international. Dans cette optique, et si nous voulons continuer à être audible sur la scène internationale, il est nécessaire de réformer les réseaux wallons à l’étranger. En concertation avec le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous avons veillé ainsi à apporter plus de lisibilité, de visibilité et de cohérence. »
Le Ministre-Président Pierre-Yves Jeholet rassure: « Cette réorganisation permettra de rendre nos réseaux à l’étranger plus cohérents, plus lisibles pour les acteurs locaux et donc plus efficaces encore. En renforçant nos réseaux, ceux-ci pourront pleinement assurer leur mission qui a pour but principal la défense et la promotion des intérêts et des atouts de la Fédération. Avec les décisions prises ce jour, le Gouvernement souhaite offrir à ses délégations générales les leviers efficaces pour faire rayonner la Fédération Wallonie-Bruxelles sur la scène internationale et à travers elle, l’ensemble de ses acteurs, notamment académiques et culturels. »
L’objectif de cette réforme est le renforcement de la diplomatie scientifique, académique et culturelle des deux entités.
Les réseaux Wallonie-Bruxelles à l’étranger sont des instruments indispensables pour représenter et défendre les atouts et les intérêts de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur la scène internationale. Ils permettent d’augmenter l’impact, l’influence et la notoriété à l’étranger de Wallonie-Bruxelles et de ses acteurs.
Dans le cadre des déclarations de politique régionale et communautaire 2019-2024, les Ministres-Présidents wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles se sont engagés à adapter la manière dont fonctionnent ces réseaux à l’étranger.
Après une analyse menée par WBI, les Gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont acté ce jeudi cette réforme. L’ambition est limpide: clarifier, objectiver et simplifier l’organisation actuelle des différentes composantes internationales pour davantage de visibilité, de cohérence et d’efficience.
Jusqu’à présent, l’architecture des réseaux sectoriels Wallonie-Bruxelles était organisée sur trois niveaux: les Agents de Liaison Scientifique, les Agents de Liaison Académique et Culturelle, et les Chargés de projets.
Il a été décidé de restructurer le réseau en deux niveaux distincts à savoir: un nouveau réseau de « Conseilleurs Scientifiques et Académiques », instrument de diplomatie scientifique et académique ; et des « Chargés de développement culturel et patrimonial », instrument de diplomatie culturelle.
Les Conseillers Scientifiques et Académiques et les Chargés de développement culturel et patrimonial seront directement rattachés aux délégations générales ou, en l’absence de délégation, au Bureau de l’AWEX. Cette réorganisation se justifie par le fait que leurs missions font partie intégrante des missions des Délégués généraux qui constituent la colonne vertébrale de l’action de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’international.
La diplomatie scientifique et académique reposera sur un réseau à l’étranger de 10 Conseillers Scientifiques et Académiques. 4 nouvelles destinations seront couvertes par la présence de Conseillers scientifiques et académiques, en plus des 6 existantes (Allemagne, Brésil, Canada, Etats-Unis, Suisse, Suède).
Ces quatre nouvelles destinations sont:
-
L’Espagne pour, dans un premier temps, renforcer les partenariats avec les universités espagnoles et la présence lors d’événements organisés dans les régions les plus innovantes d’Espagne et dans un second temps, développer une veille au Portugal (notamment pour le numérique) ;
-
La France pour se rapprocher davantage des régions les plus innovantes et renforcer les collaborations universitaires et entre les chercheurs ;
-
Le Japon pour renforcer les partenariats académiques et en Recherche & Innovation avec un pays reconnu pour son enseignement supérieur et sa recherche d’excellence ;
-
Le Royaume-Uni pour maintenir les relations scientifiques post-Brexit avec les institutions d’excellence du Royaume-Uni et soutenir rapidement la mise en œuvre de projets de recherche conjoints.
La diplomatie culturelle s’appuyera sur les 21 chargés de projets existants, appelés désormais Chargés de développement culturel et patrimonial, avec deux nouvelles localisations à Varsovie et Bucarest dans le cadre d’un renforcement des partenariats avec l’Europe de l’Est. Ils travailleront à la promotion de nos opérateurs culturels mais feront le lien également avec les industries culturelles et créatives et d’autres compétences liées notamment au patrimoine, au tourisme ou à la formation.
Pour le Ministre-Président wallon, Elio Di Rupo, « La Wallonie dispose, aujourd’hui, de véritables leviers diplomatiques, économiques, scientifiques et culturels à travers l’Europe et le monde. Et notre région entend s’investir davantage dans son ancrage international. Dans cette optique, et si nous voulons continuer à être audible sur la scène internationale, il est nécessaire de réformer les réseaux wallons à l’étranger. En concertation avec le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous avons veillé ainsi à apporter plus de lisibilité, de visibilité et de cohérence. »
Le Ministre-Président Pierre-Yves Jeholet rassure: « Cette réorganisation permettra de rendre nos réseaux à l’étranger plus cohérents, plus lisibles pour les acteurs locaux et donc plus efficaces encore. En renforçant nos réseaux, ceux-ci pourront pleinement assurer leur mission qui a pour but principal la défense et la promotion des intérêts et des atouts de la Fédération. Avec les décisions prises ce jour, le Gouvernement souhaite offrir à ses délégations générales les leviers efficaces pour faire rayonner la Fédération Wallonie-Bruxelles sur la scène internationale et à travers elle, l’ensemble de ses acteurs, notamment académiques et culturels. »
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Farah pense qu’on peut rire de tout, mais intelligemment, pas pour le plaisir de tacler, mais bien pour dénoncer. Percutante et engagée, elle ne supporte pas qu’on mette les autres dans les cases et ça ne la dérange pas de déranger ; mais avant de s’affirmer comme l’humoriste belge qui compte, Farah a déjà vécu une autre vie…

Percutante et engagée, elle ne supporte pas qu’on mette les autres dans les cases et ça ne la dérange pas de déranger ; mais avant de s’affirmer comme l’humoriste belge qui compte, Farah a déjà vécu une autre vie…
Percutante et engagée, elle ne supporte pas qu’on mette les autres dans les cases et ça ne la dérange pas de déranger ; mais avant de s’affirmer comme l’humoriste belge qui compte, Farah a déjà vécu une autre vie…
Après ses études à l’ULB, la jeune femme devient marketing manager dans une grande banque. Elle a réussi brillamment, mais quelque chose lui manque. Après son trentième anniversaire, elle s’inscrit à l’académie du Kings of Comedy Club, un stage pour apprendre les bases du métier d'humoriste. « Je me suis dit: inscris-toi, au pire tu es mauvaise et alors ce n’est pas fait pour toi, mais au moins tu sauras… » Elle arrive en finale du concours organisé à l’issue du stage. Elle aura désormais deux vies: humoriste la nuit et marketing manager le jour. Sa carrière prend très vite de l’ampleur, elle fait des premières parties (Laurence Bibot, Blanche Gardin…) remporte des prix dans de nombreux festivals d’humour, puis crée son premier spectacle: « Résiste ». Stromae vient la voir jouer au Koeks Théâtre. Séduit, il devient un de ses soutiens. C’est exaltant, passionnant, épuisant et cela va durer 4 ans, jusqu’à ce que son corps ne la lâche, l’obligeant à faire un choix. Elle sera humoriste à plein temps.
Cependant, il lui reste des étapes à franchir pour s’affirmer totalement. Elle écrit avec brio sur n’importe quel sujet, mais sans se montrer vraiment. Sa rencontre avec Alexandra Henry, révélatrice de talents qui a coaché de nombreux humoristes, lui permet d’apprendre à mieux se connaître, à mieux partager la vraie Farah. Elle gagne encore en confiance et la transmutation est à savourer dans son nouveau spectacle, actuellement en rodage, elle l’appelle, provisoirement: « En rodage ». L’autodérision est une valeur non négligeable.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de Wallonie-Bruxelles International
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Retour au débutLes Belges Histoires - Les talents de Wallonie-Bruxelles
WBI, en partenariat avec la RTBF, vous propose de découvrir les portraits de belges francophones qui font rayonner Wallonie-Bruxelles.
Découvrez la série de portraits :
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